해체의 양상으로서 여백 - 프랑스와 한국현대시에서
du blanc, moment de déconstruction - dans la poésie contemporaine française et coréenne
2
조회
0
다운로드
2
인용
0
참고문헌
키워드
초록
Dans la poésie contemporaine, le blanc apparaît comme un possible de sens, non pas comme absent de sens, Saisir le verso blanc du monde reste moteur de la poésie. Si toutefois le blanc a un rapport avec du sens, il donne lieu à la naissance latente du sens, au lieu de prendre un sens. Il est question d'une posture d'écrire. L'écriture d'une grammaire inédite requiert une lecture, un angle de vue nouveaux. Elle porte sur le mode de relater, non de tisser un réseau de sens. C'est celle de la poésie telle que nous montrent D. Fourcade, Cl. Royet-Journoud, Sin Hae-uk et Jo Yeon-ho. Il s'agit de séparer, de retrancher, d'effacer, de répéter ou d'articuler. Autant d'actions en appel à la déconstruction de la langue maternelle. D'où la nécessité d'effacement, de désapprendre, de faire durer une étrangeté dans la langue et en faire la matière d'une nouvelle. Ou encore d'écrire à partir des hallucinations auditives, des troubles auditives et des illusions optiques. Cette écriture, d'origine obscure, s'ouvre à des possibles d'exister autrement. Elle porte en creux le réel insaisissable. Tels que récit, fiction, fable, son blanc du un, cliché négatif, partition de chant ou transcription musicale à l'image du monde. Le blanc est ce lieu de renversement de la vie et de la mort en la seule et unique mort-vie. Cependant cette poésie se révèle problématique, par son texture même, trouée et opaque. Relèverait-elle de l'autisme? Il suffirait d'un simple renversement de positions pour constater que le transparent et l'opaque se lient en un seul. Dans le blanc, excès et manque, fermeture et ouverture, n'en font plus qu'un. De même, effacer, c'est s'ouvrir à d'autres apparitions possibles. Issues de deux cultures différentes, ces poésies invitent pourtant à les lire sous le seul nom de la poésie, sans se départager selon des étiquettes de leur origine géographique. Tant que “l'écriture pour elles est “le seul chemin vers l'existence.”
Abstract
Dans la poésie contemporaine, le blanc apparaît comme un possible de sens, non pas comme absent de sens, Saisir le verso blanc du monde reste moteur de la poésie. Si toutefois le blanc a un rapport avec du sens, il donne lieu à la naissance latente du sens, au lieu de prendre un sens. Il est question d'une posture d'écrire. L'écriture d'une grammaire inédite requiert une lecture, un angle de vue nouveaux. Elle porte sur le mode de relater, non de tisser un réseau de sens. C'est celle de la poésie telle que nous montrent D. Fourcade, Cl. Royet-Journoud, Sin Hae-uk et Jo Yeon-ho. Il s'agit de séparer, de retrancher, d'effacer, de répéter ou d'articuler. Autant d'actions en appel à la déconstruction de la langue maternelle. D'où la nécessité d'effacement, de désapprendre, de faire durer une étrangeté dans la langue et en faire la matière d'une nouvelle. Ou encore d'écrire à partir des hallucinations auditives, des troubles auditives et des illusions optiques. Cette écriture, d'origine obscure, s'ouvre à des possibles d'exister autrement. Elle porte en creux le réel insaisissable. Tels que récit, fiction, fable, son blanc du un, cliché négatif, partition de chant ou transcription musicale à l'image du monde. Le blanc est ce lieu de renversement de la vie et de la mort en la seule et unique mort-vie. Cependant cette poésie se révèle problématique, par son texture même, trouée et opaque. Relèverait-elle de l'autisme? Il suffirait d'un simple renversement de positions pour constater que le transparent et l'opaque se lient en un seul. Dans le blanc, excès et manque, fermeture et ouverture, n'en font plus qu'un. De même, effacer, c'est s'ouvrir à d'autres apparitions possibles. Issues de deux cultures différentes, ces poésies invitent pourtant à les lire sous le seul nom de la poésie, sans se départager selon des étiquettes de leur origine géographique. Tant que “l'écriture pour elles est “le seul chemin vers l'existence.”
