디드로의 초상화에 담긴 ‘진실(vérité)’의 문제
La question de la⟪vérité⟫dans les portraits de Diderot
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초록
Depuis la Renaissance, le genre du portrait s'est développé avec la puissance politique des nobles. Ils ont désiré posséder leurs propres portraits et ceux de leurs proches pour étaler leur pouvoir social et léguer ses traits à la postérité. Grâce à cette grande consommation des nobles, le genre du portrait continue à triompher les XVIIe et XVIIIe siècles. Même si, au siècle des Lumières, le portrait a occupé la deuxième place après le tableau d'histoire à cause de mépris du genre par l'Académie royale de peinture et de sculpture, les nobles ont toujours contribué au succès de ce genre, et celui-ci a évolué bien longtemps. Mais le portrait, genre très demandé et le plus représentatif du goût de cette époque pose des questions essentielles chez Diderot, critique d'art : doit-il ressembler au physique de son modèle ? ou doit-il concerner plutôt le caractère ou le tempérament de la personne dont on voit le portrait ? Diderot considère que l'analyse psycologique est plus importante que la ressemblance du modèle dans le portrait. Il s'enthousiasme alors pour les portraitistes qui rendent la nature intérieure du modèle. Parmi les portraitistes qui ont décrit les traits de Diderot dans le Salon de 1767, Garand et Madame Therbouche ont réussi à exprimer la ressemblance et la réalité psychologique du modèle. Pourtant Louis Michel Van Loo a transformé Diderot ⟪en riant mignon, efféminé et vieux coquet⟫ dans le tableau et notre philosophe a conclu que ce portrait n'avait montré ni son image, ni son âme. Donc, le portrait est lié directement à la question de la <vérité>. Dans les Salons de Diderot, cette question de la vérité est centrale. L'attention de Diderot portée à cette question dans l'art montre son principe esthétique. Selon Diderot, il faut trouver le beau dans la nature et l'imiter dans le tableau. Lorsque les figures du tableau, qu'elles soient belles ou laides, ressemblent à celles que présente la nature, on admire ce tableau car ces figures sont comme elles doivent être dans la nature. Mais l'imitation de la nature ne signifie pas que les peintres rendent simplement la nature sur la toile. On exige donc que les peintres restituent la nature avec sa vérité. Même dans le genre du portrait, le peintre doit faire attention à la question de la vérité pour bien exprimer le modèle tel qu'il est. Enfin, si la ressemblance et la vérité du modèle se trouvent dans le portrait, ce portrait séduira les regards des spectateurs.
Abstract
Depuis la Renaissance, le genre du portrait s'est développé avec la puissance politique des nobles. Ils ont désiré posséder leurs propres portraits et ceux de leurs proches pour étaler leur pouvoir social et léguer ses traits à la postérité. Grâce à cette grande consommation des nobles, le genre du portrait continue à triompher les XVIIe et XVIIIe siècles. Même si, au siècle des Lumières, le portrait a occupé la deuxième place après le tableau d'histoire à cause de mépris du genre par l'Académie royale de peinture et de sculpture, les nobles ont toujours contribué au succès de ce genre, et celui-ci a évolué bien longtemps. Mais le portrait, genre très demandé et le plus représentatif du goût de cette époque pose des questions essentielles chez Diderot, critique d'art : doit-il ressembler au physique de son modèle ? ou doit-il concerner plutôt le caractère ou le tempérament de la personne dont on voit le portrait ? Diderot considère que l'analyse psycologique est plus importante que la ressemblance du modèle dans le portrait. Il s'enthousiasme alors pour les portraitistes qui rendent la nature intérieure du modèle. Parmi les portraitistes qui ont décrit les traits de Diderot dans le Salon de 1767, Garand et Madame Therbouche ont réussi à exprimer la ressemblance et la réalité psychologique du modèle. Pourtant Louis Michel Van Loo a transformé Diderot ⟪en riant mignon, efféminé et vieux coquet⟫ dans le tableau et notre philosophe a conclu que ce portrait n'avait montré ni son image, ni son âme. Donc, le portrait est lié directement à la question de la <vérité>. Dans les Salons de Diderot, cette question de la vérité est centrale. L'attention de Diderot portée à cette question dans l'art montre son principe esthétique. Selon Diderot, il faut trouver le beau dans la nature et l'imiter dans le tableau. Lorsque les figures du tableau, qu'elles soient belles ou laides, ressemblent à celles que présente la nature, on admire ce tableau car ces figures sont comme elles doivent être dans la nature. Mais l'imitation de la nature ne signifie pas que les peintres rendent simplement la nature sur la toile. On exige donc que les peintres restituent la nature avec sa vérité. Même dans le genre du portrait, le peintre doit faire attention à la question de la vérité pour bien exprimer le modèle tel qu'il est. Enfin, si la ressemblance et la vérité du modèle se trouvent dans le portrait, ce portrait séduira les regards des spectateurs.
참고문헌 (15)
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