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타하르 자우트의 『감시자들』에 나타난 희생양 메커니즘

Le mécanisme du bouc émissaire représenté dans Les vigiles de Tahar Djaout

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주제분류기타인문학

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Tahar Djaout est le premier journaliste et l’un des premiers intellectuels qui ont été victimes de la décennie du terrorisme en Algérie. Son dernier roman, Les Vigiles paru en 1991, est écrit et publié dans l’urgence des années noires de l’Algérie. L’auteur y dénonce les tares de la société contemporaine en montrant le mécanisme du bouc émissaire. Les personnages désignés par le titre, les vigiles, sont d’anciens combattants de la guerre de libération, désormais corrompus, qui servent dans l’appareil bureaucratique et policier du nouveau régime. Leur surveillance est concentrée sur Mahfoudh Lemdjad, un jeune professeur qui invente un métier à tisser moderne. Ce personnage est un bouc émissaire attrapé par le système de surveillance. Mais constamment surveillé, soumis à des obstacles bureaucratiques interminables, il se révolte contre le mécanisme sacrificiel et réussit à prouver sa force et son importance par l’obtention d’un prix à la foire d’Heidelberg. L’erreur commise par les bureaucratiques et les politiciens est donc endossée par un innocent appelé Menouar Ziada. Cet ancien combattant, leur ancien confrère, est le parfait bouc émissaire pour étouffer les bruits qui courent. C’est parce que Menouar Ziada, qui n’a pas d’enfants, n’opposera de résistance ni par lui-même ni par l’intermédiaire d’alliés. Finalement sur l’invitation pressante qu’on lui fait, il se suicide pour laver le déshonneur de l’administration. Ainsi le mécanisme du bouc émissaire demeure comme un signifiant absolu. Bien que Mahfoudh Lemdjad et Menouar Ziada soient tous les deux les boucs émissaires, ils incarnent les deux pôles antagoniques. Est-ce que Menouar Ziada qui a surveillé Mahfoudh Lemdjad est un membre des agresseurs? Mais l’auteur rejette la description manichéenne en anéantissant l’excès de connotations mélioratives pour l’un, et l’excès de connotations péjoratives pour l’autre. Alors il apparaît que l’être humain ne saute jamais à pieds joints dans le Mal. Quand un pied s’enfonce dans l’inhumanité, l’autre cherche un appui sur la terre de l’humanité. Il dépend du choix de chaque individu de mettre l’autre pied. Cela démontre la vision de l’auteur qui donne du prix à l’individu. La valorisation de l’individu est un point de départ pour détruire le mécanisme du bouc émissaire mais cela ne suffit pas. Ce qui est nécessiare de plus, c’est la communication des individus et la reconnaissance de la pluralité. Dans ce contexte, le bar “Le Scarabée” a une valeur symbolique dans le roman. Parce que c’est le lieu d’une dynamique discursive polyphonique où l’on entend des voix des individus différents. Bref, on peut dire que la valorisation des individus et l’établissement du Scarabée sont des manières littéraires de l’auteur contre le mécanisme du bouc émissaire.

Abstract

Tahar Djaout est le premier journaliste et l’un des premiers intellectuels qui ont été victimes de la décennie du terrorisme en Algérie. Son dernier roman, Les Vigiles paru en 1991, est écrit et publié dans l’urgence des années noires de l’Algérie. L’auteur y dénonce les tares de la société contemporaine en montrant le mécanisme du bouc émissaire. Les personnages désignés par le titre, les vigiles, sont d’anciens combattants de la guerre de libération, désormais corrompus, qui servent dans l’appareil bureaucratique et policier du nouveau régime. Leur surveillance est concentrée sur Mahfoudh Lemdjad, un jeune professeur qui invente un métier à tisser moderne. Ce personnage est un bouc émissaire attrapé par le système de surveillance. Mais constamment surveillé, soumis à des obstacles bureaucratiques interminables, il se révolte contre le mécanisme sacrificiel et réussit à prouver sa force et son importance par l’obtention d’un prix à la foire d’Heidelberg. L’erreur commise par les bureaucratiques et les politiciens est donc endossée par un innocent appelé Menouar Ziada. Cet ancien combattant, leur ancien confrère, est le parfait bouc émissaire pour étouffer les bruits qui courent. C’est parce que Menouar Ziada, qui n’a pas d’enfants, n’opposera de résistance ni par lui-même ni par l’intermédiaire d’alliés. Finalement sur l’invitation pressante qu’on lui fait, il se suicide pour laver le déshonneur de l’administration. Ainsi le mécanisme du bouc émissaire demeure comme un signifiant absolu. Bien que Mahfoudh Lemdjad et Menouar Ziada soient tous les deux les boucs émissaires, ils incarnent les deux pôles antagoniques. Est-ce que Menouar Ziada qui a surveillé Mahfoudh Lemdjad est un membre des agresseurs? Mais l’auteur rejette la description manichéenne en anéantissant l’excès de connotations mélioratives pour l’un, et l’excès de connotations péjoratives pour l’autre. Alors il apparaît que l’être humain ne saute jamais à pieds joints dans le Mal. Quand un pied s’enfonce dans l’inhumanité, l’autre cherche un appui sur la terre de l’humanité. Il dépend du choix de chaque individu de mettre l’autre pied. Cela démontre la vision de l’auteur qui donne du prix à l’individu. La valorisation de l’individu est un point de départ pour détruire le mécanisme du bouc émissaire mais cela ne suffit pas. Ce qui est nécessiare de plus, c’est la communication des individus et la reconnaissance de la pluralité. Dans ce contexte, le bar “Le Scarabée” a une valeur symbolique dans le roman. Parce que c’est le lieu d’une dynamique discursive polyphonique où l’on entend des voix des individus différents. Bref, on peut dire que la valorisation des individus et l’établissement du Scarabée sont des manières littéraires de l’auteur contre le mécanisme du bouc émissaire.

참고문헌 (20)

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  5. Boualili, Ahmed, "Hétérogénéité discursive et hybridation de l’écriture dans l’oeuvre romasneque de Tahar Djaout", Synergies Algérie, (7) (2009)
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  9. Djaout, Tahar, "Le Dernier Été de la raison" (1999), Seuil
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  11. Djaout, Tahar, "Les chercheurs d’os" (1984), Seuil
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  16. Girard, René, "Dieu, une invention?" (2007), L’Atelier
  17. Mebarek, Radia, "Écriture et désir de dialogue et de conciliation : Tahar Djaout et l’évolution du champ littéraire algérien, 1970-1990", Mémoire présenté àl’université du Quebec à Trois-rivières (2011)
  18. Mokhtari, Rachid, "Tahar Djaout, un écrivain pérenne" (2010), Chihab Editions
  19. Tarmelit, Omar, "L’oppression politique et sociale dans “Le procès” de Franz Kafka et “Les vigiles” de Tahar Djaout" (2012), Mon petit éditeur
  20. "Littérature et tolérance, Ouvrage collectif, Casablanca", OKAD, ~ (1998)

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