앗시아 제바르의 작품에 나타난 여성상의 변화 - 여성과 욕망
Les figures féminines chez Assia Djebar - La Femme et le Désir
0
조회
0
다운로드
2
인용
0
참고문헌
키워드
초록
A la différence du christianisme qui préconise l’ascétisme et prend le plaisir sexuel au criminel, les voluptés sexuelles sont appréhendées par l’Islam comme constitutives des conditions mondaines de la vie. L’Islam n’est pas une économie du plaisir. Mais, dans ce domaine du plaisir, il ne s’agit que du désir des hommes et le désir des femmes est exclu. Le voile est un symbole qui réprime le désir des femmes en effaçant des formes féminines. Assia Djebar représente des femmes qui vivent dans une société oppressive avec des désirs étouffés. Surtout L'Amour la fantasia, Vaste est la prison, Les nuits de Strasbourg sont liés par la volonté des narratrices de s’approprier leurs corps et leurs désirs. La narratrice de L'Amour la fantasia intériorise l’interdit de l’exposition du corps bien qu’elle fréquente l’école française sans voile grâce à son père. Son père lui transmet la responsabilité et la fierté nationaliste d’un Algérien outre la langue étrangère. Pour lui, dans le pays colonisé, le français doit être un instrument de révolte. Ainsi, le désir de la narratrice est bloqué entre l’interdit de son père et le système colonial. Alors dès son adolescence, elle expérimente une sorte d’aphasie amoureuse. Isma, narratrice de Vaste est la prison, raconte une passion vécue. Mais elle aussi, elle intériorise l’interdit et expérimente l’aphasie amoureuse. Malgré ça, elle envisage deux stratégies de résistance à l’oppression du patriarcat algérien. D’abord, elle recherche un nouvel espace en prenant conscience de sa condition permanente de fugitive. Et puis elle s’oppose au désespoir des femmes traditionnelles à travers sa danse de rébellion. Elle métamorphose le désespoir de la transe en danse de joie et de désir. Lorsqu’elle danse devant l’Aimé, elle ressent du désir et se percevoit en tant qu’être désirant. Cependant elle ploie de nouveau sous les interdits de sa culture. Elle associe son amour à une maladie et transforme sa passion en sentiment maternel. Ainsi le processus d’affirmation de soi en tant que sujet désirant reste en suspens. Dans Les nuits de Strasbourg, l’aphasie amoureuse de la protagoniste est surmonté et la narratrice peut enfin exprimer ses désirs. Dans ce roman où Thelja passe neuf nuits à Starsbourg en compagnie de François, il s’agit véritablement d’érotisme. Ces neuf nuits sont les nuits du corps, non pas le corps assujetti, mais le corps libéré de ses lourdeurs ancestrales. Ce qui est intéressant, c’est que le corps et la parole coïncident l’un avec l’autre. La parole de Thelja jaillit entre deux corps grâce à l’érotisme. Alors elle triomphe de sa hantise en la tirant et l’exhibant en pleine lumière. Et enfin, elle peut changer son présent et construire le futur. En suivant les itinéraires des protagonistes, on peut affirmer que le désir des femmes constitue un espace physique et spirituel.
