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빅토르 위고 연극과 그로테스크 미학 - 『크롬웰Cromwell』 서문과 『뤼 블라스Ruy Blas』를 중심으로

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Hugo définit, contre l'esthétique du théâtre classique, les règles d'un nouveau genre théâtral, le drame romantique. Le drame romantique né des théories de Hugo se caractérise par l'introduction du laid et du grotesque sur la scène théâtrale, et surtout par le mélange des genres. Comme on le sait, la notion de grotesque a agité l’époque romantique et Victor Hugo en a largement disserté dans sa Préface de Cromwell (1827). Hugo y explique que c’est justement le rapport entre le sublime et le grotesque qui fonde la modernité du drame. Selon Hugo, le grotesque a modifié la forme de l'art tout entier et la comédie s'est développée comme une forme artistique nouvelle. Mais les tenants de l'autorité classique ne pouvaient admettre le grotesque comme un élément de l'art à cause de leur croyance en Aristote, Boileau et La Harpe, qui n'ont jamais admis le grotesque dans l'oeuvre d'art et qui n'ont jamais mêlé la comédie à la tragédie. Hugo déclare être à côté de la littérature romantique et il affirme que son rôle est de constater un fait. L'objet de notre étude se divise en trois parties. Nous nous intéresserons d'abord à la préface de Cromwell où Hugo montre l'ingrédient nouveau de son drame, le grotesque. Il donne au grotesque une base philosophique, le dualisme chrétien et énumère un éventail d'exemples dessinant des notions polyvalentes du grotesque. Ensuite nous allons concentrer notre attention sur Ruy Blas où s'inscrivent une esthétique du grotesque et quelques particularités de l'écriture dramatique qui sont propres chez Hugo. Ces deux aspects d'analyse nous permettront de mieux connaître la modernité du théâtre de Hugo. Le grotesque passe difficilement à la scène tant il suscite la gêne du public ou génère le scandale. Balayant les principes d'unité, d'harmonie, la représentation grotesque ignore les barrières et ruine les bienséances. Le grotesque est une machine de guerre contre l'idéalisme du beau. Là où la tragédie réservait le sublime à l'héroïsme des grands, le drame de Hugo allie au beau qui 《n'a qu'une forme》 le laid qui 《en a mille》. Hugo montre la prédilection pour le bas, le goût de l'antithèse dans la dramaturgie. Hugo signale aux côtés de la culture officielle, l'existence d'une contre-culture, d'une culture que l'on pourrait qualifier de populaire. Le grotesque, issu d'une contre-culture, ne s'appuie plus sur les codes dominants du beau, de la logique, du vraisemblance, du bienséance, mais du laid, du bas, de la fantastique, de l'horreur, du comique. L'art devient polyvalent et populaire avec Hugo. Il conçoit le theatre comme fête populaire. Il écrit pour le peuple, et c'est au peuple qu'il s'adresse. On y retrouve les principales structures de la dramaturgie hugolienne : contestation des lois, inversion des pouvoirs, carnavalisation du monde. Ruy Blas est souvent défini comme une oeuvre de synthèse. Nous pouvons y remarquer deux sortes de synthèse. Première synthèse, esthétique. Ruy Blas marque le retour en force du grotesque. Il permet de définir le mélange du genre(tragédie, comédie), rend possible variété et réversibilité des registres(sublime, grotesque). Deuxième synthèse, politique ; abolir les différences de classe, faire du drame le moyen d'élever les spectateurs par les ouvrages de l'art, et de les constituer en un public en écrivant des pièces qui satisfassent toutes ses composantes : 《La foule demande au théâtre des sensation ; la femme, des émotions ; le penseur, des méditations.》 Le drame fondra donc sous une même forme les genres qui correspondent à chacun de ces goûts.

Abstract

Hugo définit, contre l'esthétique du théâtre classique, les règles d'un nouveau genre théâtral, le drame romantique. Le drame romantique né des théories de Hugo se caractérise par l'introduction du laid et du grotesque sur la scène théâtrale, et surtout par le mélange des genres. Comme on le sait, la notion de grotesque a agité l’époque romantique et Victor Hugo en a largement disserté dans sa Préface de Cromwell (1827). Hugo y explique que c’est justement le rapport entre le sublime et le grotesque qui fonde la modernité du drame. Selon Hugo, le grotesque a modifié la forme de l'art tout entier et la comédie s'est développée comme une forme artistique nouvelle. Mais les tenants de l'autorité classique ne pouvaient admettre le grotesque comme un élément de l'art à cause de leur croyance en Aristote, Boileau et La Harpe, qui n'ont jamais admis le grotesque dans l'oeuvre d'art et qui n'ont jamais mêlé la comédie à la tragédie. Hugo déclare être à côté de la littérature romantique et il affirme que son rôle est de constater un fait. L'objet de notre étude se divise en trois parties. Nous nous intéresserons d'abord à la préface de Cromwell où Hugo montre l'ingrédient nouveau de son drame, le grotesque. Il donne au grotesque une base philosophique, le dualisme chrétien et énumère un éventail d'exemples dessinant des notions polyvalentes du grotesque. Ensuite nous allons concentrer notre attention sur Ruy Blas où s'inscrivent une esthétique du grotesque et quelques particularités de l'écriture dramatique qui sont propres chez Hugo. Ces deux aspects d'analyse nous permettront de mieux connaître la modernité du théâtre de Hugo. Le grotesque passe difficilement à la scène tant il suscite la gêne du public ou génère le scandale. Balayant les principes d'unité, d'harmonie, la représentation grotesque ignore les barrières et ruine les bienséances. Le grotesque est une machine de guerre contre l'idéalisme du beau. Là où la tragédie réservait le sublime à l'héroïsme des grands, le drame de Hugo allie au beau qui 《n'a qu'une forme》 le laid qui 《en a mille》. Hugo montre la prédilection pour le bas, le goût de l'antithèse dans la dramaturgie. Hugo signale aux côtés de la culture officielle, l'existence d'une contre-culture, d'une culture que l'on pourrait qualifier de populaire. Le grotesque, issu d'une contre-culture, ne s'appuie plus sur les codes dominants du beau, de la logique, du vraisemblance, du bienséance, mais du laid, du bas, de la fantastique, de l'horreur, du comique. L'art devient polyvalent et populaire avec Hugo. Il conçoit le theatre comme fête populaire. Il écrit pour le peuple, et c'est au peuple qu'il s'adresse. On y retrouve les principales structures de la dramaturgie hugolienne : contestation des lois, inversion des pouvoirs, carnavalisation du monde. Ruy Blas est souvent défini comme une oeuvre de synthèse. Nous pouvons y remarquer deux sortes de synthèse. Première synthèse, esthétique. Ruy Blas marque le retour en force du grotesque. Il permet de définir le mélange du genre(tragédie, comédie), rend possible variété et réversibilité des registres(sublime, grotesque). Deuxième synthèse, politique ; abolir les différences de classe, faire du drame le moyen d'élever les spectateurs par les ouvrages de l'art, et de les constituer en un public en écrivant des pièces qui satisfassent toutes ses composantes : 《La foule demande au théâtre des sensation ; la femme, des émotions ; le penseur, des méditations.》 Le drame fondra donc sous une même forme les genres qui correspondent à chacun de ces goûts.

참고문헌 (34)

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