외젠 이오네스코의 부조리극과 코믹의 미학- 『대머리 여가수』와 『자크 혹은 복종』을 중심으로
Le théâtre de l'absurde d’Eugène Ionesco et l’esthétique du comique - autour de La cantatrice chauve et Jacques ou la soumission
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La catatrice chauve et Jacques ou la soumission d'Ionesco se caractérisent par leur absurdité et leur rupture du langage théâtral qui sont l'origine du rire. Dans sa pièce intitulée La cantatrice chauve, sous-titrée "anti-pièce", première oeuvre dramatique de Ionesco, il n'a fait référence que deux fois à la cantatrice chauve, personnage dont on ne sait rien et qui n'apparaît jamais sur scène. C'est une stratégie bizarre. Il conteste les conventions théâtraux classiques et bouleverse les directions du sens pour produire le rire. Il s'agit de son théâtre de l’absurde, celui qui donne naissance à des pièces sans héros, sans cohérence entre les actes, sans action, sans intrigue. A partir de la structure de la rupture et de l'histoire incohénte, Ionesco tente d'approfondir l'esthétique du comique. Bien sûr, la satire et le comique de ces pièces dominent, tantôt amusée, tantôt tragique. Dans Jacques ou la soumission, le dialogue des personnages comme un jeu du signifiant sert à créer le discours comique, à varier le rythme. Les personnages d'Ionesco, tout droit sortis d'un manuel de langue, ne s'expriment que par paradoxes, disent une chose pour aussitôt affirmer son contraire, trouvent une inanité du lanage dramatique. Cependant, très vite, le langage des personnages d'Ionesco est devenu ironique, se libère de toute contrainte dramatique, et l'on assiste aux forces comiques du langage théâtral. D’où vient le mode de l’absurde et le monde du rire. Il en résulte un petit chef-d'oeuvre comique d'Ionesco, traité sur l'absurde, variation sur la bêtise et paradoxalement éloge du pouvoir du langage. Héritier d'Alfred Jarry, il conçoit le théâtre comme le lieu de tous les possibles, comme la projection de fantasmagories intérieures dont la scène ne peut donner qu'une vision approchée comme le comique du discours. Alors, Ionesco n'en est pas moins l'héritier du vieux fond comique. Ionesco s'inscrit dans la tradition de la farce.
Abstract
La catatrice chauve et Jacques ou la soumission d'Ionesco se caractérisent par leur absurdité et leur rupture du langage théâtral qui sont l'origine du rire. Dans sa pièce intitulée La cantatrice chauve, sous-titrée "anti-pièce", première oeuvre dramatique de Ionesco, il n'a fait référence que deux fois à la cantatrice chauve, personnage dont on ne sait rien et qui n'apparaît jamais sur scène. C'est une stratégie bizarre. Il conteste les conventions théâtraux classiques et bouleverse les directions du sens pour produire le rire. Il s'agit de son théâtre de l’absurde, celui qui donne naissance à des pièces sans héros, sans cohérence entre les actes, sans action, sans intrigue. A partir de la structure de la rupture et de l'histoire incohénte, Ionesco tente d'approfondir l'esthétique du comique. Bien sûr, la satire et le comique de ces pièces dominent, tantôt amusée, tantôt tragique. Dans Jacques ou la soumission, le dialogue des personnages comme un jeu du signifiant sert à créer le discours comique, à varier le rythme. Les personnages d'Ionesco, tout droit sortis d'un manuel de langue, ne s'expriment que par paradoxes, disent une chose pour aussitôt affirmer son contraire, trouvent une inanité du lanage dramatique. Cependant, très vite, le langage des personnages d'Ionesco est devenu ironique, se libère de toute contrainte dramatique, et l'on assiste aux forces comiques du langage théâtral. D’où vient le mode de l’absurde et le monde du rire. Il en résulte un petit chef-d'oeuvre comique d'Ionesco, traité sur l'absurde, variation sur la bêtise et paradoxalement éloge du pouvoir du langage. Héritier d'Alfred Jarry, il conçoit le théâtre comme le lieu de tous les possibles, comme la projection de fantasmagories intérieures dont la scène ne peut donner qu'une vision approchée comme le comique du discours. Alors, Ionesco n'en est pas moins l'héritier du vieux fond comique. Ionesco s'inscrit dans la tradition de la farce.
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