『위험한 관계』 연극 각색 작품들에 나타난 희극적 양상 연구
L’étude des aspects comiques des adaptations théâtrales des Liaisons dangereuses
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초록
L’histoire de l’adaptation théâtrale des Liaisons dangereuses (1782), roman de Pierre François Ambroise Choderlos de Laclos (1741-1803) remonte loin. Bien avant Christopher Hampton qui a représenté sa première adaptation sur scène (1985, Stratford-upon-Avon) et qui a motivé la production du film de Stephen Frears, François Ancelot et Xavier Saintine ont fait en 1834 un vaudeville du roman de Laclos. Depuis, on compte une quinzaine de représentations théâtrales différentes du roman en France, sans parler de celles de Quartett de Heiner Müller. Parmi elles, nous avons examiné les cinq adaptations théâtrales dont nous disposons du scénario. Il s’agit des Liaisons dangereuses des deux dramaturges cités ci-dessus (1834), de Nozière (1907, théâtre de boulevard), de Paul Achard (1950), de Christopher Hampton (1988, la date de la représentation à Paris) et de Franck Dequidt (1997). En les examinant de près, nous avons constaté que les aspects comiques jouent un rôle important dans ce genre transformé. Nous avons donc tenté de les repérer, les regrouper et de réfléchir à leurs ‘sources’. Dans la première partie, nous avons repéré et rassemblé les éléments comiques qui sont typiques du théâtre classique. Il s’agit des aspects comiques venant de la relation entre valet et maître, du quiproquo ou des jeux de mots. Puis, nous avons examiné à part le boulevard de Nozière parce qu’il déforme et remanie le roman original selon son interprétation et son style personnels. De ce fait, son oeuvre devient une imitation burlesque voire une contrefaçon comique. Dans la deuxième partie, nous avons analysé les manières dont les deux libertins sont démasqués sur scène devant les spectateurs. Ainsi, ces adaptations théâtrales tiennent du caractère de la comédie de mœurs, ce qui reflète l’intention du romancier. Leur processus pour dévoiler l’hypocrisie des gens de vice ressemble à celui de Molière. Rappelons que Laclos a voulu faire un roman qui rend un “service aux mœurs”, comme l’a fait ce grand dramaturge du siècle précédent. Dans la troisième partie, nous avons remarqué les aspects comiques provoquant le rire amer sur scène. La relation entre les personnages du roman original est répartie entre les deux camps, c’est-à-dire, les manipulateurs et les manipulés. Les deux libertins font partie du premier groupe et leurs victimes du deuxième. Cette situation rappelle la relation des dupeurs-dupés, typique dans le théâtre classique. Les rires noirs causés par la naïveté ou l’ignorance des victimes des deux libertins sont fréquents dans le roman, ce que les dramaturges mettent à profit. Cet aspect sur scène prend des effets plus grands, d’autant qu’ils brisent le monde épistolaire en faisant les personnages se rencontrer en tête à tête. Ces événements qui font rire ne sont pas sans rapport avec le dénouement tragique du roman de Laclos. Comme nous l’avons vu, ces aspects comiques ne sont pas toujours un bon reflet de l’oeuvre originale. Il faudrait penser que les adaptations théâtrales du roman de Laclos suivent les conventions du genre et nécessitent donc des modifications considérables en fonction de l’époque et de la mentalité des spectateurs auxquels elles sont destinées. C’est à partir de l’œuvre de Hampton que ces contraintes diminuent. Certes, le rire des adaptations du roman de Laclos ne sera jamais d’une franche hilarité ou même un rire vulgaire. Il s’agit plutôt d’un rire de connivence, d’un sourire, d’un rire amer quelquefois causé par l’humour noir. Cela a rapport avec les techniques romanesques de l’auteur qui maîtrisait bien le genre libertin, la forme épistolaire et l’ironie. Dans notre étude, la valeur de chaque adaptation ne réside pas dans la fidélité au roman original, mais dans la création du processus de faire voir sur scène le mécanisme du comique du roman de Laclos.
