번역문학과 청년 샤토브리앙 -『메르퀴르 드 프랑스』지에 발표된 영국문학비평문을 중심으로
La littérature étrantère et le jeune Chateabriand - autour de ses articles parus dans le Mercure de France
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초록
Après son retour en France en 1800, Chateaubriand publie une série d’articles sur la littérature anglaise dans le Mercure de France. Cette série d’articles contient des jugements fort négatifs à l’égard des écrivains anglais, notamment Young et Shakespeare et leur auteur se montre hostile aux influences de la littérature anglaise sur la littérature française. Ses jugements négatifs et son hostilité non dépourvue d’exagération nous surprend dans la mesure où les oeuvres de Chateaubriand dès son plus jeune â̂ge jusqu’à sa vieillesse respirent le parfum et la couleur des pays étrangers, et restent sous les charmes des auteurs de toutes nationalités à travers des siècles, tels que Homère, Virgile, Dante, Le Tasse, Klopstock, Goethe, Byron. Comment lire et comprendre alors ces articles dont la plume ne ressemble pas à celle de notre écrivain? C’est cette question qui constitue le point de départ de notre présente étude. Pour quelle raison notre écrivain a-t-il publié des articles aussi sévères à l’égard de certains écrivains anglais et aussi hostiles pour la littérature anglaise? Sous l’apparence de critiques littéraires sur la littérature anglaise, quels discours littéraires de Chateaubriand se cachent-ils? Pour répondre à ces questions, il nous a été nécessaire de situer les articles en question dans la “polémique de la perfectibilité” animée par la publication de De la littérature (avril 1800) de Mme de Staë̈l et dans l’engagement littéraire de notre écrivain dans le renouveau littéraire. Cette série d’articles renferme en effet l’opposition de Chateaubriand à l’opinion de Mme de Staë̈l mais en mê̂me temps l’esthétique littéraire que notre écrivain n’a cessé d’appliquer dans la création de ses oeuvres littéraires. Ces articles qui sont souvent ignorés ou rapidement mis de cô̂té par rapport aux oeuvres “canoniques” de notre écrivain, nous font cependant apercevoir un terrain encore inexploré du début du siècle. Une page de l’histoire littéraire du début du XIXe siècle reste encore à compléter à l’aide des articles des journaux qui sont devenus en partie accessibles grâ̂ce aux progrès techniques. Certes, les articles des journaux n’ont pas toujours la mê̂me valeur que des oeuvres littéraires proprement dites, mais ils étaient là en tant qu’espaces vivants de communications quotidiennes et reste précieuses pour nous apporter un nouvel éclairage sur des écrivains, des oeuvres ou encore sur une période.
Abstract
Après son retour en France en 1800, Chateaubriand publie une série d’articles sur la littérature anglaise dans le Mercure de France. Cette série d’articles contient des jugements fort négatifs à l’égard des écrivains anglais, notamment Young et Shakespeare et leur auteur se montre hostile aux influences de la littérature anglaise sur la littérature française. Ses jugements négatifs et son hostilité non dépourvue d’exagération nous surprend dans la mesure où les oeuvres de Chateaubriand dès son plus jeune â̂ge jusqu’à sa vieillesse respirent le parfum et la couleur des pays étrangers, et restent sous les charmes des auteurs de toutes nationalités à travers des siècles, tels que Homère, Virgile, Dante, Le Tasse, Klopstock, Goethe, Byron. Comment lire et comprendre alors ces articles dont la plume ne ressemble pas à celle de notre écrivain? C’est cette question qui constitue le point de départ de notre présente étude. Pour quelle raison notre écrivain a-t-il publié des articles aussi sévères à l’égard de certains écrivains anglais et aussi hostiles pour la littérature anglaise? Sous l’apparence de critiques littéraires sur la littérature anglaise, quels discours littéraires de Chateaubriand se cachent-ils? Pour répondre à ces questions, il nous a été nécessaire de situer les articles en question dans la “polémique de la perfectibilité” animée par la publication de De la littérature (avril 1800) de Mme de Staë̈l et dans l’engagement littéraire de notre écrivain dans le renouveau littéraire. Cette série d’articles renferme en effet l’opposition de Chateaubriand à l’opinion de Mme de Staë̈l mais en mê̂me temps l’esthétique littéraire que notre écrivain n’a cessé d’appliquer dans la création de ses oeuvres littéraires. Ces articles qui sont souvent ignorés ou rapidement mis de cô̂té par rapport aux oeuvres “canoniques” de notre écrivain, nous font cependant apercevoir un terrain encore inexploré du début du siècle. Une page de l’histoire littéraire du début du XIXe siècle reste encore à compléter à l’aide des articles des journaux qui sont devenus en partie accessibles grâ̂ce aux progrès techniques. Certes, les articles des journaux n’ont pas toujours la mê̂me valeur que des oeuvres littéraires proprement dites, mais ils étaient là en tant qu’espaces vivants de communications quotidiennes et reste précieuses pour nous apporter un nouvel éclairage sur des écrivains, des oeuvres ou encore sur une période.
참고문헌 (22)
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