탈주에서 순환으로 - 뒤라스의 『연인』을 중심으로
De la fuite à la circulation – une étude sur L'Amant de Duras
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초록
L’Amant de Marguerite Duras est un texte ambigu où se mêlent, sur fond d’épisodes familiaux fragmentaires, la sexualité, la folie, la mort et la question de l’écriture. Son récit autobiographique commence par la narration de son visage “dévasté” pour arriver à la rencontre et à la séparation d’avec son amant chinois. En réalité, cette rencontre est motivée par le désir de fuir sa mère dont la folie se révèle avec le temps et qui pousse implicitement sa fille à la prostitution. Le monde maternel est présenté comme une prison où Duras est forcée d'assumer la ressemblance avec sa mère ; au contraire, la rencontre avec son amant chinois s'avère être une expérience alchimique à la recherche de la sexualité, de la liberté et de son identité d’écrivain. La fuite ouvre, donc, chez Duras l’horizon pour une vocation : celle de devenir écrivain. La rencontre avec son amant devient riche de sens grâce à une image manquée : une photographie absente du passage sur le Mékong qui pourrait rendre immortelle cette rencontre, mais qui incite, paradoxalement, l'auteur à raconter son histoire d’amour. C’est ce manque qui déclenche comme origine une série de souvenirs et qui tisse l'histoire durassienne où l'indicible favorise le mouvement répétitif. C’est cela que Duras présente avec le terme de la circulation. Tandis que l'origine manquée produit un récit, la circulation efface la distinction entre homme et femme, ouverture et fermeture, moi et autrui, amour sensuel et amour sublime. En d'autres termes, la circulation est un moyen de présenter le passé aux lecteurs sous forme de récit autobiographique. La fuite et la circulation sont un moyen d’affirmer autant son amour que son identité : grâce à elles, Duras parvient à textualiser sa vie.
Abstract
L’Amant de Marguerite Duras est un texte ambigu où se mêlent, sur fond d’épisodes familiaux fragmentaires, la sexualité, la folie, la mort et la question de l’écriture. Son récit autobiographique commence par la narration de son visage “dévasté” pour arriver à la rencontre et à la séparation d’avec son amant chinois. En réalité, cette rencontre est motivée par le désir de fuir sa mère dont la folie se révèle avec le temps et qui pousse implicitement sa fille à la prostitution. Le monde maternel est présenté comme une prison où Duras est forcée d'assumer la ressemblance avec sa mère ; au contraire, la rencontre avec son amant chinois s'avère être une expérience alchimique à la recherche de la sexualité, de la liberté et de son identité d’écrivain. La fuite ouvre, donc, chez Duras l’horizon pour une vocation : celle de devenir écrivain. La rencontre avec son amant devient riche de sens grâce à une image manquée : une photographie absente du passage sur le Mékong qui pourrait rendre immortelle cette rencontre, mais qui incite, paradoxalement, l'auteur à raconter son histoire d’amour. C’est ce manque qui déclenche comme origine une série de souvenirs et qui tisse l'histoire durassienne où l'indicible favorise le mouvement répétitif. C’est cela que Duras présente avec le terme de la circulation. Tandis que l'origine manquée produit un récit, la circulation efface la distinction entre homme et femme, ouverture et fermeture, moi et autrui, amour sensuel et amour sublime. En d'autres termes, la circulation est un moyen de présenter le passé aux lecteurs sous forme de récit autobiographique. La fuite et la circulation sont un moyen d’affirmer autant son amour que son identité : grâce à elles, Duras parvient à textualiser sa vie.
참고문헌 (20)
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