'쓰레기'로 그려본 도시의 문화적 초상
Le Portrait culturel de la ville tracée par ‘les déchets’
0
조회
0
다운로드
1
인용
0
참고문헌
키워드
초록
La ville est un lieu de vie pour nos contemporains et le mode de vie citadin est très répandu à notre époque. Notre étude vise à tracer le portrait de cette ville pour comprendre sa véritable nature. Bien des hommes de lettres l'ont déjà essayé tantôt en admirant de grandes villes luxueuses et splendides, tantôt en inspectant leurs coins sombres. Entre autres, Benjamin et Baudelaire remarquent et contemplent surtout les jours des chiffoniers dans le tas de déchets. La pauvreté et la solitude des chiffoniers annoncées par deux flâneurs sont devenues vue de dos de notre ville et de notre quotidienneté. En fait, les déchets ne sont pas une saleté mais seulement une chose déplacée qui connaisse les détails et les secrets intimes des citadins isolés dans la foule et qui ne cesse de guetter une deuxième chance de recyclage. Justement en nous rappelant un essai de Tournier《Paris vu de dos》, nous tentons de faire le portrait urbain à l'aide des déchets. Pour la démarche de cette idée, nous consultons deux romans Le roi de l'ordure de Raymond Jean et Les villes invisibles d'Italo Calvino, et un film documentaire Les glaneurs et la glaneuse d'Agnès Varda. Dans le premier chapître, nous présentons Don Pedro, chiffonier et tyran. Dans une petite république d'Amérique latine, il régne le monde des déchets et exploite les misérables. Ce personnage, grotesque et déformé, établit la nouvelle couche sociale du monde puisque le roi de l'ordure est devenu un genre de héros dans notre société plein de déchets, comme un médiateur pour en résoudre les ennuis. Au delà de la satire vive sur Don Pedro, ce roman pose un grave problème à l'égard de la ville des déchets. Ensuite, dans Les villes invisibles, Marco Polo grand voyageur commence à parler des villes virtuelles devant l'empereur Kublai Khan qui souhaite trouver la ville utopique. Parmi les nombreuses villes, nous observons avant tout la cité de Léonia. Cette dernière est une ville extrêmement propre et confortable, puisque les habitants consomment uniquement les nouveaux et que la technologie à la pointe du progrès fabrique beaucoup de produits résistants à la combustion. Mais sa vue de dos couverte par la montagne des déchets menace de renverser la ville. Calvino nous avertit ainsi de l'avenir de notre ville et nous montre une solution philosophique : il s'agit de découvrir les valeurs essentielles de la ville et de tenter d'amplifier le non-enfer tout en vivant en enfer. Dans le deuxième chapître, nous rencontrons les gens de Varda : jeunes, agriculteurs, RMIstes, salariés, retraités en ville, artistes, volontaire, etc. Leur point commun, c'est le ramassage des déchets. Varda le nomme comme le glanage des glaneurs ou le grappillage des grappilleur, en faisant la référence à Des glaneuses de Jean-François Millet. Les glaneurs de la ville qui ne sont plus que les chiffoniers des déchets sont ainsi considérés, dans le film de Varda, comme les personnes faisant les travaux pieux et loyaux. Autrement dit, le glanage des déchets a de nature divine parce que cet acte récupère et sauve bien des vies dans les poubelles ou dans les rues des déchets encombrants causés par notre désir de surconsommation. Et il est également digne et équitable puisque cet acte provient de la tradition, de la mentalité de la glanage qui ramassait les épis de blé. Avant de conclure, nous avons comparé les trois textes avec le signe langagier et le signe visuel, sur le plan générique et narrative. Cette analaye nous montre comment le narratif est susceptible d'attraper efficacement le sens du déchet - ce qui nous aide finalement à tracer le portrait de la ville -, et d'introduire le changement de notre (in)conscience par la réflexion sur nous-mêmes et celui de notre conduite par la solidarité. En terminant notre étude, nous espérons que l'activation de cette culture narrative sur les déchets incitera progressivement notre société à faire passer de la ville qui dépense à celle qui ramasse.