참고문헌 (42)
- Fourcade, Dominique, "Son blanc du un" (1986), P.O.L
- Fourcade, Dominique, "Outrance utterance et autres élégies" (1990), Gallimard
- Fourcade, Dominique, "est-ce que je peux placer un mot ?" (2001), P.O.L
- Fourcade, Dominique, "Citizen Do" (2008), P.O.L
- Rimbaud, Arthur, "Oeuvres complètes, «La Pléiade»" (1972), Gallimard
- Royet-Journoud, Claude, "Le Renversement" (1972), Gallimard
- Royet-Journoud, Claude, "La Notion d'obstacle" (1978), Gallimard
- Royet-Journoud, Claude, "Les Objets contiennent l'infini" (2002), Gallimard
- Royet-Journoud, Claude, "Les Natures indivisibles" (1997), Gallimard
- Royet-Journoud, Claude, "Théorie des prépositions" (2007), P.O.L
- Royet-Journoud, Claude, "La Poésie entière est préposition", Marseille, E. Pesty éditeur, ~ (2007)
- 신해욱, "간결한 배치" (2005), 민음사
- 신해욱, "생물성" (2009), 문학과지성사
- 조연호, "죽음에 이르는 계절" (2004), 천년의시작
- 조연호, "저녁의 기원" (2007), 랜덤하우스코리아
- 조연호, "행복한 난청" (2007), 랜덤하우스코리아
- 조연호, "천문" (2010), 창비
- Blanchot, Maurice, "L'Espace littéraire" (1982), Gallimard
- Blanchot, Maurice, "Le livre à venir" (1995), Gallimard
- Blanchot, Maurice, "L'attente l'oubli" (2000), Gallimard
- Blanchot, Maurice, "L'Ecriture du désastre" (1993), Gallimard
- Je te continue ma lecture, "Mélanges pour Claude Royet-Journoud, réunis par Michèle Cohen-Halimi et Francis Cohen" (1999), P.O.L
- Collectifs, "Dossier Claude Royet-Journoud, Cahier Critique de Poésie 16", Marseille, cipM, ~ (2008)
- Pinson, Jean-Claude, "Sentimentale et maïve : nouveaux essai sur la poésie contemporaine, Seyssel" (2002), Champ Vallon
- Schulte Nordholt, "Anne-Lise, Maurice Blanchot - L'écriture comme expérience du dehors" (1995), Droz
- 권혁웅, "미래파" (2005), 문학과지성사
- 레비나스, "모리스 블랑쇼에 대하여" (2003), 동문선
- 임명진, "문학의 비평적 대화와 해석", 국학자료원, ~ (1997)
- 하상일, "서정의 미래와 비평의 윤리 : 하상일 평론집" (2007), 실천문학사
- 허윤진, "5시 57분" (2007), 문학과지성사
- Claude Royet-Journoud, , Action poétique, ~ (1982)
- "«Une interview de Claude Royet-Journoud» par Mathieu Bénézet", Prétexte, 20 (1999)
- 권혁웅, "이 글들을 무어라 부를까?", 문예중앙, (겨울)통권 : 120, pp.10~24 (2007), 랜덤하우스중앙
- 김언, "한국시, 흘러넘치면서 모자란 단어 몇 개", 문학동네, 389~396 (2009)
- 김행숙, "희미한, 너무나 희미한, 그는 ‘거의 모든 세상’이 되려 한다", 文藝中央, (가을)통권 : 119, pp.307~318 (2007), 랜덤하우스중앙
- 박규현, "모리스 블랑쇼에게 있어서 ‘재난’의 경험으로서의 글쓰기", 프랑스어문교육, (21), pp.201~223 (2006), 한국프랑스어문교육학회
- 신해욱, "이물감의 쾌락과 한국어-문학", 문학동네, 382~388 (2009)
- 신형철, "고백하(지 않)는 영혼의 위생학 : 조연호의 시", 詩作, (가을)통권 : 14, pp.196~208 (2005), 천년의 시작
- 신형철, "긴 연옥煉獄의 시 - 조연호 시의 세 층위에 대한 메모, in 현대시", 한국문연, 통권 : 233, pp.178~187 (2009)
- 신형철, "가능한 불가능- 최근 ‘시와 정치' 논의에 부쳐", 창작과비평, (봄)통권 : 147, pp.369~386 (2010)
- 오형엽, "평면, 혹은 우발성의 시 ― 2000년대 실험적 전위시의 한 흐름", 문학수첩, (여름)통권 : 22, pp.350~370 (2008)
- 조연호, "우리는 죽음을 모릅니다. 그러니 어떻게 낙천적이지 않을 수 있나요?<對談>in :현대시", 한국문연, 150~168 (2009)
