프랑스학과 프랑스 번역학, 어떻게 만날 것인가
Traductologie française dans le cadre des études françaises
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초록
Dans le domaine de la traductologie, on parle rarement de la traductologie ‘française’, parce que la traductologie est censée expliquer les aspects généraux de l’acte traduisant quelles que soient les langues ou les cultures impliquées. Pourtant, aucune traduction, aucun discours théorique sur la traduction ne pouvant être examiné correctement en dehors de son horizon linguistique ou socio-culturel, il est tout à fait justifié de parler de la traductologie dans le cadre des études françaises au sens large du terme. Si en Corée la traductologie est largement dominée par les théories et réflexions anglophones, il serait erroné de dire que la traductologie française n’y a jamais existé. De nombreux articles sur la traduction ont été publiés dans les revues consacrées à la linguistique, à la littérature et aux études françaises. Dans les deux revues coréennes représentatives des études françaises en Corée, à savoir la Revue d’Études Françaises et la Revue d’études franco-coréennes, une quarantaine d’articles sur la traduction a étépubliée dans chacune de ces revues depuis les années 1990. Pourtant, à y regarder de plus près, on constate qu’une grande partie des ces études est de nature littéraire ou linguistique. Il est certain que les aspects littéraire et linguistique de la traduction constituent un objet d’étude incontournable pour la traductologie. Cependant,il existe bien d’autres axes de recherche qui ont été peu explorés jusqu’àprésent ; pratiquement aucune étude de nature diachronique ou synchronique sur les discours traductologiques en France n’a été réalisée dans le cadre des études françaises en Corée. Nous considérons que la traductologie française peut être abordée dans le cadre des Etudes françaises, en vue de détecter les éléments qui caractérisent les discours traductologiques en France. En guise d’étude préliminaire à cet ambitieux projet, nous avons relevétrois éléments qui caractériseraient les discours sur la traduction en France ; tradition cibliste, intérêt pour l’aspect éthique de la traduction, et discours epistémologiques sur la traductologie. Mais ces hypothèses doivent être vérifiées par une étude plus approfondie portant sur un corpus élargi, ce qui nous a conduits à fixer les principaux axes ci-dessous pour nos prochaines recherches. Dans un premier temps, nous allons procéder à des études diachronique et synchronique sur les discours traductologiques en France; nous allons examiner tous les discours traductologiques depuis la Renaissance jusqu’ànos jours pour vérifier nos trois hypothèses, et nous allons ensuite comparer les ciblistes français d’aujourd’hui pour déceler les nuances qui existent entre ces auteurs. Après ces études diachronique et synchronique, nous pourrons ensuite effectuer une étude comparative entre la France et l’Allemagne, et avec d’autres pays européens, voire avec la Corée. Au terme de cette étude comparative nous serons enfin à même de dégager les éléments typiquement français dans les discours traductologiques en France.
Abstract
Dans le domaine de la traductologie, on parle rarement de la traductologie ‘française’, parce que la traductologie est censée expliquer les aspects généraux de l’acte traduisant quelles que soient les langues ou les cultures impliquées. Pourtant, aucune traduction, aucun discours théorique sur la traduction ne pouvant être examiné correctement en dehors de son horizon linguistique ou socio-culturel, il est tout à fait justifié de parler de la traductologie dans le cadre des études françaises au sens large du terme. Si en Corée la traductologie est largement dominée par les théories et réflexions anglophones, il serait erroné de dire que la traductologie française n’y a jamais existé. De nombreux articles sur la traduction ont été publiés dans les revues consacrées à la linguistique, à la littérature et aux études françaises. Dans les deux revues coréennes représentatives des études françaises en Corée, à savoir la Revue d’Études Françaises et la Revue d’études franco-coréennes, une quarantaine d’articles sur la traduction a étépubliée dans chacune de ces revues depuis les années 1990. Pourtant, à y regarder de plus près, on constate qu’une grande partie des ces études est de nature littéraire ou linguistique. Il est certain que les aspects littéraire et linguistique de la traduction constituent un objet d’étude incontournable pour la traductologie. Cependant,il existe bien d’autres axes de recherche qui ont été peu explorés jusqu’àprésent ; pratiquement aucune étude de nature diachronique ou synchronique sur les discours traductologiques en France n’a été réalisée dans le cadre des études françaises en Corée. Nous considérons que la traductologie française peut être abordée dans le cadre des Etudes françaises, en vue de détecter les éléments qui caractérisent les discours traductologiques en France. En guise d’étude préliminaire à cet ambitieux projet, nous avons relevétrois éléments qui caractériseraient les discours sur la traduction en France ; tradition cibliste, intérêt pour l’aspect éthique de la traduction, et discours epistémologiques sur la traductologie. Mais ces hypothèses doivent être vérifiées par une étude plus approfondie portant sur un corpus élargi, ce qui nous a conduits à fixer les principaux axes ci-dessous pour nos prochaines recherches. Dans un premier temps, nous allons procéder à des études diachronique et synchronique sur les discours traductologiques en France; nous allons examiner tous les discours traductologiques depuis la Renaissance jusqu’ànos jours pour vérifier nos trois hypothèses, et nous allons ensuite comparer les ciblistes français d’aujourd’hui pour déceler les nuances qui existent entre ces auteurs. Après ces études diachronique et synchronique, nous pourrons ensuite effectuer une étude comparative entre la France et l’Allemagne, et avec d’autres pays européens, voire avec la Corée. Au terme de cette étude comparative nous serons enfin à même de dégager les éléments typiquement français dans les discours traductologiques en France.
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