모호성의 변주 - 뒤라스의 『영국인 애인』 연구
Variation sur l’ambiguïté - Une étude sur L'Amante anglaise de Marguerite Duras
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초록
A l’opposé du roman policier traditionnel, la question de “qui est le coupable?” n’est jamais posée dans L'Amante anglaise de Marguerite Duras où la coupable et la victime sont déjà reconnues comme telles et où le lecteur s’intéresse, nous paraît-il, à comprendre et à reconstituer les événements qui ont eu lieu avant le crime. C’est pourquoi à l’occasion d’une suite d’entretiens faits successivement par un interrogateur qui veut écrire un roman avec ces témoignages, les interlocuteurs se posent la question sur des motifs intimes du crime. Nous présentons “la tache sur le cou” comme son motif et “la tê̂̂te introuvable” comme sa conséquence ; nous les considérons comme éléments créateurs de l’ambiguïté du texte. Et nous insistons sur deux choses : d’une part, “la tache sur le cou” est insignifiante en elle-même mais le regard de Claire la transforme en un élément surdéterminé du crime à tel point qu’elle se figure dans son rêve comme un bouton d’une machine infernale. D’autre part, “la tête introuvable” représente le manque nécessaire qui a pour fonction de rendre un événement inachevé. Ce fait de substituer l’absence à la présence, nous pouvons le trouver dans le dialogue entre l’interrogateur et Claire. Celle-ci croit que son secret concernant la tête introuvable la rend intéressante auprès des autres, et qu'elle peut devenir par conséquent le sujet même du drame. Mais à l’encontre de ses attentes, elle demeure toujours comme “objet” du dialogue, car l’interrogateur ne montre plus aucun intérêt sur la tête. Ainci ces deux indices minimes tels que “la tache” et “la tête” annonçant respectivement le commencement et la fin du crime, posent les questions de l’origine, de l’inachevabilité et du sujet incertain, en un mot la question de “l’indicible”.
Abstract
A l’opposé du roman policier traditionnel, la question de “qui est le coupable?” n’est jamais posée dans L'Amante anglaise de Marguerite Duras où la coupable et la victime sont déjà reconnues comme telles et où le lecteur s’intéresse, nous paraît-il, à comprendre et à reconstituer les événements qui ont eu lieu avant le crime. C’est pourquoi à l’occasion d’une suite d’entretiens faits successivement par un interrogateur qui veut écrire un roman avec ces témoignages, les interlocuteurs se posent la question sur des motifs intimes du crime. Nous présentons “la tache sur le cou” comme son motif et “la tê̂̂te introuvable” comme sa conséquence ; nous les considérons comme éléments créateurs de l’ambiguïté du texte. Et nous insistons sur deux choses : d’une part, “la tache sur le cou” est insignifiante en elle-même mais le regard de Claire la transforme en un élément surdéterminé du crime à tel point qu’elle se figure dans son rêve comme un bouton d’une machine infernale. D’autre part, “la tête introuvable” représente le manque nécessaire qui a pour fonction de rendre un événement inachevé. Ce fait de substituer l’absence à la présence, nous pouvons le trouver dans le dialogue entre l’interrogateur et Claire. Celle-ci croit que son secret concernant la tête introuvable la rend intéressante auprès des autres, et qu'elle peut devenir par conséquent le sujet même du drame. Mais à l’encontre de ses attentes, elle demeure toujours comme “objet” du dialogue, car l’interrogateur ne montre plus aucun intérêt sur la tête. Ainci ces deux indices minimes tels que “la tache” et “la tête” annonçant respectivement le commencement et la fin du crime, posent les questions de l’origine, de l’inachevabilité et du sujet incertain, en un mot la question de “l’indicible”.
참고문헌 (16)
- Marguerite Duras, "L’Amante anglaise" (1967), Gallimard
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- Marie-Hélène Bloblet, "L’Herne Duras, In L’Herne Duras", pp.176~180 (2005), Editions de l’Herne
- Madeleine Borgomano, "Madeleine Borgomano commente Le ravissement de Lol V. Stein de Marguerite Duras" (1997), Gallimard
- Noëlle Carruggi, "Marguerite Duras. Une expérience intérieure :“le gommage de l’être en faveur du tout" (1995), Peter Lang
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- Julia Kristeva, "Soleil noir. Dépression et mélancolie" (1987), Gallimard
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- Jean Pierrot, "Marguerite Duras" (1986), José Corti
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- Dominique Viart, "Le roman français au XXe siècle" (1999), Hachette
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- 크리스티안느 블로-라바레르, "마르그리트 뒤라스. 글쓰기, 피해갈 수 없는 나의 길" (1995), 여성사
