페르 카르드날의 풍자시에 나타난 ‘부’와 ‘자선’
La richesse et la générosité dans les sirventès de Peire Cardenal
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초록
Peire Cardenal, le troubadour engagé et rebelle du XIIIe siècle, définit le vers comme la ver (vérité) par un jeu de mots. Dire la vérité, selon lui, c’est de dénoncer le mal et de juger les péchés. Le cible de ses sirventés est ainsi avant tout les ricx homs de l'époque. Mais ces riches puissants sont sans doute des parvenus qui auraient récemment acquis de la richesse à cause de la croisade albigeoise. Nous avons alors vu comment le territoire languedocien s'est réorganisé au début de la guerre. Tout est passé des anciens propriétaires méridionaux aux nouveaux maîtres du nord. Les versets 2, 3, 4 et 5 du poème Que ve gran maleza faire commencent par le mot ricx homs. Cet homme de pouvoir montre l’essence de la tyranie et de l’exaction. Il bat les gens et les secoue sans laisser un sou. Dans Ricx homs que greu dis verta Peire Cardenal se moque cruellement des riche méchants et les ridiculise sans cesse. Les riches puissants ont abandonné «l'hospitalité» et la «générosité» et ont jeté «les vers et les lais et les chansons». Le poète affirme que cette nouvelle coutume est venue de France. Dans les sirventès de Peire Cardenal, c'est surtout le clergé qui se livre à l’accumulation de richesses et prive les autres de leurs biens. Il existe d'innombrables passages dans lesquels il attaque la cupidité du clergé. Le poète déplore que la noblesse féodale ait gouverné dans le passé, mais que maintenant le clergé soit au pouvoir. Une autre chose à noter dans les poèmes de ce troubadour, c’est que le poète accuse les riches de ne pas partager leur richesse ou de ne pas faire preuve de leur générosité. «Donner» et «dépenser» était les vertus, les valeurs de la chevalerie médiévale en Occitanie. Peire Cardenal se plaint que ces vertus ont disparu après l’invasion française. La générosité est un mode de vie avec lequel les nobles peuvent vivre noblement et qui détermine leur identité sociale. De plus, la charité est l'éthique qui forme le noyau du discours chrétien dans le sol spirituel du Moyen Âge. Donc, la générosité et la charité que Peire Cardenal prêche souvent dans ses poèmes reflètent cet esprit de son temps.
Abstract
Peire Cardenal, le troubadour engagé et rebelle du XIIIe siècle, définit le vers comme la ver (vérité) par un jeu de mots. Dire la vérité, selon lui, c’est de dénoncer le mal et de juger les péchés. Le cible de ses sirventés est ainsi avant tout les ricx homs de l'époque. Mais ces riches puissants sont sans doute des parvenus qui auraient récemment acquis de la richesse à cause de la croisade albigeoise. Nous avons alors vu comment le territoire languedocien s'est réorganisé au début de la guerre. Tout est passé des anciens propriétaires méridionaux aux nouveaux maîtres du nord. Les versets 2, 3, 4 et 5 du poème Que ve gran maleza faire commencent par le mot ricx homs. Cet homme de pouvoir montre l’essence de la tyranie et de l’exaction. Il bat les gens et les secoue sans laisser un sou. Dans Ricx homs que greu dis verta Peire Cardenal se moque cruellement des riche méchants et les ridiculise sans cesse. Les riches puissants ont abandonné «l'hospitalité» et la «générosité» et ont jeté «les vers et les lais et les chansons». Le poète affirme que cette nouvelle coutume est venue de France. Dans les sirventès de Peire Cardenal, c'est surtout le clergé qui se livre à l’accumulation de richesses et prive les autres de leurs biens. Il existe d'innombrables passages dans lesquels il attaque la cupidité du clergé. Le poète déplore que la noblesse féodale ait gouverné dans le passé, mais que maintenant le clergé soit au pouvoir. Une autre chose à noter dans les poèmes de ce troubadour, c’est que le poète accuse les riches de ne pas partager leur richesse ou de ne pas faire preuve de leur générosité. «Donner» et «dépenser» était les vertus, les valeurs de la chevalerie médiévale en Occitanie. Peire Cardenal se plaint que ces vertus ont disparu après l’invasion française. La générosité est un mode de vie avec lequel les nobles peuvent vivre noblement et qui détermine leur identité sociale. De plus, la charité est l'éthique qui forme le noyau du discours chrétien dans le sol spirituel du Moyen Âge. Donc, la générosité et la charité que Peire Cardenal prêche souvent dans ses poèmes reflètent cet esprit de son temps.
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