마리 드 프랑스의 「랑발」 읽기: 요정과 경이의 이해를 중심으로
Le lai de Lanval de Marie de France : essai d’interprétation
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Le lai de Lanval de Marie de France : essai d’interprétation KIM Junhan (Université Koryeo) L’objectif de cette étude est de fournir une interprétation du lai de Lanval de Marie de France, qui permettra une meilleure compréhension de l’oeuvre. Pour ce faire, nous avons comparé le texte avec plusieurs lais anonymes de la même époque appartenant à la catégorie des lais féeriques comme Graelent, Guingamor, Désiré, et si besoin en est, Sir Launfal de Thomas Chestre, un texte anglais du XIVe siècle. L’examen comparatif des textes démontre que Laval et Graelent, tout en présentant la même histoire, divergent sur certains détails, et justement ces divergences font ressortir les points clés qui nous permettent d’éclairer certains passages de l’oeuvre. L’héroïne de Lanval, par rapport à celles des autres lais, se comporte plus active et prend l’initiative pour obtenir et protéger son amour. Aussi s’approche-t-elle de Lanval sans recourir au messager comme la biche blanche ni monter une scène de bain à la fontaine pour attirer le chevalier qu’elle désire comme son amant. Si elle pardonne Laval et qu’elle accepte de l’emmener sans le couvrir de reproches pour le non-respect de l’interdit qu’elle lui avait imposé, c’est qu’elle n’a pas l’intention de perdre son amour qu’elle a obtenu avec tant de franchise en enfreignant elle-même l’interdit selon lequel il n’est pas permis à un être de l’Autre Monde de nouer des liens quelconques avec un être humain. Donc, pour elle, le seul moyen de garder Lanval serait de partir avec lui vers l’Autre Monde. Le motif de la femme de Putiphar, c’est-à-dire les avances de la reine, qui se trouve tout au début de Graelent a été déplacé dans Lanval au milieu du texte. Ce qui entraîne un manque de logique dans l’explication de la pénurie de Lanval et Marie de France est obligée de dire qu’il s’agit d’un simple oubli de la part du roi. L’apparition de la fée à la cour du roi Arthur serait sans doute la scène la plus réussie de celles qu’a écrites Marie de France. Nous savons bien que Marie n’abuse jamais de merveilleux dans ses lais, et nous ne trouvons aucune trace de merveilleux dans Lanval bien qu’il s’agisse d’un lai féerique. Dans Lanval, le merveilleux, c’est l’existence même de la fée et sa beauté absolue et surnaturelle qui mettent un terme au procès en persuadant par sa présence le jury, le roi, la reine et même les lecteurs d’acquitter Lanval.
Abstract
Le lai de Lanval de Marie de France : essai d’interprétation KIM Junhan (Université Koryeo) L’objectif de cette étude est de fournir une interprétation du lai de Lanval de Marie de France, qui permettra une meilleure compréhension de l’oeuvre. Pour ce faire, nous avons comparé le texte avec plusieurs lais anonymes de la même époque appartenant à la catégorie des lais féeriques comme Graelent, Guingamor, Désiré, et si besoin en est, Sir Launfal de Thomas Chestre, un texte anglais du XIVe siècle. L’examen comparatif des textes démontre que Laval et Graelent, tout en présentant la même histoire, divergent sur certains détails, et justement ces divergences font ressortir les points clés qui nous permettent d’éclairer certains passages de l’oeuvre. L’héroïne de Lanval, par rapport à celles des autres lais, se comporte plus active et prend l’initiative pour obtenir et protéger son amour. Aussi s’approche-t-elle de Lanval sans recourir au messager comme la biche blanche ni monter une scène de bain à la fontaine pour attirer le chevalier qu’elle désire comme son amant. Si elle pardonne Laval et qu’elle accepte de l’emmener sans le couvrir de reproches pour le non-respect de l’interdit qu’elle lui avait imposé, c’est qu’elle n’a pas l’intention de perdre son amour qu’elle a obtenu avec tant de franchise en enfreignant elle-même l’interdit selon lequel il n’est pas permis à un être de l’Autre Monde de nouer des liens quelconques avec un être humain. Donc, pour elle, le seul moyen de garder Lanval serait de partir avec lui vers l’Autre Monde. Le motif de la femme de Putiphar, c’est-à-dire les avances de la reine, qui se trouve tout au début de Graelent a été déplacé dans Lanval au milieu du texte. Ce qui entraîne un manque de logique dans l’explication de la pénurie de Lanval et Marie de France est obligée de dire qu’il s’agit d’un simple oubli de la part du roi. L’apparition de la fée à la cour du roi Arthur serait sans doute la scène la plus réussie de celles qu’a écrites Marie de France. Nous savons bien que Marie n’abuse jamais de merveilleux dans ses lais, et nous ne trouvons aucune trace de merveilleux dans Lanval bien qu’il s’agisse d’un lai féerique. Dans Lanval, le merveilleux, c’est l’existence même de la fée et sa beauté absolue et surnaturelle qui mettent un terme au procès en persuadant par sa présence le jury, le roi, la reine et même les lecteurs d’acquitter Lanval.
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