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프랑스 거리예술의 기원과 탄생에 관한 연구

L'origine et la naissance des arts de la rue en France

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Après la révolution des étudiants de mai 68, la France voit se developper une forme d'expression, ce qu'on appelle le <théâ̂tre de rue>. Les artistes qui voulaient rencontrer en direct le public ont descendu dans la rue montrer le spectacle prennant comme cadre les espaces extérieurs publics. Mais le théâ̂tre s'est joué toujours à l'extérieur depuis sa naissance; en remontant aux racines du théâ̂tre européen, on touche au théâ̂re grec antique, aux spectacles romains et aux diverses formes de jeux du moyen age. Dès la Renaissance, le théâ̂re a commencé à ê̂tre institutionnalisé, ce qui se symbolise par la stabilisation et l'utilisation des espaces clos. En 1548 les Mystères, spectacle religieux de rue, ont été interdits et on est entré dans la salle de théâ̂tre pour y jouer. Aux XVIIIème siècle, l'édification de la salle de théâ̂tre s'est etendue jusqu'à la province et les spectacles de rue ont presque disparu de toutes les villes de la France. Le théâ̂tre est désormais devenu un privilège pour les gens cultivés et réservés. Dans les années 80 et 90 avec l'émergence de la politique des collectivités locales, les spectacles de rue se sont multipliés pour répondre d'abord à la demande de la ville voulant aménager son image culturelle et ensuite à la demande des artistes eux-mê̂me éprouvant le besoin de sortir de la salle et de s'exprimer en liberté. L'appellation des <arts de la rue> a peu à peu remplacé celle du <théâ̂tre de rue>. En 2005 en reconnaissant la valeur artistique et le service public de ce genre de spectacle, le gouvernement français a annoné l'ouverture du <Temps des arts de la rue>. Le comité national de pilotage et les groupes de travail ont été mis en place pour améliorer le milieux de la création, de la diffusion et de la formation des arts de la rue. Pour les artistes de rue, ‘la rue’ est d'abord esprit avant d'ê̂tre un lieu ou un espace de la repésentation. Ils jouent non seulement dans la rue mais avec la rue. Ils prennent en compte et rendent compte à la fois de la réalité du lieu dans lequel ils interviennent et de la relation au public. Les frontières entre les artistes et le public ne sont plus valables; le public participe à son tour aux jeux avec la compréhension de la situation politico-socio-morale. En se situant ‘hors les murs’, les artstes de rue refusent les frontières entre les diverses formes d'expression; ils manifestent souvent une volonté de dépasser les clivages disciplinaires artistiques. Etant majoritairement liés à des formes de représentation théâ̂trale, les <arts de la rue> procèdent souvent d'un mélange des genres : chorégraphie, arts plastiques, musique, cirque, pyrotechnie et machineries diverses. Les arts de la rue est soi-disant un festival de diversité au niveau de formes d'expression, de points de vue et d'attitudes de vivre.