Abstract
La ville est un lieu de vie pour nos contemporains et le mode de vie citadin est très répandu à notre époque. Notre étude vise à tracer le portrait de cette ville pour comprendre sa véritable nature. Bien des hommes de lettres l'ont déjà essayé tantôt en admirant de grandes villes luxueuses et splendides, tantôt en inspectant leurs coins sombres. Entre autres, Benjamin et Baudelaire remarquent et contemplent surtout les jours des chiffoniers dans le tas de déchets. La pauvreté et la solitude des chiffoniers annoncées par deux flâneurs sont devenues vue de dos de notre ville et de notre quotidienneté. En fait, les déchets ne sont pas une saleté mais seulement une chose déplacée qui connaisse les détails et les secrets intimes des citadins isolés dans la foule et qui ne cesse de guetter une deuxième chance de recyclage. Justement en nous rappelant un essai de Tournier《Paris vu de dos》, nous tentons de faire le portrait urbain à l'aide des déchets. Pour la démarche de cette idée, nous consultons deux romans Le roi de l'ordure de Raymond Jean et Les villes invisibles d'Italo Calvino, et un film documentaire Les glaneurs et la glaneuse d'Agnès Varda. Dans le premier chapître, nous présentons Don Pedro, chiffonier et tyran. Dans une petite république d'Amérique latine, il régne le monde des déchets et exploite les misérables. Ce personnage, grotesque et déformé, établit la nouvelle couche sociale du monde puisque le roi de l'ordure est devenu un genre de héros dans notre société plein de déchets, comme un médiateur pour en résoudre les ennuis. Au delà de la satire vive sur Don Pedro, ce roman pose un grave problème à l'égard de la ville des déchets. Ensuite, dans Les villes invisibles, Marco Polo grand voyageur commence à parler des villes virtuelles devant l'empereur Kublai Khan qui souhaite trouver la ville utopique. Parmi les nombreuses villes, nous observons avant tout la cité de Léonia. Cette dernière est une ville extrêmement propre et confortable, puisque les habitants consomment uniquement les nouveaux et que la technologie à la pointe du progrès fabrique beaucoup de produits résistants à la combustion. Mais sa vue de dos couverte par la montagne des déchets menace de renverser la ville. Calvino nous avertit ainsi de l'avenir de notre ville et nous montre une solution philosophique : il s'agit de découvrir les valeurs essentielles de la ville et de tenter d'amplifier le non-enfer tout en vivant en enfer. Dans le deuxième chapître, nous rencontrons les gens de Varda : jeunes, agriculteurs, RMIstes, salariés, retraités en ville, artistes, volontaire, etc. Leur point commun, c'est le ramassage des déchets. Varda le nomme comme le glanage des glaneurs ou le grappillage des grappilleur, en faisant la référence à Des glaneuses de Jean-François Millet. Les glaneurs de la ville qui ne sont plus que les chiffoniers des déchets sont ainsi considérés, dans le film de Varda, comme les personnes faisant les travaux pieux et loyaux. Autrement dit, le glanage des déchets a de nature divine parce que cet acte récupère et sauve bien des vies dans les poubelles ou dans les rues des déchets encombrants causés par notre désir de surconsommation. Et il est également digne et équitable puisque cet acte provient de la tradition, de la mentalité de la glanage qui ramassait les épis de blé. Avant de conclure, nous avons comparé les trois textes avec le signe langagier et le signe visuel, sur le plan générique et narrative. Cette analaye nous montre comment le narratif est susceptible d'attraper efficacement le sens du déchet - ce qui nous aide finalement à tracer le portrait de la ville -, et d'introduire le changement de notre (in)conscience par la réflexion sur nous-mêmes et celui de notre conduite par la solidarité. En terminant notre étude, nous espérons que l'activation de cette culture narrative sur les déchets incitera progressivement notre société à faire passer de la ville qui dépense à celle qui ramasse.
참고문헌 (19)
- Italo Calvino, "Le città invisibili, Einaudi, 1972 ; Les villes invisibles" (1974), Seuil
- Raymond Jean, "Le roi de l'ordure, Actes Sud" (1990), 세계사
- Agnès Varda, "Ciné Tamaris", DVD, ~ (2000)
- Agnès Varda, "Ciné Tamaris", DVD, ~ (2002)
- Baudelaire, "악의 꽃" (1993), 문학과 지성사
- Zygmunt Bauman, "Vies perdues : La modernité et ses exclus" (2004), Rivages
- Walter Benjamin, "도시의 산책자, in : 아케이드 프로젝트3" (2008), 새물결
- Walter Benjamin, "보들레르의 파리 in :아케이드 프로젝트2" (2008), 새물결
- Jean Breschand, "Le Documentaire-l'autre face du cinéma", Cahiers du cinéma, ~ (2002)
- Seymour Chatman, "Story and Discourse-Narrative Structure in Fiction and Film" (1980)
- Jean Laplanche, "Essays on otherness", Routledge, ~ (1999)
- Bill Nichols, "Introduction to documentary" (2001), Indiana University Press
- Susan Strasser, "Waste and Want-A Social History of Trash" (1999), Holt Paperbacks
- Michel Tournier, "Vues de dos" (1981), Gallimard
- Johanne Villeneuve, "La mémoire des déchets", Nota bene, ~ (1998)
- 나병철, "소설과 서사문화" (2006), 소명출판
- 이기수, "다큐멘터리의 리얼리즘과 서사구조에 대한 연구를 통한 영상적 접근 실험", 연세대학교 영상대학원 영상디자인 전공, ~ (2007)
- 이진성, "샤를르 보들레르" (2003), 건국대학교 출판부
- 하성란, "옆집 여자" (1999), 창비
