파스칼의 『팡세』에 나타난 ‘인간’ 읽기
La lecture d’«homme» dans les Pensées de Pascal
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초록
Notre étude a pour objectif de montrer la signification de l’«homme» dans les Pensées de Pascal, au point de vue biographique et rhétorique. Tout d’abord, nous avons trouvé que, dans le cas de Pascal, la relation entre la vie et l’œuvre est particulièrement importante. Il faut noter que le vécu de Pascal pénètre les Pensées d’une façon essentielle. Cette œuvre contient en effet, pour beaucoup, d’écrits de circonstance. Nous pouvons envisager l’homme Pascal, dans les Pensées, à travers de trois facteurs d’unité qui se dégagent de la diversité complexe du vécu : ① facteur qui s’établit entre Paris et la province, ② celui qui oppose santé et maladie et ③ celui qui corresponde à trois axes autour desquels s’organisent la vie de Pascal, la science, le monde et Dieu. Le tout fournit un excellent fil conducteur pour exploiter l’homme Pascal, dans les Pensées. Entre la vie et l’œuvre existe donc une sorte de relation étroite. Chacune d’elles renvoie à l’autre. C’est par ce mouvement de va-et-vient que s’enrichit la connaissance totale de Pascal. Ensuite, l’examen de l’«homme» au point de vue rhétorique dans les Pensées, révèle une double pratique : éloigner l’«homme» de façon à en faire un objet de regard et un objet de connaissance face au sujet qui enquête, position qu’occupe l’apologiste et qu’il fait partager à son lecteur. En revanche, rapprocher l’«homme» du lecteur et de l’auteur jusqu’à d’assimiler l’objet au sujet. L’investigation du sujet s’examine lui-même dans un mouvement de va-et-vient entre homme et pronoms personels, je/nous. Le remplacement d’«homme» par ces pronoms personnels de première personne fait glisser le regard du contenu de texte vers celui qui le lit, lecteur. Il y a une véritable mise en scène des Pensées, où le lecteur ne sait plus donc s’il est spectateur ou acteur. Le dispositif rhétorique force le lecteur à s’identifier au «je», à écouter, à discuter et comme le veut Pascal, à «chercher» la vérité. Le «je», dans les Pensées, marque la permanence d’une individualité, mais perpétuellement changée et étrangère à elle-même : «je» est un autre. Les Pensées sont, au fond, une sorte de piège subtil où le lecteur n’échappe que vaincu et persuadé. L’autre remplacement d’«homme» se montre dans l’élévation de l’homme au rang de «roi» et son ravalement au niveau du «peuple». Le «roi» est chargé de manifester pleinement la duplicité de la nature humaine : «roi dépossédé», en exil loin de son royaume natal. Le remplacement d’«homme» par «peuple» montre que l’homme dans son ignorance essentielle est peuple. On peut donc dire qu’à la réalité de la condition humaine convient mieux l’appellation de «peuple», plus précise que celle d’homme.
Abstract
Notre étude a pour objectif de montrer la signification de l’«homme» dans les Pensées de Pascal, au point de vue biographique et rhétorique. Tout d’abord, nous avons trouvé que, dans le cas de Pascal, la relation entre la vie et l’œuvre est particulièrement importante. Il faut noter que le vécu de Pascal pénètre les Pensées d’une façon essentielle. Cette œuvre contient en effet, pour beaucoup, d’écrits de circonstance. Nous pouvons envisager l’homme Pascal, dans les Pensées, à travers de trois facteurs d’unité qui se dégagent de la diversité complexe du vécu : ① facteur qui s’établit entre Paris et la province, ② celui qui oppose santé et maladie et ③ celui qui corresponde à trois axes autour desquels s’organisent la vie de Pascal, la science, le monde et Dieu. Le tout fournit un excellent fil conducteur pour exploiter l’homme Pascal, dans les Pensées. Entre la vie et l’œuvre existe donc une sorte de relation étroite. Chacune d’elles renvoie à l’autre. C’est par ce mouvement de va-et-vient que s’enrichit la connaissance totale de Pascal. Ensuite, l’examen de l’«homme» au point de vue rhétorique dans les Pensées, révèle une double pratique : éloigner l’«homme» de façon à en faire un objet de regard et un objet de connaissance face au sujet qui enquête, position qu’occupe l’apologiste et qu’il fait partager à son lecteur. En revanche, rapprocher l’«homme» du lecteur et de l’auteur jusqu’à d’assimiler l’objet au sujet. L’investigation du sujet s’examine lui-même dans un mouvement de va-et-vient entre homme et pronoms personels, je/nous. Le remplacement d’«homme» par ces pronoms personnels de première personne fait glisser le regard du contenu de texte vers celui qui le lit, lecteur. Il y a une véritable mise en scène des Pensées, où le lecteur ne sait plus donc s’il est spectateur ou acteur. Le dispositif rhétorique force le lecteur à s’identifier au «je», à écouter, à discuter et comme le veut Pascal, à «chercher» la vérité. Le «je», dans les Pensées, marque la permanence d’une individualité, mais perpétuellement changée et étrangère à elle-même : «je» est un autre. Les Pensées sont, au fond, une sorte de piège subtil où le lecteur n’échappe que vaincu et persuadé. L’autre remplacement d’«homme» se montre dans l’élévation de l’homme au rang de «roi» et son ravalement au niveau du «peuple». Le «roi» est chargé de manifester pleinement la duplicité de la nature humaine : «roi dépossédé», en exil loin de son royaume natal. Le remplacement d’«homme» par «peuple» montre que l’homme dans son ignorance essentielle est peuple. On peut donc dire qu’à la réalité de la condition humaine convient mieux l’appellation de «peuple», plus précise que celle d’homme.
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