유르스나르 작품들 속에 나타난 ‘미궁’ 신화의 현대적 변용
L'écriture moderne du mythe labyrinthique dans l'œuvre de Yourcenar
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초록
L'œuvre de Marguerite Yourcenar renferme de très nombreuses références mythologiques, de la simple allégorie à la réappropriation d'une intrigue. Et il s'agit du mythe du labyrinthe dans la plupart des cas: Le Jardin des chimères, Qui n'a pas son Minotaure?, ≪Kâli décapitée≫ des Nouvelles orientales en sont des œuvres représentatives. Notre étude a pour but d’observer l'écriture moderne d’un tel mythe dans l'œuvre de Yourcenar. La mythologie permet d’être interprétée diversement et chaque interprétation se compose d'une part de vérité. Yourcenar a interprété de manière originale les mythes gréco-latin et indien sur le labyrinthe. Et confrontant un monde idéal, primitif à notre monde moderne, Yourcenar a modifié l'utilisation habituellement faite du mythe. En premier lieu, Marguerite Yourcenar a mis l'accent sur le problème existentiel, sans nourrir son œuvre de références érudites en rapport avec la civilisation de chaque mythe. Une telle écriture concerne l’actualisation du mythe dans le présent. En deuxième lieu, Yourcenar a sous-estimé les personnages héroïques du mythe labyrinthique comme Dédale et Thésée, mais elle y a idéalisé en revanche les personnages secondaires, comme Icare et Ariane. En troisième lieu, Yourcenar a cherché la clé pour sortir du labyrinthe par la correspondance entre les mythes gréco-latin et indien. Yourcenar rejoint Carl Gustav Jung qui présente l’essence de la philosophie indienne et la vision du mythe qu’en a Thomas Mann qui contient cette philosophie en substance, mais dans une vision grotesque consacrée à la Mãyã. Dans Qui n'a pas son Minotaure?, Yourcenar a décrit Minotaure comme le mal en soi et a souligné qu'on ne peut pas le tuer complètement mais être grand autant qu'on le reconnaît et s'efforcer de le combattre. Le Minotaure dans cette pièce de théâtre ressemble à Mãyã et la leçon de cette pièce s'entend comme celle de la sagesse que ≪Kâli décapitée≫ transmet. La sagesse, c'est celle des deux principes, ‘dharma (ce qui est dans l'Ordre)’ et ‘adharma (ce qui n'est pas dans l'Ordre)’ qui doivent cohabiter, et celle de la connaissance du mal permettant de prendre conscience de la perfection. En quatrième lieu, Yourcenar a figuré le champ sémantique du mythe labyrinthique par la juxtaposition continuelle du mythe et de la vie humaine, dans les œuvres où elle n'a pas emprunté directement au mythe du labyrinthe comme L'Œuvre au Noir et Mémoires d'Hadrien. Ce n'est donc pas par hasard que l’on voit Icare dans Le Jardin des chimères ainsi que par le truchement de Zénon dans L'Œuvre au Noir de même pour Dédale avec Henri-Maximilien. En cinquième lieu, Yourcenar a tenté l'écriture du soi par la réécriture du mythe labyrinthique, autant que le mythe est un système de symboles assez varié pour permettre les confessions personnelles les plus complètes, assez général pour être immédiatement compris. L’écrivain voulait rechercher la vérité intemporelle en approchant le problème individuel inhérent au mythe. Icare, Ariane, Kâli sont à la fois Yourcenar elle-même et tout être humain. Ainsi, le thème du labyrinthe personnifie l'archétype de son écriture et l'objet de sa recherche autant qu'il lui était familier depuis son enfance à travers l'œuvre de Comenský. Et le mythe lui a permis de traquer le thème du labyrinthe pendant toute sa vie. À travers l'écriture moderne du mythe labyrinthique, Yourcenar voulait nous éveiller à l’introspection et à la réalisation de soi comme Comenský éveille à la grâce de Dieu.
