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사르트르 미학의 숨겨진 차원 : ‘패자승’ 또는 ‘매저키즘’의 미학

Une dimension cachée de l'esthétique de Sartre : Esthétique du ‘Qui perd gagne’ ou du masochisme

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‘Qui perd gagne’, une des maximes très chères à Sartre qui traversent tous les domaines auxquels il s'intéresse durant sa carrrière, se trouve au centre de son esthétique. Il ne manque pas de précurseurs qui font attention à cette maxime dans leurs études sur Sartre, en particulier sur son esthétique. On nous apprend que cette maxime se lie inextricablement à l'échec de la langue quotidienne dont les aspects instrumental ou sémiotique doivent s'évaporer pour se métamorphoser en langue poétique. On nous apprend aussi que cette maxime contient en elle l'échec de la vie de certains artistes et le triomphe de leur art. C'est en partant de ce fait qu'on peut parler, chez Sartre, de l'esthétique de l'échec ou de la sociologie de l'échec. Il nous semble pourtant qu'à la base de cette esthétique se trouve encore une dimension qui reste cachée et inexplorée jusqu'ici. Il s'agit du caractère masochiste de l'œuvre d'art, notamment l'œuvre d'art littéraire. Selon Sartre, l'auteur prend l'attitude masochiste dès sa création. Car il se matérialise en se projetant dans son œuvre. De plus, il doit accepter le droit de l'exigence des lecteurs au cours de sa création. De plus, il est obligé de donner son œuvre au lecteur en lui reconnaissant la liberté et la subjectivité. L'auteur vise à la réalisation de la fusion du pour-soi-en-soi qui est la manière d'être de Dieu, et par conséquent, à apprécier sa raison d'être dans sa création. Mais il lui est impossible de la réaliser tout seul. De là découle la nécessité de donner au lecteur son œuvre pour lui demander de l'objectiver en la lisant. Là apparaît l'attitude masochiste de l'auteur dans son rapport avec le lecteur. Et cette attitude peut s'appliquer aussi au cas du défunt auteur. Mort mais transformé en pour-soi matérialisé dans son œuvre, l'auteur peut récupérer son pour-soi juste au moment où le lecteur futur se met à la lire. Or, le masochisme se définit, chez Sartre, par le fait qu'en considérant sa liberté et sa subjectivité comme obstacle dans son rapport avec Autrui, la réalité humaine se décide à être un simple objet devant lui. Il nous semble que cette attitude masochiste se trouve bel et bien tout au long de la création de l'auteur et de son rapport avec le lecteur. Il est certain que la dimension ontologique d'une œuvre d'art se comprend, chez Sartre, avec les termes d'imagination, d'analogon, etc. Il n'en reste pas moins qu'à cette dimension doit s'en ajouter une autre qui n'est rien d'autre que celle de l'esthétique du ‘Qui perd gagne’ ou du masochisme pour bien esquisser les contours de son esthétique de l'irréel. Et c'est à partir de là que nous pouvons constater qu'il existe une nécessité de combiner entre cette esthétique de l'irréel et celle du réel.

Abstract

‘Qui perd gagne’, une des maximes très chères à Sartre qui traversent tous les domaines auxquels il s'intéresse durant sa carrrière, se trouve au centre de son esthétique. Il ne manque pas de précurseurs qui font attention à cette maxime dans leurs études sur Sartre, en particulier sur son esthétique. On nous apprend que cette maxime se lie inextricablement à l'échec de la langue quotidienne dont les aspects instrumental ou sémiotique doivent s'évaporer pour se métamorphoser en langue poétique. On nous apprend aussi que cette maxime contient en elle l'échec de la vie de certains artistes et le triomphe de leur art. C'est en partant de ce fait qu'on peut parler, chez Sartre, de l'esthétique de l'échec ou de la sociologie de l'échec. Il nous semble pourtant qu'à la base de cette esthétique se trouve encore une dimension qui reste cachée et inexplorée jusqu'ici. Il s'agit du caractère masochiste de l'œuvre d'art, notamment l'œuvre d'art littéraire. Selon Sartre, l'auteur prend l'attitude masochiste dès sa création. Car il se matérialise en se projetant dans son œuvre. De plus, il doit accepter le droit de l'exigence des lecteurs au cours de sa création. De plus, il est obligé de donner son œuvre au lecteur en lui reconnaissant la liberté et la subjectivité. L'auteur vise à la réalisation de la fusion du pour-soi-en-soi qui est la manière d'être de Dieu, et par conséquent, à apprécier sa raison d'être dans sa création. Mais il lui est impossible de la réaliser tout seul. De là découle la nécessité de donner au lecteur son œuvre pour lui demander de l'objectiver en la lisant. Là apparaît l'attitude masochiste de l'auteur dans son rapport avec le lecteur. Et cette attitude peut s'appliquer aussi au cas du défunt auteur. Mort mais transformé en pour-soi matérialisé dans son œuvre, l'auteur peut récupérer son pour-soi juste au moment où le lecteur futur se met à la lire. Or, le masochisme se définit, chez Sartre, par le fait qu'en considérant sa liberté et sa subjectivité comme obstacle dans son rapport avec Autrui, la réalité humaine se décide à être un simple objet devant lui. Il nous semble que cette attitude masochiste se trouve bel et bien tout au long de la création de l'auteur et de son rapport avec le lecteur. Il est certain que la dimension ontologique d'une œuvre d'art se comprend, chez Sartre, avec les termes d'imagination, d'analogon, etc. Il n'en reste pas moins qu'à cette dimension doit s'en ajouter une autre qui n'est rien d'autre que celle de l'esthétique du ‘Qui perd gagne’ ou du masochisme pour bien esquisser les contours de son esthétique de l'irréel. Et c'est à partir de là que nous pouvons constater qu'il existe une nécessité de combiner entre cette esthétique de l'irréel et celle du réel.

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