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바르트와 플로베르

Barthes et Flaubert

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초록

Dans la littérature française, on considère aujourd’hui Barthes non pas tant comme un critique littéraire ou un théoricien de sémiologie mais comme un écrivain. Cela veut dire qu’il faut maintenant d’étudier ses commentaires à l’égard des autres écrivains non pas dans un rapport vertical du critique à l’écrivain, mais dans un rapport horizontal de l’écrivain à l’écrivain. Comme Bruno Clément le montre bien, le commentaire est une pratique à travers laquelle le jeune écrivain s’identifie à son modèle pour se constituer. Surtout quand il s’agit des auteurs dont les commentaires se font toute une carrière, on peut les considère comme un détour subjectif pour régler son propre problème de l’identité. Dans cette perspective, on a déjà beaucoup parlé du rapport de Barthes à Proust. Il est évident, surtout à la fin de sa vie, que ses commentaires à l’égard de l’auteur d’A la recherche du temps perdu sont très intimes. Mais Flaubert aussi, d’une autre manière, l’accompagne, depuis ses premiers textes critiques jusqu’au dernier cours du Collège de France. Dans un premier temps, Barthes considère d’abord Flaubert comme un auteur-critère, qui est la charnière entre la littérature classique et la littérature moderne. Alors, il parle seulement de la situation historique de Flaubert ou de l’imagerie de l’écrivain-artisan qu’il aurait dû élaborée pour rassurer la raison d’être de la littérature. Son nom se réfère soit à une image d’écrivain ou à un critère de l’histoire littéraire, souvent expliqué par les éléments de grammaire comme le passé simple. C’est durant la rédaction de Mythologies que Barthes commence à analyser finement Bouvard et Pécuchet pour en créer une écriture moderne. Dans S/Z, Roland Barthes par Roland Barthes et Fragment d’un discours amoureux, Barthes s’applique de plus en plus l’écriture fragmentaire et l’ordre de dictionnaire afin de détruire toute tentative de se constituer un méta-langage, de devenir lui-même une autre doxa. Le dernier roman de Flaubert y joue comme un intertexte. En 1977, Barthes se réalise tout à coup qu’il arrive « au milieu » de sa vie. Tout en pensant qu’il ne lui reste pas beaucoup de temps, il lance un projet qu’il n’a jamais tenté sérieusement : le roman. Par cette nouvelle pratique de l’écriture, il espère qu’il commence une vie nouvelle, Vita Nova, comme il intitule son roman à faire. Cette fois-ci, il lit la correspondance de Flaubert pour s’identifier à l’écrivain, qui a choisi de s’exclure du monde et affronté une solitude inouï afin de se consacrer à son œuvre à faire. Ainsi, Barthes s’est inspiré de Flaubert tout au long de sa carrière. Et cette lecture chiasmatique de deux écrivains nous amène à imaginer un sujet, qui naît dans les textes et y meurt : l’écrivain moderne.

Abstract

Dans la littérature française, on considère aujourd’hui Barthes non pas tant comme un critique littéraire ou un théoricien de sémiologie mais comme un écrivain. Cela veut dire qu’il faut maintenant d’étudier ses commentaires à l’égard des autres écrivains non pas dans un rapport vertical du critique à l’écrivain, mais dans un rapport horizontal de l’écrivain à l’écrivain. Comme Bruno Clément le montre bien, le commentaire est une pratique à travers laquelle le jeune écrivain s’identifie à son modèle pour se constituer. Surtout quand il s’agit des auteurs dont les commentaires se font toute une carrière, on peut les considère comme un détour subjectif pour régler son propre problème de l’identité. Dans cette perspective, on a déjà beaucoup parlé du rapport de Barthes à Proust. Il est évident, surtout à la fin de sa vie, que ses commentaires à l’égard de l’auteur d’A la recherche du temps perdu sont très intimes. Mais Flaubert aussi, d’une autre manière, l’accompagne, depuis ses premiers textes critiques jusqu’au dernier cours du Collège de France. Dans un premier temps, Barthes considère d’abord Flaubert comme un auteur-critère, qui est la charnière entre la littérature classique et la littérature moderne. Alors, il parle seulement de la situation historique de Flaubert ou de l’imagerie de l’écrivain-artisan qu’il aurait dû élaborée pour rassurer la raison d’être de la littérature. Son nom se réfère soit à une image d’écrivain ou à un critère de l’histoire littéraire, souvent expliqué par les éléments de grammaire comme le passé simple. C’est durant la rédaction de Mythologies que Barthes commence à analyser finement Bouvard et Pécuchet pour en créer une écriture moderne. Dans S/Z, Roland Barthes par Roland Barthes et Fragment d’un discours amoureux, Barthes s’applique de plus en plus l’écriture fragmentaire et l’ordre de dictionnaire afin de détruire toute tentative de se constituer un méta-langage, de devenir lui-même une autre doxa. Le dernier roman de Flaubert y joue comme un intertexte. En 1977, Barthes se réalise tout à coup qu’il arrive « au milieu » de sa vie. Tout en pensant qu’il ne lui reste pas beaucoup de temps, il lance un projet qu’il n’a jamais tenté sérieusement : le roman. Par cette nouvelle pratique de l’écriture, il espère qu’il commence une vie nouvelle, Vita Nova, comme il intitule son roman à faire. Cette fois-ci, il lit la correspondance de Flaubert pour s’identifier à l’écrivain, qui a choisi de s’exclure du monde et affronté une solitude inouï afin de se consacrer à son œuvre à faire. Ainsi, Barthes s’est inspiré de Flaubert tout au long de sa carrière. Et cette lecture chiasmatique de deux écrivains nous amène à imaginer un sujet, qui naît dans les textes et y meurt : l’écrivain moderne.