Abstract
A la différence du christianisme qui préconise l’ascétisme et prend le plaisir sexuel au criminel, les voluptés sexuelles sont appréhendées par l’Islam comme constitutives des conditions mondaines de la vie. L’Islam n’est pas une économie du plaisir. Mais, dans ce domaine du plaisir, il ne s’agit que du désir des hommes et le désir des femmes est exclu. Le voile est un symbole qui réprime le désir des femmes en effaçant des formes féminines. Assia Djebar représente des femmes qui vivent dans une société oppressive avec des désirs étouffés. Surtout L'Amour la fantasia, Vaste est la prison, Les nuits de Strasbourg sont liés par la volonté des narratrices de s’approprier leurs corps et leurs désirs. La narratrice de L'Amour la fantasia intériorise l’interdit de l’exposition du corps bien qu’elle fréquente l’école française sans voile grâce à son père. Son père lui transmet la responsabilité et la fierté nationaliste d’un Algérien outre la langue étrangère. Pour lui, dans le pays colonisé, le français doit être un instrument de révolte. Ainsi, le désir de la narratrice est bloqué entre l’interdit de son père et le système colonial. Alors dès son adolescence, elle expérimente une sorte d’aphasie amoureuse. Isma, narratrice de Vaste est la prison, raconte une passion vécue. Mais elle aussi, elle intériorise l’interdit et expérimente l’aphasie amoureuse. Malgré ça, elle envisage deux stratégies de résistance à l’oppression du patriarcat algérien. D’abord, elle recherche un nouvel espace en prenant conscience de sa condition permanente de fugitive. Et puis elle s’oppose au désespoir des femmes traditionnelles à travers sa danse de rébellion. Elle métamorphose le désespoir de la transe en danse de joie et de désir. Lorsqu’elle danse devant l’Aimé, elle ressent du désir et se percevoit en tant qu’être désirant. Cependant elle ploie de nouveau sous les interdits de sa culture. Elle associe son amour à une maladie et transforme sa passion en sentiment maternel. Ainsi le processus d’affirmation de soi en tant que sujet désirant reste en suspens. Dans Les nuits de Strasbourg, l’aphasie amoureuse de la protagoniste est surmonté et la narratrice peut enfin exprimer ses désirs. Dans ce roman où Thelja passe neuf nuits à Starsbourg en compagnie de François, il s’agit véritablement d’érotisme. Ces neuf nuits sont les nuits du corps, non pas le corps assujetti, mais le corps libéré de ses lourdeurs ancestrales. Ce qui est intéressant, c’est que le corps et la parole coïncident l’un avec l’autre. La parole de Thelja jaillit entre deux corps grâce à l’érotisme. Alors elle triomphe de sa hantise en la tirant et l’exhibant en pleine lumière. Et enfin, elle peut changer son présent et construire le futur. En suivant les itinéraires des protagonistes, on peut affirmer que le désir des femmes constitue un espace physique et spirituel.
참고문헌 (22)
- Noria Allami, "Voilées, dévoilées" (1988), L’Harmattan
- Ghassan Ascha, "Du Statut inférieur de la femme en Islam" (1987), L'Harmattan
- Charles Bonn, "Algérie, nouvelles écritures" (2003), L’Harmattan
- Abdelwahab Bouhdiba, "La sexualité en Islam" (1975), PUF
- Beïda Chikhi, "Assia Djebar, Histoires et fantaisies," (2007), PUPS
- Beïda Chikhi,, "Littérature algérienne : Désir d’histoire et esthétique" (1997), L’Harmattan
- Jeanne-Marie Clerc, "Assia Djebar, Écrire, Trangresser, Résister" (1997), L’Harmattan
- Assia Djebar, "L’Amour, la fantasia" (1995), Albin Michel
- Assia Djebar, "Vaste est la prison" (1995), Albin Michel
- Assia Djebar, "Les Nuits de Strasbourg" (2003), Actes Sud
- Hafid Gafaïti, "Les femmes dans le roman algérien" (1996), L’Harmattan
- Hafid Gafaïti, "La diasporisation de la littérature postcoloniale" (2005), L’Harmattan
- Assia Kacedali, "Assia Djebar : une écriture du désir" (2011), Éditions universitaires européennes
- Audre Lorde, "Sister Outsider, Essayes and Speeches" (1984), Crossing Press
- Fadela M’Rabet, "Les Algériennes" (1979), Maspero
- Anne-Marie Nisbet, "Le Personnage féminin dans le roman maghrébin de la langue française" (1982), Naaman
- Najib Redouane, "Assia Diebar" (2008), L’Harmattan
- Anna Rocca, "Assia Djebar, Le corps invisible" (2004), L’Harmattan
- Germaine Tillion, "Le Harem et les cousins" (1974), Seuil
- 조한경, "에로티즘" (2009), (주)민음사
- 세르반테스, "돈키호테 1" (2015), 열린책들
- 송기정, "새로운 형식의 역사쓰기를 통한 작가로서의 정체성 탐구- 앗시아 제바르의 『사랑, 기마행진』과 『감옥은 넓은데』를 중심으로", 불어불문학연구, (97), pp.135~165 (2014), 한국불어불문학회
