크리스 마르케의 <태양 없이 Sans Soleil>에 나타난 시간의 재현 방식 연구
Étude sur La Représentation du Temps dans Sans Soleil de Chris Marker
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초록
영화를 비롯한 동영상은 편집에 의한 공간적 이동 및 시간의 생략 등을 통하여 시 간에 대한 인식을 수반하기 때문에 영화에서의 시간은 항상 가장 중요한 요소 중 하나로 다루어져 왔으며, 1950년대 후반을 기점으로 고전영화와 현대영화의 구분 짓는 중요한 기준이 되는 것이 바로 시간의 재현 방식의 차이라는 것 역시 그러한 이유에서일 것이다. 고전영화든 현대영화든 서사가 존재하며, 서사란 기본적으로 시간, 공간, 인과율간 의 상관관계에 의해 형성되는데, 고전영화의 경우 시공간의 연속성을 확보하기 위한 원인과 결과의 연대기적 배열이 서사의 중심 요소가 된다. 이러한 고전영화의 연대기적 시간의 재현 방식은 현재까지 대부분의 주류 영화 및 드라마, 다큐멘터리에서 일반화 되어있다. 그러나 들뢰즈가 고전영화와 구분하여 새로운 이미지라 일컫는 현대영화의 경우, 시간은 더 이상 연속성의 고리에만 머물지 않는다. 현대영화의 등장은 곧 다양한 방식으로 시간의 재현을 시도한 영화들의 등장이라 할 수 있을 것이다. 때문에 현대영화의 효시라 불리는 이탈리아 네오리얼리즘Néo-réalisme과 프랑스 누벨바그Nouvelle Vague 감독의 작품들은 끊임없이 연구의 대상이 되어왔으며 시간의 재현 방식에 대한 이론적 연구도 활발하게 진행되어 왔다. 크리스 마르케Chris Marker는 1950년대부터 현재까지 세계 각지로의 탐사를 통해 우리가 몸담고 있는 세계의 진실을 과거와 현재, 그리고 미래와의 관계 속에서 밝혀내려는 시도들을 보여준다. 사진, 소설, 멀티 미디어, CD-Rom 작업에 이르기까지 다양한 시청각 분야의 모든 장르의 경계를 넘나드는 그는 연속성을 거부하는 편집 방식과 철학적 시성poésie을 드러내는 나레이션 등을 통해 그만의 독특한 다큐멘터리 형식을 창조하며 “시네 에세이스트ciné-essayiste”라 불리우기도 한다. 1952년부터 현재에 이르기까지 그의 수많은 작품들의 주제의식은 일관되게 ‘기억’에 관한 것이다. 초기 작품들에서 그는 전쟁과 테러, 혁명이 지나간 세계 각지를 여행하며, 끊임없는 분쟁과 죽음의 역사에도 불구하고 이를 망각하고 있는 이 세계의 집단적 기억상실증에 대해 토로한다. 그리고 점차 이러한 망각을 유발하는 기억의 작용에 대한 탐구를 통해 1962년 <환송대La Jetée>를 기점으로 보다 직접적인 시간의 재현을 시도해왔다. 시간과 기억을 이미지를 통해 재현하고자 한 그의 일관된 주제의식과 그만의 독특한 작품 세계로 인하여 1962년부터 『이마쥬 에 송Image et Son』, 『트라픽Trafic』, 『포지티프Positif』 등 프랑스의 영향력 있는 영화 관련 학술지들이 크리스 마르케 특집을 발간한 바 있으며, 최근에는 2007년 『에끌립스Eclipses』의 단행본 발간에 이어 2010년 4월, 영상 서사학 전문 온라인저널 『이미지와 내러티브Image & Narrative』에서 크리스 마르케 특집을 기획할 만큼 전 세계적 영향력을 가진 영화감독이기도 하다. 특히 2008년 EBS 다큐멘터리영화제에 초청 상영된 바 있는 <태양 없이Sans Soleil(1982)>의 경우, 프루스트Proust의 『잃어버린 시간을 찾아서A la recherche du temps perdu를 연상시키는 방대한 기억의 보고(寶庫)라는 평가를 받고 있다. 시간의 재현방식의 변화는 단지 시간의 재현 그 자체의 문제가 아니라 사유의 문제라 할 수 있다. 본 논문에서는 크리스 마르케가 <태양 없이>를 통해 어떠한 방식으로 기억-시간을 재현해 냄으로써 사유의 영화를 제시하는가를 살펴볼 것이다.