참고문헌 (34)

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  3. Barthes, Roland, "Comment vivre ensemble : Cours et séminaires au Collège de France (1976-1977)" (2002), Seuil
  4. Barthes, Roland, "La préparation du roman I et II : cours et séminaire au collège de France (1978-1979 et 1979-1980)" (2003), Seuil
  5. Barthes, Roland, "Le discours amoureux : Séminaire à l'Ecole pratique des hautes études (1974-1976)" (2007), Seuil
  6. Barthes, Roland, "Le lexique de l'auteur : Séminaire à l'Ecole pratique des hautes études 1973-1974" (2010), Seuil
  7. Barthes, Roland, "Sarrazine de Balzac : Séminaire à l'Ecole pratique des hautes études 1967-1968, 1968-1969" (2011), Seuil
  8. Barthes, Roland, "Le Neutre: Cours au Collège de France, 1977-1978 (coffret 2 CD-Mp3)" (2002), Seuil
  9. Barthes, Roland, "Comment vivre ensemble: Cours au Collège de France, 1976-1977(1CD-Mp3)" (2002), Seuil
  10. Barthes, Roland, "La Préparation du roman I et II : Cours au collège de France, 1978-1980 (coffret 2 CD-Mp3)" (2004), Seuil
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  14. Herschberg Pierrot, Anne, "Présence de Bouvard et Pécuchet chez Roland Barthes", OEuvres & Critiques, 34(1), pp.33~42 (2009)
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  16. Marty, Eric, "Roland Barthes, le métier d'écrire" (2006), Seuil
  17. Todorov, Tzvetan, "Critique de la critique : un roman d'apprentissage" (1984), Seuil
  18. 김희영, "롤랑 바르트의 텍스트론과 그 실천", 불어불문학연구, 23, pp.109~123 (1988)
  19. 유예진, "롤랑 바르트의 글과 삶에서 프루스트가 갖는 의미", 불어불문학연구, (87), pp.103~121 (2011), 한국불어불문학회
  20. 전성자, "롤랑 바르트의 플로베르 읽기", 불어불문학연구, 42, pp.167~191 (2000)
  21. Blanchot, Maurice, "L’espace littéraire" (1955), Gallimard
  22. Blanchot, Maurice, "Livre à venir" (1959), Gallimard
  23. Clément, Bruno, "Le Lecteur et son modèle : Voltaire, Pascal - Hugo, Shakespeare - Sartre" (1999), PUF
  24. présentation et choix de Geneviève Bollène, "Extraits de la correspondance ou préface à la vie d'écrivain", pp.1990, Flaubert
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  26. Flaubert, "Correspondance 4 vol" (1988), Gallimard
  27. Foucault, Michel, "Qu'est-ce qu'un auteur ?, In Dits et écrits, t. I", pp.789~821 (2001), Gallimard
  28. Genette, Gérard, "Seuils" (1987), Seuil
  29. Gide, "Journal, t. II" (1997), Gallimard
  30. Leclerc, Yvan, "La spirale & le monument: Essai sur Bouvard et Pécuchet de Gustave Flaubert" (1988), SEDES
  31. Poulet, Georges, "La Conscience critique" (1971), José Corti
  32. Sarraute, Nathalie, "Flaubert le précurseur, In OEuvres complètes", pp.1621~1640 (1996), Gallimard
  33. 오영주, "『감정교육』L'Educ'sentime : 우울한 금전교육L'Educ'centime", 불어불문학연구, (89), pp.147~171 (2012), 한국불어불문학회
  34. 정지용, "플로베르와 책", 프랑스학연구, (45), pp.97~133 (2008), 프랑스학회

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