위치사localisateur로서의 là
là en tant que localisateur
0
조회
0
다운로드
2
인용
0
참고문헌
키워드
초록
L’objectif de cet article est de clarifier les fonctionnements sémantico-référentiels de là en tant que localisateur. Pour les voir, il faudrait d’abord comparer là avec ici et là-bas. Ensuite, les emplois propres de là seront examinés. Nous allons enfin essayer d’en dégager ses caractéristiques qui lui permettent de fonctionner différemment des deux autres adverbes. En principe, là sert à désigner un espace placé dans la situation d’énonciation et garde une relation complémentaire avec ici et là-bas : ici désigne soit un endroit qui comprend le locuteur soit un espace que présente le locuteur, là renvoie à un espace connu par le locuteur et l’interlocuteur, et là-bas indique que son référent est isolé de la situation d’énonciation. Autrement dit, ces trois adverbes fonctionnent pour structurer la situation d’énonciation. Mais, en observant les emplois de là, nous avons trouvé que les fonctionnements sémantico-référentiels de là étaient intéressants : là montre différentes valeurs que les deux autres adverbes ne connaissent pas. De plus, il peut se substituer tantôt à ici tantôt à là-bas, qui montrent les valeurs sémantiques bien opposées. Après avoir analysé les différents emplois de là, nous avons pu conclure ainsi : Premièrement, ici et là, en s’opposant l’un à l’autre, révèlent la structure de la situation d’énonciation en y introduisant les espaces (situationnels, textuels ou même temporels) qui la forment. Deuxièmement, là se distingue de là-bas par la situation d’énonciation : là montre la possibilité d’extention de la situation d’énonciation et informe sur le domaine de cette situation qui varie chaque fois. Là où atteignent l’esprit du locuteur et celui de l’interlocuteur peut être désigné par là. Dernièrement, là comprend une fonction de délimitation, qui est propre à là : il délimite dans son domaine des êtres, des objets, des concepts, des procès, des situations, à savoir le message du locuteur. Contrairement à ici ou à là-bas, présenter une valeur spatiale n’est pas la fonction principale de là : il renvoie à un espace connu pour le séparer des autres espaces de la situation d’énonciation et pour y localiser le message du locuteur. Ce message se distingue cette fois grâce à son endroit connu et devient renforcé du point de vue sémantique. Bref, au lieu de désigner un espace de la situation d’énonciation, là localise dans son domaine déjà connu ce que le locuteur veut mettre en valeur. Son domaine se confond donc avec le contenu qu’il comprend. D’où viennent ses effets sémantiques bien différents.
Abstract
L’objectif de cet article est de clarifier les fonctionnements sémantico-référentiels de là en tant que localisateur. Pour les voir, il faudrait d’abord comparer là avec ici et là-bas. Ensuite, les emplois propres de là seront examinés. Nous allons enfin essayer d’en dégager ses caractéristiques qui lui permettent de fonctionner différemment des deux autres adverbes. En principe, là sert à désigner un espace placé dans la situation d’énonciation et garde une relation complémentaire avec ici et là-bas : ici désigne soit un endroit qui comprend le locuteur soit un espace que présente le locuteur, là renvoie à un espace connu par le locuteur et l’interlocuteur, et là-bas indique que son référent est isolé de la situation d’énonciation. Autrement dit, ces trois adverbes fonctionnent pour structurer la situation d’énonciation. Mais, en observant les emplois de là, nous avons trouvé que les fonctionnements sémantico-référentiels de là étaient intéressants : là montre différentes valeurs que les deux autres adverbes ne connaissent pas. De plus, il peut se substituer tantôt à ici tantôt à là-bas, qui montrent les valeurs sémantiques bien opposées. Après avoir analysé les différents emplois de là, nous avons pu conclure ainsi : Premièrement, ici et là, en s’opposant l’un à l’autre, révèlent la structure de la situation d’énonciation en y introduisant les espaces (situationnels, textuels ou même temporels) qui la forment. Deuxièmement, là se distingue de là-bas par la situation d’énonciation : là montre la possibilité d’extention de la situation d’énonciation et informe sur le domaine de cette situation qui varie chaque fois. Là où atteignent l’esprit du locuteur et celui de l’interlocuteur peut être désigné par là. Dernièrement, là comprend une fonction de délimitation, qui est propre à là : il délimite dans son domaine des êtres, des objets, des concepts, des procès, des situations, à savoir le message du locuteur. Contrairement à ici ou à là-bas, présenter une valeur spatiale n’est pas la fonction principale de là : il renvoie à un espace connu pour le séparer des autres espaces de la situation d’énonciation et pour y localiser le message du locuteur. Ce message se distingue cette fois grâce à son endroit connu et devient renforcé du point de vue sémantique. Bref, au lieu de désigner un espace de la situation d’énonciation, là localise dans son domaine déjà connu ce que le locuteur veut mettre en valeur. Son domaine se confond donc avec le contenu qu’il comprend. D’où viennent ses effets sémantiques bien différents.
참고문헌 (23)
- Barberis J-M., "Un emploi déictique propre à l’oral : le ‘là’ de clôture" (1992), PUF
- Borillo A., "Quelques marqueurs de la deixis spatiale" (1992), PUF
- Borillo ABorillo A., "L’espace et son expression en français" (1998), Ophrys
- Bourquin G., "Ambiguïté de la deixis" (1992), PUF
- Cadiot P., "Pour une théorie des formes sémantiques" (2001), PUF
- Charaudeau P., "Grammaire du sens et de l’Expression" (1992), Hachette
- Danon-Boileau L., "Ce que ça dit, observation clinique" (1992), PUF
- Feuillet J., "La structure de la deixis spatiale" (1992), PUF
- Grevisse M., "Le bon usage" (1975), Editions J. Duculot
- Herskovits A., "Language and spatial cognition" (1986), Cambridge University Press
- Kleiber G., "Les démonstratifs (dé)montrent-ils ? Sur le sens référentiel des adjectifs et pronoms démonstratifs", Le français moderne, (51) (1983)
- Kleiber G., "Déictiques, embrayeurs, token-reflexives, symboles indexicaux, etc. : comment les définir ?", L’information grammaticale, (30) (1986), Nathan
- Kleiber G., "Les anaphores associatives actancielles", Scolia, (10) (1997), Strasbourg
- Kleiber G., "Problèmes de sémantique" (1999), Septentrion
- Lakoff G., "Les métaphores dans la vie quotidienne" (1985), Les éditions de minuit
- Ilinski K., "La préposition et son régime" (2003), Honoré champion éditeur
- Melis L., "La préposition en français" (2003), Ophrys
- Pinchon J., "Les pronoms adverbiaux EN et Y, Problèmes généraux de la représentation pronominale" (1972), Librairie DROZ
- Rousseau A., "Deixis : logique et philosophie du langage" (1992), ,
- Smith J. Ch., "Traits, marques et sous-spécification : application à la deixis" (1992), PUF
- Vandeloise C., "L’espace en français" (1986), Editions du Seuil
- Le Touze G, "On s’écrira" (1994), Médium poche
- Saint-Exupéry A., "Le petit prince" (1985), Shina-sa