Abstract
L'œuvre de Marguerite Yourcenar renferme de très nombreuses références mythologiques, de la simple allégorie à la réappropriation d'une intrigue. Et il s'agit du mythe du labyrinthe dans la plupart des cas: Le Jardin des chimères, Qui n'a pas son Minotaure?, ≪Kâli décapitée≫ des Nouvelles orientales en sont des œuvres représentatives. Notre étude a pour but d’observer l'écriture moderne d’un tel mythe dans l'œuvre de Yourcenar. La mythologie permet d’être interprétée diversement et chaque interprétation se compose d'une part de vérité. Yourcenar a interprété de manière originale les mythes gréco-latin et indien sur le labyrinthe. Et confrontant un monde idéal, primitif à notre monde moderne, Yourcenar a modifié l'utilisation habituellement faite du mythe. En premier lieu, Marguerite Yourcenar a mis l'accent sur le problème existentiel, sans nourrir son œuvre de références érudites en rapport avec la civilisation de chaque mythe. Une telle écriture concerne l’actualisation du mythe dans le présent. En deuxième lieu, Yourcenar a sous-estimé les personnages héroïques du mythe labyrinthique comme Dédale et Thésée, mais elle y a idéalisé en revanche les personnages secondaires, comme Icare et Ariane. En troisième lieu, Yourcenar a cherché la clé pour sortir du labyrinthe par la correspondance entre les mythes gréco-latin et indien. Yourcenar rejoint Carl Gustav Jung qui présente l’essence de la philosophie indienne et la vision du mythe qu’en a Thomas Mann qui contient cette philosophie en substance, mais dans une vision grotesque consacrée à la Mãyã. Dans Qui n'a pas son Minotaure?, Yourcenar a décrit Minotaure comme le mal en soi et a souligné qu'on ne peut pas le tuer complètement mais être grand autant qu'on le reconnaît et s'efforcer de le combattre. Le Minotaure dans cette pièce de théâtre ressemble à Mãyã et la leçon de cette pièce s'entend comme celle de la sagesse que ≪Kâli décapitée≫ transmet. La sagesse, c'est celle des deux principes, ‘dharma (ce qui est dans l'Ordre)’ et ‘adharma (ce qui n'est pas dans l'Ordre)’ qui doivent cohabiter, et celle de la connaissance du mal permettant de prendre conscience de la perfection. En quatrième lieu, Yourcenar a figuré le champ sémantique du mythe labyrinthique par la juxtaposition continuelle du mythe et de la vie humaine, dans les œuvres où elle n'a pas emprunté directement au mythe du labyrinthe comme L'Œuvre au Noir et Mémoires d'Hadrien. Ce n'est donc pas par hasard que l’on voit Icare dans Le Jardin des chimères ainsi que par le truchement de Zénon dans L'Œuvre au Noir de même pour Dédale avec Henri-Maximilien. En cinquième lieu, Yourcenar a tenté l'écriture du soi par la réécriture du mythe labyrinthique, autant que le mythe est un système de symboles assez varié pour permettre les confessions personnelles les plus complètes, assez général pour être immédiatement compris. L’écrivain voulait rechercher la vérité intemporelle en approchant le problème individuel inhérent au mythe. Icare, Ariane, Kâli sont à la fois Yourcenar elle-même et tout être humain. Ainsi, le thème du labyrinthe personnifie l'archétype de son écriture et l'objet de sa recherche autant qu'il lui était familier depuis son enfance à travers l'œuvre de Comenský. Et le mythe lui a permis de traquer le thème du labyrinthe pendant toute sa vie. À travers l'écriture moderne du mythe labyrinthique, Yourcenar voulait nous éveiller à l’introspection et à la réalisation de soi comme Comenský éveille à la grâce de Dieu.
참고문헌 (27)
- YOURCENAR Marguerite, "Le Jardin des Chimères" (1921), Perrin
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- BRUNEL Pierre, "Dictionnaire des Mythes Littéraires" (1988), du Rocher
- BRUNEL Pierre, "Mythes et littérature" (1994), Presses de l'université de Paris-Sorbonne
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- GENETTE Gérard, "Palimpsestes" (1982), Seuil
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- 박선아, "지드와 유르스나르의 현대적 영웅관", 프랑스학연구, (42), pp.105~134 (2007), 프랑스학회
