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Le Balcon의 텍스트 연극성

La Théâtralité textuelle du Balcon de Genet

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Roland Barthes définit la théâtralité comme “le théâtre moins le texte, une épaisseur de signes et de sensations qui s'édifient sur la scène à partir de l'argument écrit”. Tout en approuvant cette définition, nous avons examiné dans Le Balcon de Jean Genet ce que nous nous proposons d'appeler la théâtralité textuelle. Celle-ci dans les thèmes comme apparence-image, mort et théâtre dans le théâtre, par excellence. Les clients du “Grand Balcon” de madame Irma veulent réaliser chacun leur illusion dans les rôles comme évêque, juge, général, etc. Ils s’attachent excessivement à l’apparence et refusent d'assumer la fonction dans le réel. Un miroir, aussi bien que leurs partenaires, concourent à offrir une apparence soignée et exagerée. C'est ce dont ils ont besoin pour qu'ils deviennent, à leur tour, une image pure et immobile. Cette image, vide, pure, voire nulle, garantit la liberté. Mais pour ce faire, il faut s’isoler du monde extérieur. Les personnages conçoivent cet état de chose comme la solitude ou la mort; comme les bruits du réel pénétrent dans le balcon, les clients rêvent d’une mort qui les protégera de la contingence, et de l’instabilité de l’existence. Mais c'est dans cette mort que naît l’image qu'ils souhaitent s’approprier. Il est pourtant impossible que le théâtre nourri de ces images remplace le monde réel. En montrant les révoltés figeant eux-mêmes révolte comme, si l’on peut dire, la pratico-inerte sartrienne, Genet critique le théatre qui fait semblant d’être réel. En fait, celui-ci souffle sournoisement au spectateur le jugement de valeur spécifique et lui prend la force réelle. L’auteur choisit la forme du théâtre dans le théâtre intentionnellement assez équivoque. C'est pour réveiller les spectateurs et les amener, par la suite, dans une discussion méta-théâtrale. Comme Genet voulait aussi bien parler du théâtre, c'est-à-dire le théâtre sur le théâtre, les didascalies sont très précises. Selon Ubersfeld, s’il existe à l’intérieur du texte théâtral ‘des matrices textuelles de représentativité’, un texte de théâtre peut être analysé “selon les procédures qui sont spécifiques et mettent en lumière les noyaux de théâtralité dans le texte.” Les didascalies où théâtralisation-texte est inscrite sont, ajoute-t-elle, comme les figures textuelles de la dénégation-théâtralisation. La didascalie minutieusement détaillée, le discours ‘méta-théâtralisant’, et l’image d’éclat sur scène concourent à visualiser la théâtralité textuelle du Balcon.

Abstract

Roland Barthes définit la théâtralité comme “le théâtre moins le texte, une épaisseur de signes et de sensations qui s'édifient sur la scène à partir de l'argument écrit”. Tout en approuvant cette définition, nous avons examiné dans Le Balcon de Jean Genet ce que nous nous proposons d'appeler la théâtralité textuelle. Celle-ci dans les thèmes comme apparence-image, mort et théâtre dans le théâtre, par excellence. Les clients du “Grand Balcon” de madame Irma veulent réaliser chacun leur illusion dans les rôles comme évêque, juge, général, etc. Ils s’attachent excessivement à l’apparence et refusent d'assumer la fonction dans le réel. Un miroir, aussi bien que leurs partenaires, concourent à offrir une apparence soignée et exagerée. C'est ce dont ils ont besoin pour qu'ils deviennent, à leur tour, une image pure et immobile. Cette image, vide, pure, voire nulle, garantit la liberté. Mais pour ce faire, il faut s’isoler du monde extérieur. Les personnages conçoivent cet état de chose comme la solitude ou la mort; comme les bruits du réel pénétrent dans le balcon, les clients rêvent d’une mort qui les protégera de la contingence, et de l’instabilité de l’existence. Mais c'est dans cette mort que naît l’image qu'ils souhaitent s’approprier. Il est pourtant impossible que le théâtre nourri de ces images remplace le monde réel. En montrant les révoltés figeant eux-mêmes révolte comme, si l’on peut dire, la pratico-inerte sartrienne, Genet critique le théatre qui fait semblant d’être réel. En fait, celui-ci souffle sournoisement au spectateur le jugement de valeur spécifique et lui prend la force réelle. L’auteur choisit la forme du théâtre dans le théâtre intentionnellement assez équivoque. C'est pour réveiller les spectateurs et les amener, par la suite, dans une discussion méta-théâtrale. Comme Genet voulait aussi bien parler du théâtre, c'est-à-dire le théâtre sur le théâtre, les didascalies sont très précises. Selon Ubersfeld, s’il existe à l’intérieur du texte théâtral ‘des matrices textuelles de représentativité’, un texte de théâtre peut être analysé “selon les procédures qui sont spécifiques et mettent en lumière les noyaux de théâtralité dans le texte.” Les didascalies où théâtralisation-texte est inscrite sont, ajoute-t-elle, comme les figures textuelles de la dénégation-théâtralisation. La didascalie minutieusement détaillée, le discours ‘méta-théâtralisant’, et l’image d’éclat sur scène concourent à visualiser la théâtralité textuelle du Balcon.

참고문헌 (9)

  1. Jean Genet, "Le Balcon, In : Théȃtre Complet de Jean Genet" (2000), Gallimard
  2. Jean Genet, "Comment jouer Le Balcon, In: Théȃtre Complet de Jean Genet" (2000), Gallimard
  3. Roland Barthes, "Essais critiques, Coll. Tel quel" (1964), Seuil
  4. Michel Corvin, "Introduction, In: Théȃtre Complet de Jean Genet" (2000), Gallimard
  5. Marie Redonnet, "Jean Genet, le poète travesti" (2000), Bernard Grasset
  6. Anne Ubersfeld, "Lire le Théâtre" (1988), Cameron
  7. 레지스 드브레, "이미지의 삶과 죽음" (1994), 시각과 언어
  8. 강충권, "발코니에서 사용된 비현실화의 기법", 프랑스어문교육, 11 (2001)
  9. 이용복, "주네의 『발코니』에 나타나는 '이미지'에 대한 연구", 프랑스문화예술연구, 6, pp.117~135 (2002), 프랑스문화예술학회

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