청년 플로베르의 글쓰기: 시대의 인식과 새로운 글쓰기의 모색
L’écriture du jeune Flaubert : L’Histoire et la recherche d’une nouvelle écriture
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초록
Dans Le degré zéro de l’écriture, Roland Barthes définit l’écriture comme « un acte de solidarité historique », « le rapport entre la création et la société ». L’écrivain s’engage par son écriture dans la mesure où elle est un mouvement qui est sa réflexion sur l’usage social de sa forme et le choix qu’il en assume. Selon lui, après la chute de l’idéologie bourgeoise, qui a été fondée sur la transparence de langage, la littérature a commencé à se sentir comme un langage. Il place Flaubert comme la charnière entre la littérature classique et la littérature moderne. Son écriture artisanale était en fait une sorte de stratégie nécessaire pour faire reconnaître ses produits dans la société. Mais en même temps, il montre du doigt la maque qu’il était obligé de porter. Ce geste réflexif révèle la conscience historique sur le langage, les recherches esthétiques sur la littérature, ainsi que le pathos tragique de l’écrivain moderne. L’écriture de jeunesse nous montre plus concrètement cette transformation. On peut situer le jeune Flaubert parmi Les Petits Romantiques des années 1830. Ces jeunes écrivains, ayant pris comme modèle les grand Romantiques tels que Hugo, Vigny, Lamartine, etc. s’efforcent à les imiter. Contrairement à leur désir d’être originaux, ils finissent par prendre les images stéréotypées de l’époque. Tout en considérant le langage comme un instrument transparent, ils veulent exprimer leurs idées et sentiment d’un seul jet. L’impossibilité d’écrire immédiatement ses sentiments amène le jeune Flaubert à prendre la distance à l’égard de ses écrits et réfléchir sur la situation historique de la littérature. Comme le montrent Novembre, il lit et réécrit ce qu’il a écrit avant : Les Mémoires d’un fou. Ce travail réflexif lui permet de regarder la littérature comme un langage. Dans cette œuvre se multiplient les indications méta-littéraires, notamment l’utilisation stratégique d’italique, et à la fin, le narrateur désigne du doigt tout le texte que le lecteur a lu comme l’effet de distanciation. Madame Bovary, publié après la jeunesse longue et difficile, resemble à un roman typiquement réaliste. Le sous-titre, « mœurs de province », semble afficher explicitement que ce roman est du genre inauguré par Balzac. Mais, en réalité, tout en reprenant les codes du réalisme balzacien, Flaubert emploie les indications méta-littéraires d’une manière stratégique. Il en crée un effet de réel, mais en même temps fait voir aux lecteurs les codes et les langages d’où ceci est sorti. Dans ce sens, Madame Bovary n’est pas un roman qui représente le réel d’une manière transparente, mais un roman qui met en cause la représentation littéraire elle-même.
Abstract
Dans Le degré zéro de l’écriture, Roland Barthes définit l’écriture comme « un acte de solidarité historique », « le rapport entre la création et la société ». L’écrivain s’engage par son écriture dans la mesure où elle est un mouvement qui est sa réflexion sur l’usage social de sa forme et le choix qu’il en assume. Selon lui, après la chute de l’idéologie bourgeoise, qui a été fondée sur la transparence de langage, la littérature a commencé à se sentir comme un langage. Il place Flaubert comme la charnière entre la littérature classique et la littérature moderne. Son écriture artisanale était en fait une sorte de stratégie nécessaire pour faire reconnaître ses produits dans la société. Mais en même temps, il montre du doigt la maque qu’il était obligé de porter. Ce geste réflexif révèle la conscience historique sur le langage, les recherches esthétiques sur la littérature, ainsi que le pathos tragique de l’écrivain moderne. L’écriture de jeunesse nous montre plus concrètement cette transformation. On peut situer le jeune Flaubert parmi Les Petits Romantiques des années 1830. Ces jeunes écrivains, ayant pris comme modèle les grand Romantiques tels que Hugo, Vigny, Lamartine, etc. s’efforcent à les imiter. Contrairement à leur désir d’être originaux, ils finissent par prendre les images stéréotypées de l’époque. Tout en considérant le langage comme un instrument transparent, ils veulent exprimer leurs idées et sentiment d’un seul jet. L’impossibilité d’écrire immédiatement ses sentiments amène le jeune Flaubert à prendre la distance à l’égard de ses écrits et réfléchir sur la situation historique de la littérature. Comme le montrent Novembre, il lit et réécrit ce qu’il a écrit avant : Les Mémoires d’un fou. Ce travail réflexif lui permet de regarder la littérature comme un langage. Dans cette œuvre se multiplient les indications méta-littéraires, notamment l’utilisation stratégique d’italique, et à la fin, le narrateur désigne du doigt tout le texte que le lecteur a lu comme l’effet de distanciation. Madame Bovary, publié après la jeunesse longue et difficile, resemble à un roman typiquement réaliste. Le sous-titre, « mœurs de province », semble afficher explicitement que ce roman est du genre inauguré par Balzac. Mais, en réalité, tout en reprenant les codes du réalisme balzacien, Flaubert emploie les indications méta-littéraires d’une manière stratégique. Il en crée un effet de réel, mais en même temps fait voir aux lecteurs les codes et les langages d’où ceci est sorti. Dans ce sens, Madame Bovary n’est pas un roman qui représente le réel d’une manière transparente, mais un roman qui met en cause la représentation littéraire elle-même.
참고문헌 (24)
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