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장 주네의 『발코니Le balcon』에 나타난 역할놀이 연구

Le jeu de rôle dans Le balcon de Jean Genet

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Cette étude a pour but d'analyser, basé sur le concept de jeu de rô̂le, Le balcon de Jean Genet. En examinant les relations complexes entre l’illusion et la réalité, impliquées dans ce concept, on pourrait éclaircir la théâ̂tralité genétienne poursuivie sur le plan esthétique. Le jeu de rô̂le, qui apparaî̂t comme un thème essentiel dès sa première pièce théâ̂trale, Les Bonnes(1947), se renforce et se complique dans Le balcon, dont le lieu scénique se situe dans la ‘maison d’illusions’, bordel géré par Mme Irma. Dans cette oeuvre composée de 9 tableaux, on va commencer par analyser les jeux de rô̂le dans les 4 premiers tableaux, se fondant sur le point de vue exprimé par Irma dans le 5e tableau. Irma, directrice du bordel qui surveille ces jeux de sa chambre ‘panoptique’, n’admet pas de confondre la réalité et l’illusion. Puisque les citoyens peuvent y assouvir leurs désirs non satisfaits dans la réalité, le bordel, protégé par le Chef de la Police comme support du pouvoir, devient le ‘double’ inversé du palais royal menacé par les révoltés. Ce qu’on devait remarquer dans ces scènes, c’est que ces joueurs n’existent que comme rô̂le, sans aucun nom de personnages: leur identité(les figures du pouvoir ainsi que celles du bordel) est constituée uniquement par leurs costumes, c’est-à-dire par leur apparence. En plus leur relation réelle peut ê̂tre renversée dans la mesure où le jugement n’est rendu possible que par le crime antérieur. Quand le juge-joueur demande à la putain-voleuse si ces crimes sont vrais, la frontière entre illusion et réalité se trouve ambiguë̈. La révolte se présente comme une réalité extérieure qui menace la Reine ainsi que le bordel. Leur victoire semble ê̂tre imminente, ce qui est confirmé par l’Envoyé dans le 7e tableau. Or la révolte est aussi un jeu, dont le but est de redistribuer les rô̂les. En plus les révoltés prennent, pour obtenir le pouvoir réel, le tactique de l’image; ils choisissent Chantal comme image de la révolte, cette ancienne putain évadée de la maison d’illusions pour vivre une vraie vie. Le conflit des images entre la révolte(Chantal) et le bordel soutenu par le palais royal (Irma-Reine et les figures du pouvoir) se termine par la victoire de celui-ci, parce que ‘l’image vraie née du spectacle faux’ est acceptée par le peuple aveuglé par les parures. Ces ‘simulacres’ du pouvoir exigent, cette fois-ci, de devenir les chefs ‘effectifs’ en remplissant leurs fonctions : l’illusion veut pénétrer dans la réalité. Or ce qu’ils craignent le plus, c’est la consécration de l’image du Chef de la Police dans le bordel. La peur exprimée par ceux qui ont conquis la réalité par l’image renverse encore une fois la hiérarchie entre la réalité et l’illusion et détruit leur frontière. C’est le tableau final qui révèle l’aspect extrê̂me de ce renversement. La consécration de l’image du Héros, tellement souhaitée par le Chef de la Police, unique personnage détenant le pouvoir réel dans la pièce, se réalise par Roger, plombier-révolté qui s’obstinait à la réalité. Après la mort de Chantal, son bien-aimée, ainsi que l’échec de la révolte, il vient au bordel jouer le Chef de la Police dans le Salon du Mausolée. Or il refuse de retourner dans la vie après la séance et se châ̂tre pour confondre le destin du Héros avec le sien en allant jusqu’au bout de son rô̂le. Le Chef de la Police, satisfait de son apothèose choisit de se renfermer dans le tombeau pour éterniser ainsi son image. Au dénouement de la pièce, Irma, revenu de son jeu de rô̂le de la Reine, fait sortir tous les personnages en tant que directrice de la scène. Son dernier discours s’adresse au public qui, lui aussi, joue son rô̂le dans la réalité encore plus fausse que le théâ̂tre. Le théâ̂tre genétien, qui oppose le jeu et le contre-jeu, l’illusion et la réalité, ébranle le fondement de la réalité en prolongeant le jeu, en détruisant jusque la frontière entre la scène et le public. Dans le monde genétien où se domine le jeu de rô̂le qui engloutit la réalité, la signification de l’oeuvre se trouve dans l’accomplissement de la révolte poétique qui débouche sur la transformation effective du monde par un renversement sur le plan purement esthétique. De ce point de vue, c’est Carmen qu’on devrait remarquer avant de terminer ce travail, puisqu’elle incarne cette ambiguïté tellement exigée par Genet lui-mê̂me; en la faisant toujours demeurer à l’intérieur de la ‘maison d’illusions’, exempte de la réalité corrompue, l’auteur semble laisser vivante la possibilité de la révolte poétique.

