클로델 시의 풍경과 유토피아적 공간의 구축 — 『동양 인식』을 중심으로
Le paysage dans la poésie claudelienne et la construction utopique — autour de Connaissance de l'Est
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초록
Nous voulons trouver dans le recueil de Paul Claudel, Connaissance de l'Est, quelques paysages rattachés à l'Utopie. Nous constatons dans sa poésie quelques lieux concrets, mer, arbre, montagne, temple, jardin, maison,fleuve, ville. Ce sont des substituts plus ou moins conscients et déguisés de l'espace pardisiaque. Nous remarquons d'abord l'imagination spatiale bidirectionnelle dans son itinéraire aussi initiatique que géographique. Le poète met en scène une évasion vers l'immensité et l'envol vertical vers le ciel, où il rencontre la lumière, première matière du paradis céleste. Il s'agit du paysage de la Pagode et de l'arbre vertical. Or, l'imagination de l'espace paradisiaque chez Claudel passe à la rêverie du refuge et de la nature alimentaire. Nous analysons les paysages rattachés à l'imaginaire 'mystique' pour assister au retour à un monde imaginaire féminoïde et maternel chez Claudel. Les paysages de Connaissance de l'Est nous offrent des espaces élevés, mais fermés et abrités: maison suspendue,demeure à la plus haute fourche. Nous trouvons aussi dans quelques poèmes des espaces bienheureux, proches du paradis primitif: feuillage ombreuse,terre qui donne à boire. Par ailleurs, notre étude a recours à la notion de l'Utopie pour arriver au paysage de ville claudelienne. De même que l'Utopie, paradis artificiellement inventé et absoutissant à l'ordre, est opposée à l'Âge d'or, paradis primitif rattaché à la nostalgie et à l'impossibilité du retour, la ville, établie sur la terre, reflètant l'ordre céleste, se différencie du paradis nature. Il s'agit aussi d'un paysage synthétique, d'un monde "fermé" mais "inépuisable" selon Claudel lui-même. Le paysage chez Claudel, dominé par l'ambiguïté irréductible entre Ciel et Terre, tend au fond vers le monde total et harmonieux. Notre étude met en relief sa recherche pour construire son nouveau monde total à partir de l’ambiguïté et de l’écartèlement. L’Utopie, tel que le conçoit Claudel est finalement l'espace unitaire où se fondent les extrêmes de l’univers qui l'entourent.
Abstract
Nous voulons trouver dans le recueil de Paul Claudel, Connaissance de l'Est, quelques paysages rattachés à l'Utopie. Nous constatons dans sa poésie quelques lieux concrets, mer, arbre, montagne, temple, jardin, maison,fleuve, ville. Ce sont des substituts plus ou moins conscients et déguisés de l'espace pardisiaque. Nous remarquons d'abord l'imagination spatiale bidirectionnelle dans son itinéraire aussi initiatique que géographique. Le poète met en scène une évasion vers l'immensité et l'envol vertical vers le ciel, où il rencontre la lumière, première matière du paradis céleste. Il s'agit du paysage de la Pagode et de l'arbre vertical. Or, l'imagination de l'espace paradisiaque chez Claudel passe à la rêverie du refuge et de la nature alimentaire. Nous analysons les paysages rattachés à l'imaginaire 'mystique' pour assister au retour à un monde imaginaire féminoïde et maternel chez Claudel. Les paysages de Connaissance de l'Est nous offrent des espaces élevés, mais fermés et abrités: maison suspendue,demeure à la plus haute fourche. Nous trouvons aussi dans quelques poèmes des espaces bienheureux, proches du paradis primitif: feuillage ombreuse,terre qui donne à boire. Par ailleurs, notre étude a recours à la notion de l'Utopie pour arriver au paysage de ville claudelienne. De même que l'Utopie, paradis artificiellement inventé et absoutissant à l'ordre, est opposée à l'Âge d'or, paradis primitif rattaché à la nostalgie et à l'impossibilité du retour, la ville, établie sur la terre, reflètant l'ordre céleste, se différencie du paradis nature. Il s'agit aussi d'un paysage synthétique, d'un monde "fermé" mais "inépuisable" selon Claudel lui-même. Le paysage chez Claudel, dominé par l'ambiguïté irréductible entre Ciel et Terre, tend au fond vers le monde total et harmonieux. Notre étude met en relief sa recherche pour construire son nouveau monde total à partir de l’ambiguïté et de l’écartèlement. L’Utopie, tel que le conçoit Claudel est finalement l'espace unitaire où se fondent les extrêmes de l’univers qui l'entourent.
참고문헌 (17)
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