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文의 學 : 디스쿠르의 시학 - 문학과 언어의 불가분성에 관하여

Littérature(文學) : Poétique du discours - A propos de l'inséparabilité entre langage et littérature

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Les philosophes ne parlent pas de la littérature sans avoir au préalable une position idéologique sur la littérature. Pour eux, il y a toujours deux entités qui sont hiérarchisées et séparables à partir d'un seul terme, ‘littérature’(문학[文學]). Le rapport entre la philosophie et la littérature est souvent caractérisé par une certaine tension que les philosophes ont provoquée en faisant de l'étude(학) la propriété de la philosophie seulement. Nous avons ainsi vu qu'on cite plus souvent Platon que Aristote, plus Heidegger que Wittegenstein, plus Hegel que Humboldt, plus Lacan que Benveniste, plus Derria que Meschonnic lorqu'il s'agit de donner une définition de la littérature(en coréen ‘문학’) pour les philosophes coréens qui séparent grossièrement le ‘학’(le considérant comme le domaine privilégié de la philosophie) du ‘문’(le rendant simple objet de pratique de leur postulat philosophique). Il semble que ce soient souvent les philosophes qui manifestent une certaine frilosité à transgresser les frontières entre ‘문’ et ‘학’, une gêne implicite, presque une mauvaise conscience de dépendre, tout comme la littérature, de la textualité du texte. Si on met le ‘문’ du côté des phrases, ou si on postule que le ‘문’ pourrait être la succession des phrases qui n'est rien d'autre que le discours au sens qu'en a donné Benveniste, parallèlement, on doit immédiatement supposer que le ‘학’ sera l'étude de ce discours. Ainsi, ces deux termes qui composent un seul concept(‘littérature’) se réfèrent l'un à l'autre, inséparablement liés, et supposent leur interdépendance dans la production du sens comme dans un véritable système(pour reprendre l'expression de Saussure). Dans ce cas, ‘문학’ est plus proche de la poétique du discours qui pose la question de l'énonciation, et non une simple analyse de l'énoncé. On peut jalonner cette pespective du discours concernant la définition de ‘문학’, de Saussure et de Humboldt jusqu'à l'élaboration de cette pensée par Meschonnic par le biais notamment de Benveniste. Déjà chez Saussure, il y a la négation de ce dualisme évoqué par les philosophes. Comme le remarquait Meschonnic, dans les écrits inédits de Saussure, publiés enfin en 2002, celui-ci propose non pas la structure mais, le système, et au lieu de décrire la nature du langage, Saussure rappelle que “tout est point de vue” (fonctionnement) et que la systématicité conduit à la théorie du langage, que “l’unité langue-parole” doit être pensée comme discours, tandis que “le structuralisme a pratiqué une dichotomie entre la langue et la parole”, etc. Ainsi, Sassure a l'intention d'observer ce qui permet de dire que “la langue entre en action comme discours.” Etablie déjà chez Saussure, puis passant par Benveniste qui l'a théorisée avec la notion de l'énonciation, en arrivant à Meschonnic, la théorie du langage postule une véritable poétique qui implique une théorie de la littérature à travers la théorie du discours. Par conséquent, aujourd'hui, l'un des enjeux de la philosophie est la question du sujet à travers l'art et la littérature, et, coïncidence ou non, chez “les littéraires”, il est beaucoup question de la philosophie. La notion du sujet dont les philosophes (Heidegger, Badiou, ou, Ricoeur) parlent est en effet une supposition de ‘’je parle où je suis’ tout en impliquant ‘la vérité’ préalable ou ‘l'avénement de la vérité’ (Heiddeger) par rapport au langage, tandis que la poétique du discours, face à la question du sujet, a pour soubassement “je suis là où je parle” dans l'horizon benvenistien du ‘je-ici-maintenant’ du discours. De plus, chacun de ces philosophes poursuit l'édification de son œuvre philosophique, dans laquelle la littérature n'est pas le seul objet ni même l'objet central : ils viennent à elle pour le besoin de leur réflexion, et il n'y a là rien que de légitime. D'autre part et surtout, quand ils travaillent sur tel écrivain ou tel mouvement littéraire, les philosophes partent de l'histoire de la philosophie qui n'est nullement l'équivalent de ce que, nous, nous appelons la spécificité de l'écriture dans le discours. D'un point de vue phénoménologique et pour parler comme Heidegger, on peut dire que cette tendance dans les études littéraires suppose une confiance de la vérité dans les significations humaines de la littérature, une confiance telle qu'elle a été ranimée et reformulée par une période de descriptions formelles et même par le soupçon dont la littérature a fait l'objet comme les autres conduites et productions humaines. Mais cette confiance de la vérité qui remplace l'empiricité du discours n'est pas naïve et doit par ailleurs beaucoup à un mouvement qui a eu lieu(qui a lieu) dans la philosophie elle-même. Cependant, si notre approche pour la littérature n'est pas l'affaire de la stylistique comparée, ni de la sémiotique, ni de la philosophie(la phénoménologie ou l'hérméneutique), mais de la théorie du langage qui travaille sur la spécificité de l'écriture, c'est parce que dans le texte littéraire se manifeste la subjectivité de l'écriture chargée au maximum dans le système du discours. Autrement dit, si le texte littéraire n'est pas loin d'être un échantillon à l'usage des philosophes, il nous amène surtout à une aventure du langage et une expérimentation de l'écriture dans le discours.