Abstract

Après la révolution des étudiants de mai 68, la France voit se developper une forme d'expression, ce qu'on appelle le <théâ̂tre de rue>. Les artistes qui voulaient rencontrer en direct le public ont descendu dans la rue montrer le spectacle prennant comme cadre les espaces extérieurs publics. Mais le théâ̂tre s'est joué toujours à l'extérieur depuis sa naissance; en remontant aux racines du théâ̂tre européen, on touche au théâ̂re grec antique, aux spectacles romains et aux diverses formes de jeux du moyen age. Dès la Renaissance, le théâ̂re a commencé à ê̂tre institutionnalisé, ce qui se symbolise par la stabilisation et l'utilisation des espaces clos. En 1548 les Mystères, spectacle religieux de rue, ont été interdits et on est entré dans la salle de théâ̂tre pour y jouer. Aux XVIIIème siècle, l'édification de la salle de théâ̂tre s'est etendue jusqu'à la province et les spectacles de rue ont presque disparu de toutes les villes de la France. Le théâ̂tre est désormais devenu un privilège pour les gens cultivés et réservés. Dans les années 80 et 90 avec l'émergence de la politique des collectivités locales, les spectacles de rue se sont multipliés pour répondre d'abord à la demande de la ville voulant aménager son image culturelle et ensuite à la demande des artistes eux-mê̂me éprouvant le besoin de sortir de la salle et de s'exprimer en liberté. L'appellation des <arts de la rue> a peu à peu remplacé celle du <théâ̂tre de rue>. En 2005 en reconnaissant la valeur artistique et le service public de ce genre de spectacle, le gouvernement français a annoné l'ouverture du <Temps des arts de la rue>. Le comité national de pilotage et les groupes de travail ont été mis en place pour améliorer le milieux de la création, de la diffusion et de la formation des arts de la rue. Pour les artistes de rue, ‘la rue’ est d'abord esprit avant d'ê̂tre un lieu ou un espace de la repésentation. Ils jouent non seulement dans la rue mais avec la rue. Ils prennent en compte et rendent compte à la fois de la réalité du lieu dans lequel ils interviennent et de la relation au public. Les frontières entre les artistes et le public ne sont plus valables; le public participe à son tour aux jeux avec la compréhension de la situation politico-socio-morale. En se situant ‘hors les murs’, les artstes de rue refusent les frontières entre les diverses formes d'expression; ils manifestent souvent une volonté de dépasser les clivages disciplinaires artistiques. Etant majoritairement liés à des formes de représentation théâ̂trale, les <arts de la rue> procèdent souvent d'un mélange des genres : chorégraphie, arts plastiques, musique, cirque, pyrotechnie et machineries diverses. Les arts de la rue est soi-disant un festival de diversité au niveau de formes d'expression, de points de vue et d'attitudes de vivre.

참고문헌 (15)

  1. 서명수, "프랑스의 연극지원정책", 한국프랑스학논집, 47(47), pp.201~220 (2004), 한국프랑스학회
  2. Robert Abirached, "Le théâre de rue, Eléments pour une généalogie improbable. in Raynaud de Lage Christophe, Intérieur Rue, 10 ans de théâtre de rue (1989-1999), Editions théâtrales", ~ (2000)
  3. Chaudoir Philippe, "L'interpellation dans les Arts de la rue", Espaces et Sociétés, (90), LES LANGAGES DE LA RUE
  4. Bilan d'étape 2005, "perspectives 2006-2007", Comité National de Pilotage du Temps des Arts de la rue, 2006
  5. D. Cohn-Bendit, "Entretien avec J.-P. Sartre. in: La Révolte étudiante, les animateurs parlent" (1968), Seuil
  6. Michel Corvin, "Dictionnaire Encyclopédique du Théatr", Bordas
  7. Des pratiques economiques informelles des arts de la rue : Ressources et limites dans une perspective de développement, Matisse, "Elena Dapporto", Université de Paris I, ~, pp.CNRS 8959 (2000)
  8. J. de Jomaron, "Le Théâtre en France 1 : De la révolution à nos jours" (1992), Armand Colin
  9. J. de Jomaron, "Le Théâtre en France 2 : De la révolution à nos jours" (1992), Armand Colin
  10. Franck Jotterand, "Le nouveau théatre américain" (1970), Seuil
  11. Maude Le Floc'h, "Un Elu Un Artiste : 17 rentres itinérantes pour une approche sensible de la ville" (2006), l'entretemps
  12. Jean-Marie Pontier, "Droit de la culture (2e édit.)" (1996), Dalloz
  13. Nicolas Roméas, "La fin d'une fiction", Rue de la Folie, (1) (1998), Hors les murs
  14. Michel Simonot, "L'art de la rue: scène urbaine-scène commune?", Rue de la Folie, (3) (1999), Hors Les Murs
  15. "Temps des arts de la rue. 2005-2007 Journée d'information régionale, Avant Scène théatre à Cognac, Centre nation al de production des Arts de la rue. 28 janvier", ~ (2005)

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