Abstract
“Le temps”, au cinéma, est considéré comme un des aspects majeurs pour l’étude de ce dernier, puisque le cinéma est un moyen d’expression qui est inévitablement confronté à la problématique du temps. Il existe à son propos toute une recherche des grands théoriciens du cinéma et de philosophes et naturellement, des cinéastes marqués par cette problématique. Il nous semble que Chris Marker est profondément un cinéaste du temps, suivant le concept deleuzien de “l'image-temps”. Il interroge obstinément notre monde en le confrontant à son passé et en interrogeant son avenir dans un contexte marque par la mémoire et par l’oubli. Chez Chris Marker, la temporalité semble fonctionner d’une façon très singulière. Le présent ne se réfère pas au présent de narration, mais oscille entre passé et futur, pour abolir les strates temporelles conventionnelles du récit. Le temps, chez Chris Marker, apparaît lui-même comme le thème principal de son œuvre. Dans Sans Soleil, Marker construit l'image de la mémoire, en relation avec ses problématiques de l'image même, c'est-à-dire, ‘la production du visible' et la ‘fixation de l'instant fugitif'. Il est vrai que le monde ne peut qu’être filmé et montré sous forme d’image, même si l’image elle- même n’est pas réelle ; elle n’est pas le reflet véridique du monde. Marker voit le monde déjà contaminé par “l’illusion réaliste” de l’image, ce genre d’image étant modelée par le pouvoir, la dictature fait tout pour enseigner l’histoire falsifiée aux hommes pour effacer leur mémoire. Les hommes de ce monde rompus avec leur mémoire sont devenus incapables d’inventer l’avenir. Donc, il fallait charger l’image, c’est-à- dire créer la nouvelle image qui est libérée de “l’illusion réaliste”, et qui peut reconstruire la mémoire du monde. C’est la problématique fondamentale sur l’image même de Marker. Sans Soleil est un film documentaire dans lequel Marker retrace son grand voyage à travers le monde, de l'Afrique au Japon. Dans ce film, pour ressusciter la réalité non–visible aux images qu’il a filmé, Marker propose une façon très singulière de la représentation; le temps non- cronologique, l'espace mêlé par le montage alterné, ou bien latéral et les commentaires implicites. Les images du Japon et celles de l'Afrique qui se croisent sans arrêt par une série de juxtapositions de différentes images, et des mots parlés sont représentées comme des fragments. C'est une création de l'image qui expose le fonctionnement de sa propre mémoire, de l'image qui relève à la fois le présent-actuel et passé -virtuel du temps, comme un concept proprement deleuzien de “l'image- temps”. Enfin, Mafker a créé cette représentation fragmentée qui indique des fragments de son souvenir afin de montrer aux spectateurs pour leur faire retrouver le fonctionnement de la mémoire à leur tour. D'ailleur, il reste encore une questionment à résoudre à Marker. Les moments que Marker a vécus se sont déjà envolés aussitôt qu’ils sont apparus, tout ce qu’il lui reste est sa mémoire de ces instants fugitifs et les images enregistrées. Mais ces images déjà déformées de la vie et du réel, elles-mêmes ne peuvent pas faire revivre cette mémoire en elle. Donc, la question apparaît; comment rendre les images capables de ressusciter enfin pour éterniser ‘les instants fugitifs’, un moment deleuzien de “l'actuel présent qui passe”?Marker trouve la réponse dans Sans Soleil grâce à son copain Hayao, d’une certaine façon, Marker lui-même. Il crée un monde qu’il appelle la “Zone” est d'abord celle à remonter le temps qui peut transformer les images du passé pour les rendre à leur présent. Dans la Zone, le temps devient impuissant, l’importance n’est pas la durée mais l’existence. Donc, l’image peut durer infiniment, même l’image de l’instant le plus fugitif peut être libérée du “travail du temps” qui avale tous les instants prècieux. En somme, Marker démontre comment nos images, filmiques et photographiques, “virtuelles” concurrencent nos mémoires des événements qui ne sont pas capturés en film. Ce qui importe de l'image-temps au cinéma chez Deleuze, c'est de céer une expérience directe du temps, de la mémoire, de la pensée du cerveau. De ce point de vue, Sans Soleil est un film comme un lettre d'invitation, qui mène le spectater au monde de la pensée, en représentant “le cinéma du cerveau.”
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