Abstract

Les philosophes ne parlent pas de la littérature sans avoir au préalable une position idéologique sur la littérature. Pour eux, il y a toujours deux entités qui sont hiérarchisées et séparables à partir d'un seul terme, ‘littérature’(문학[文學]). Le rapport entre la philosophie et la littérature est souvent caractérisé par une certaine tension que les philosophes ont provoquée en faisant de l'étude(학) la propriété de la philosophie seulement. Nous avons ainsi vu qu'on cite plus souvent Platon que Aristote, plus Heidegger que Wittegenstein, plus Hegel que Humboldt, plus Lacan que Benveniste, plus Derria que Meschonnic lorqu'il s'agit de donner une définition de la littérature(en coréen ‘문학’) pour les philosophes coréens qui séparent grossièrement le ‘학’(le considérant comme le domaine privilégié de la philosophie) du ‘문’(le rendant simple objet de pratique de leur postulat philosophique). Il semble que ce soient souvent les philosophes qui manifestent une certaine frilosité à transgresser les frontières entre ‘문’ et ‘학’, une gêne implicite, presque une mauvaise conscience de dépendre, tout comme la littérature, de la textualité du texte. Si on met le ‘문’ du côté des phrases, ou si on postule que le ‘문’ pourrait être la succession des phrases qui n'est rien d'autre que le discours au sens qu'en a donné Benveniste, parallèlement, on doit immédiatement supposer que le ‘학’ sera l'étude de ce discours. Ainsi, ces deux termes qui composent un seul concept(‘littérature’) se réfèrent l'un à l'autre, inséparablement liés, et supposent leur interdépendance dans la production du sens comme dans un véritable système(pour reprendre l'expression de Saussure). Dans ce cas, ‘문학’ est plus proche de la poétique du discours qui pose la question de l'énonciation, et non une simple analyse de l'énoncé. On peut jalonner cette pespective du discours concernant la définition de ‘문학’, de Saussure et de Humboldt jusqu'à l'élaboration de cette pensée par Meschonnic par le biais notamment de Benveniste. Déjà chez Saussure, il y a la négation de ce dualisme évoqué par les philosophes. Comme le remarquait Meschonnic, dans les écrits inédits de Saussure, publiés enfin en 2002, celui-ci propose non pas la structure mais, le système, et au lieu de décrire la nature du langage, Saussure rappelle que “tout est point de vue” (fonctionnement) et que la systématicité conduit à la théorie du langage, que “l’unité langue-parole” doit être pensée comme discours, tandis que “le structuralisme a pratiqué une dichotomie entre la langue et la parole”, etc. Ainsi, Sassure a l'intention d'observer ce qui permet de dire que “la langue entre en action comme discours.” Etablie déjà chez Saussure, puis passant par Benveniste qui l'a théorisée avec la notion de l'énonciation, en arrivant à Meschonnic, la théorie du langage postule une véritable poétique qui implique une théorie de la littérature à travers la théorie du discours. Par conséquent, aujourd'hui, l'un des enjeux de la philosophie est la question du sujet à travers l'art et la littérature, et, coïncidence ou non, chez “les littéraires”, il est beaucoup question de la philosophie. La notion du sujet dont les philosophes (Heidegger, Badiou, ou, Ricoeur) parlent est en effet une supposition de ‘’je parle où je suis’ tout en impliquant ‘la vérité’ préalable ou ‘l'avénement de la vérité’ (Heiddeger) par rapport au langage, tandis que la poétique du discours, face à la question du sujet, a pour soubassement “je suis là où je parle” dans l'horizon benvenistien du ‘je-ici-maintenant’ du discours. De plus, chacun de ces philosophes poursuit l'édification de son œuvre philosophique, dans laquelle la littérature n'est pas le seul objet ni même l'objet central : ils viennent à elle pour le besoin de leur réflexion, et il n'y a là rien que de légitime. D'autre part et surtout, quand ils travaillent sur tel écrivain ou tel mouvement littéraire, les philosophes partent de l'histoire de la philosophie qui n'est nullement l'équivalent de ce que, nous, nous appelons la spécificité de l'écriture dans le discours. D'un point de vue phénoménologique et pour parler comme Heidegger, on peut dire que cette tendance dans les études littéraires suppose une confiance de la vérité dans les significations humaines de la littérature, une confiance telle qu'elle a été ranimée et reformulée par une période de descriptions formelles et même par le soupçon dont la littérature a fait l'objet comme les autres conduites et productions humaines. Mais cette confiance de la vérité qui remplace l'empiricité du discours n'est pas naïve et doit par ailleurs beaucoup à un mouvement qui a eu lieu(qui a lieu) dans la philosophie elle-même. Cependant, si notre approche pour la littérature n'est pas l'affaire de la stylistique comparée, ni de la sémiotique, ni de la philosophie(la phénoménologie ou l'hérméneutique), mais de la théorie du langage qui travaille sur la spécificité de l'écriture, c'est parce que dans le texte littéraire se manifeste la subjectivité de l'écriture chargée au maximum dans le système du discours. Autrement dit, si le texte littéraire n'est pas loin d'être un échantillon à l'usage des philosophes, il nous amène surtout à une aventure du langage et une expérimentation de l'écriture dans le discours.

참고문헌 (73)

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