Abstract
L’histoire de l’adaptation théâtrale des Liaisons dangereuses (1782), roman de Pierre François Ambroise Choderlos de Laclos (1741-1803) remonte loin. Bien avant Christopher Hampton qui a représenté sa première adaptation sur scène (1985, Stratford-upon-Avon) et qui a motivé la production du film de Stephen Frears, François Ancelot et Xavier Saintine ont fait en 1834 un vaudeville du roman de Laclos. Depuis, on compte une quinzaine de représentations théâtrales différentes du roman en France, sans parler de celles de Quartett de Heiner Müller. Parmi elles, nous avons examiné les cinq adaptations théâtrales dont nous disposons du scénario. Il s’agit des Liaisons dangereuses des deux dramaturges cités ci-dessus (1834), de Nozière (1907, théâtre de boulevard), de Paul Achard (1950), de Christopher Hampton (1988, la date de la représentation à Paris) et de Franck Dequidt (1997). En les examinant de près, nous avons constaté que les aspects comiques jouent un rôle important dans ce genre transformé. Nous avons donc tenté de les repérer, les regrouper et de réfléchir à leurs ‘sources’. Dans la première partie, nous avons repéré et rassemblé les éléments comiques qui sont typiques du théâtre classique. Il s’agit des aspects comiques venant de la relation entre valet et maître, du quiproquo ou des jeux de mots. Puis, nous avons examiné à part le boulevard de Nozière parce qu’il déforme et remanie le roman original selon son interprétation et son style personnels. De ce fait, son oeuvre devient une imitation burlesque voire une contrefaçon comique. Dans la deuxième partie, nous avons analysé les manières dont les deux libertins sont démasqués sur scène devant les spectateurs. Ainsi, ces adaptations théâtrales tiennent du caractère de la comédie de mœurs, ce qui reflète l’intention du romancier. Leur processus pour dévoiler l’hypocrisie des gens de vice ressemble à celui de Molière. Rappelons que Laclos a voulu faire un roman qui rend un “service aux mœurs”, comme l’a fait ce grand dramaturge du siècle précédent. Dans la troisième partie, nous avons remarqué les aspects comiques provoquant le rire amer sur scène. La relation entre les personnages du roman original est répartie entre les deux camps, c’est-à-dire, les manipulateurs et les manipulés. Les deux libertins font partie du premier groupe et leurs victimes du deuxième. Cette situation rappelle la relation des dupeurs-dupés, typique dans le théâtre classique. Les rires noirs causés par la naïveté ou l’ignorance des victimes des deux libertins sont fréquents dans le roman, ce que les dramaturges mettent à profit. Cet aspect sur scène prend des effets plus grands, d’autant qu’ils brisent le monde épistolaire en faisant les personnages se rencontrer en tête à tête. Ces événements qui font rire ne sont pas sans rapport avec le dénouement tragique du roman de Laclos. Comme nous l’avons vu, ces aspects comiques ne sont pas toujours un bon reflet de l’oeuvre originale. Il faudrait penser que les adaptations théâtrales du roman de Laclos suivent les conventions du genre et nécessitent donc des modifications considérables en fonction de l’époque et de la mentalité des spectateurs auxquels elles sont destinées. C’est à partir de l’œuvre de Hampton que ces contraintes diminuent. Certes, le rire des adaptations du roman de Laclos ne sera jamais d’une franche hilarité ou même un rire vulgaire. Il s’agit plutôt d’un rire de connivence, d’un sourire, d’un rire amer quelquefois causé par l’humour noir. Cela a rapport avec les techniques romanesques de l’auteur qui maîtrisait bien le genre libertin, la forme épistolaire et l’ironie. Dans notre étude, la valeur de chaque adaptation ne réside pas dans la fidélité au roman original, mais dans la création du processus de faire voir sur scène le mécanisme du comique du roman de Laclos.
참고문헌 (18)
- ACHARD, Paul, "Les Liaisons dangereuses, pièce en huit tableaux, inspirée de Choderlos de Laclos", Paris théâtre, (64) (1952)
- ANCELOT, "Les Liaisons dangereuses, drame en trois actes, mêlé de chants" (1834), Marchand & Barba
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- HAMPTON, Christopher, "Les Liaisons dangereuses, d’après Choderlos de Laclos, adaptation française de Jean-Claude Brisville" (1988), Actes Sud Papiers
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- DELMAS, "A la recherche des “Liaisons dangereuses”" (1964), Mercure de France
- LEE, Yunsoo, "La postérité des “Liaisons dangereuses” : roman, théâtre, cinéma (1782-2010), thèse de l’université Paris IV" (2011)
- MAY, Georges, "Racine et les Liaisons dangereuses, The French Review", pp.452~461 (1949), American association of teachers of French
- PAVIS, Patrice, "Dictionnaire du théâtre, termes et concepts de l’analyse théâtrale" (1980), Édtions sociales
- PIERRON, "Dictionnaire de la langue du théâtre" (2002), Le Robert
- VERSINI, "Les Liaisons dangereuses à la scène et à l’écran”, in Cent ans de littérature française, in Mélanges offerts à M. le professeur Jacques Robichez", pp.31~38 (1987), SEDES
- VERSINI, "Le roman le plus intelligent. “Les Liaisons dangereuses” de Laclos" (1998), Champion