Abstract

Cette étude a pour but d'analyser, basé sur le concept de jeu de rô̂le, Le balcon de Jean Genet. En examinant les relations complexes entre l’illusion et la réalité, impliquées dans ce concept, on pourrait éclaircir la théâ̂tralité genétienne poursuivie sur le plan esthétique. Le jeu de rô̂le, qui apparaî̂t comme un thème essentiel dès sa première pièce théâ̂trale, Les Bonnes(1947), se renforce et se complique dans Le balcon, dont le lieu scénique se situe dans la ‘maison d’illusions’, bordel géré par Mme Irma. Dans cette oeuvre composée de 9 tableaux, on va commencer par analyser les jeux de rô̂le dans les 4 premiers tableaux, se fondant sur le point de vue exprimé par Irma dans le 5e tableau. Irma, directrice du bordel qui surveille ces jeux de sa chambre ‘panoptique’, n’admet pas de confondre la réalité et l’illusion. Puisque les citoyens peuvent y assouvir leurs désirs non satisfaits dans la réalité, le bordel, protégé par le Chef de la Police comme support du pouvoir, devient le ‘double’ inversé du palais royal menacé par les révoltés. Ce qu’on devait remarquer dans ces scènes, c’est que ces joueurs n’existent que comme rô̂le, sans aucun nom de personnages: leur identité(les figures du pouvoir ainsi que celles du bordel) est constituée uniquement par leurs costumes, c’est-à-dire par leur apparence. En plus leur relation réelle peut ê̂tre renversée dans la mesure où le jugement n’est rendu possible que par le crime antérieur. Quand le juge-joueur demande à la putain-voleuse si ces crimes sont vrais, la frontière entre illusion et réalité se trouve ambiguë̈. La révolte se présente comme une réalité extérieure qui menace la Reine ainsi que le bordel. Leur victoire semble ê̂tre imminente, ce qui est confirmé par l’Envoyé dans le 7e tableau. Or la révolte est aussi un jeu, dont le but est de redistribuer les rô̂les. En plus les révoltés prennent, pour obtenir le pouvoir réel, le tactique de l’image; ils choisissent Chantal comme image de la révolte, cette ancienne putain évadée de la maison d’illusions pour vivre une vraie vie. Le conflit des images entre la révolte(Chantal) et le bordel soutenu par le palais royal (Irma-Reine et les figures du pouvoir) se termine par la victoire de celui-ci, parce que ‘l’image vraie née du spectacle faux’ est acceptée par le peuple aveuglé par les parures. Ces ‘simulacres’ du pouvoir exigent, cette fois-ci, de devenir les chefs ‘effectifs’ en remplissant leurs fonctions : l’illusion veut pénétrer dans la réalité. Or ce qu’ils craignent le plus, c’est la consécration de l’image du Chef de la Police dans le bordel. La peur exprimée par ceux qui ont conquis la réalité par l’image renverse encore une fois la hiérarchie entre la réalité et l’illusion et détruit leur frontière. C’est le tableau final qui révèle l’aspect extrê̂me de ce renversement. La consécration de l’image du Héros, tellement souhaitée par le Chef de la Police, unique personnage détenant le pouvoir réel dans la pièce, se réalise par Roger, plombier-révolté qui s’obstinait à la réalité. Après la mort de Chantal, son bien-aimée, ainsi que l’échec de la révolte, il vient au bordel jouer le Chef de la Police dans le Salon du Mausolée. Or il refuse de retourner dans la vie après la séance et se châ̂tre pour confondre le destin du Héros avec le sien en allant jusqu’au bout de son rô̂le. Le Chef de la Police, satisfait de son apothèose choisit de se renfermer dans le tombeau pour éterniser ainsi son image. Au dénouement de la pièce, Irma, revenu de son jeu de rô̂le de la Reine, fait sortir tous les personnages en tant que directrice de la scène. Son dernier discours s’adresse au public qui, lui aussi, joue son rô̂le dans la réalité encore plus fausse que le théâ̂tre. Le théâ̂tre genétien, qui oppose le jeu et le contre-jeu, l’illusion et la réalité, ébranle le fondement de la réalité en prolongeant le jeu, en détruisant jusque la frontière entre la scène et le public. Dans le monde genétien où se domine le jeu de rô̂le qui engloutit la réalité, la signification de l’oeuvre se trouve dans l’accomplissement de la révolte poétique qui débouche sur la transformation effective du monde par un renversement sur le plan purement esthétique. De ce point de vue, c’est Carmen qu’on devrait remarquer avant de terminer ce travail, puisqu’elle incarne cette ambiguïté tellement exigée par Genet lui-mê̂me; en la faisant toujours demeurer à l’intérieur de la ‘maison d’illusions’, exempte de la réalité corrompue, l’auteur semble laisser vivante la possibilité de la révolte poétique.

참고문헌 (12)

  1. Jean Genet, "Le Balcon" (2013), folio
  2. Chesneau, Albert C, "Idée de révolution et principe de réversibilité dans Le Balcon et Les Nègres de Jean Genet", Publications of the Modern Language Association, 88(5) (1973)
  3. Goldman, Lucien, "Structures mentales et création cultur" (1970), Anthropos
  4. Hubert, Marie-Claude, "L’esthétique de Jean Genet" (1996), Sedes
  5. Jacquemont, Christiane Vymétal, "The Essence of the Game and Its Locus in Jean Genet’s Le Balcon", The French Review, 54(2) (1980)
  6. Lemaître, Henri, "L’Aventure littéraire du XXe siècle 1920-1960" (1984), Bordas
  7. Marchand, Alain B., "Genet. Le Joueur impénitent" (1997), Editions Les Herbes rouges
  8. Moraly, Jean-Bernard, "Le Maître fou. Genet théoricien du théâtre(1950-1967)" (2009), Librairie Nizet
  9. Sartre, Jean-Paul, "Saint Genet, comédien et martyr" (1952), Gallimard
  10. Sheaffer-Jones, Caroline, "The Play within the play: The Performance of Meta-Theatre and Self-Reflection" (2007), Brill Academic Publishers
  11. 데이비드 브래드비, "현대 프랑스 연극 1940~1990" (2011), 지만지
  12. 정병희, "현대 프랑스 연극" (1995), 민음사

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