Les liens paradoxaux entre la pensée des Jésuites et la philosophie des Lumières au XVIIIe siècle
The paradoxical links between the thought of the Jesuits and the philosophy of the Enlightenment in the 18th century
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초록
Cette étude porte sur l’apport paradoxal des jésuites dans la formation de la pensée des Lumières au début du XVIIIe siècle. L’ordre religieux des Jésuites, créé pour sauver le monde catholique pendant la crise de la Renaissance et de la Contre-Réforme, adopte une position théologique qui essaye de réconcilier l’humanisme et le christianisme. Au début du XVIIIe siècle, les Jésuites sont devenus la force la plus puissante de l’Église catholique. Ce succès a provoqué une forte réaction à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église, qui a finalement conduit à sa dissolution. Dans ce processus, il ressort que le conflit entre les Jésuites et les penseurs des Lumières fut l’une des causes majeures de « la destruction des Jésuites » à cette époque. Cependant, en observant leurs activités dans les domaines de l’éducation et de l’édition, nous pouvons constater que les Jésuites au début du XVIIIe siècle (surtout à Paris) constituent un apport important pour la formation des idées des Lumières : le syncrétisme des Jésuites a permis aux Européens de l’époque de s’éloigner de la vision du monde centrée sur le christianisme et d’adopter une vision relative, ouverte. Le molinisme des Jésuites a libéré l’homme de la conception augustinienne du péché originel et lui a permis de trouver sa juste place sur terre. En d’autres termes, cela a ouvert la possibilité du bonheur sur terre par un mouvement de réhabilitation de la nature humaine. En outre, l’éducation religieuse dans les écoles jésuites, en particulier au collège Louis le Grand, a contribué à la croissance du déisme des Lumières, notamment celui de Voltaire. De ce point de vue, le conflit entre les Jésuites et les Lumières et la chute des Jésuites qui en résulte peuvent être considérés comme un événement paradoxal dans l’histoire des idées du XVIIIe siècle.
Abstract
Cette étude porte sur l’apport paradoxal des jésuites dans la formation de la pensée des Lumières au début du XVIIIe siècle. L’ordre religieux des Jésuites, créé pour sauver le monde catholique pendant la crise de la Renaissance et de la Contre-Réforme, adopte une position théologique qui essaye de réconcilier l’humanisme et le christianisme. Au début du XVIIIe siècle, les Jésuites sont devenus la force la plus puissante de l’Église catholique. Ce succès a provoqué une forte réaction à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église, qui a finalement conduit à sa dissolution. Dans ce processus, il ressort que le conflit entre les Jésuites et les penseurs des Lumières fut l’une des causes majeures de « la destruction des Jésuites » à cette époque. Cependant, en observant leurs activités dans les domaines de l’éducation et de l’édition, nous pouvons constater que les Jésuites au début du XVIIIe siècle (surtout à Paris) constituent un apport important pour la formation des idées des Lumières : le syncrétisme des Jésuites a permis aux Européens de l’époque de s’éloigner de la vision du monde centrée sur le christianisme et d’adopter une vision relative, ouverte. Le molinisme des Jésuites a libéré l’homme de la conception augustinienne du péché originel et lui a permis de trouver sa juste place sur terre. En d’autres termes, cela a ouvert la possibilité du bonheur sur terre par un mouvement de réhabilitation de la nature humaine. En outre, l’éducation religieuse dans les écoles jésuites, en particulier au collège Louis le Grand, a contribué à la croissance du déisme des Lumières, notamment celui de Voltaire. De ce point de vue, le conflit entre les Jésuites et les Lumières et la chute des Jésuites qui en résulte peuvent être considérés comme un événement paradoxal dans l’histoire des idées du XVIIIe siècle.
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