안 에베르의 『카무라스카』에 나타난 권태와 기분전환
L’ennui et le divertissement dans Kamouraska d’Anne Hébert
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초록
Pour Elisabeth, personnage principal du roman qui a une fureur de vivre, la société bourgeoise se présente comme une cage. Elle y sent le mal de vivre comme “une bête sauvage qu'on a enfermée”. D’où l’ennui dans sa vie. Comme elle dit qu'elle ne craint rien sauf l'ennui, sa vie est remplie de divers divertissements pour conjurer l'ennui. Kamouraska qui raconte la vie d'Elisabeth montre un réseau de signification constitué des éléments de l'ennui et du divertissement. Nous analysons les trois aspects qui provoquent l’ennui : l’enfermement dans le passé, la société bourgeoise du Québec et le ‘désert du monde’, et les trois aspects du divertissement : l’amour, l’aspect théâtral et l’écriture. Le texte est composé de l'histoire du présent et du passé de la vie d'Elisabeth. Celle-là est racontée par les quatre narrateurs: narrateur omniscient, Elisabeth, M. Rolland et une voix. Et l’histoire du passé est quasiment racontée par Elisabeth elle-même. Elisabeth, épouse modèle de Jérôme Rolland depuis 18ans veille au chevet de son mari malade. Sa veille est due à la peur du cauchemar qui l'emmène à la vie du passé qu'elle veut cacher. Mais les autres narrateurs veulent dévoiler sa ‘vraie vie’ cachée sous le passé. Elle se trouve donc ‘enfermée’ dans le passé malgré elle. Elle est oligée à confesser sa vie : son enfance, le mariage avec Antoine Tassy, l’amour fou avec George Nelson, le meurtre d’Antoine Tassy, le second mariage avec Jérôme Rolland. Son enfermerment dans le passé est accentué par la cloture du texte : le début et la fin du texte se rejoint en montrant la même image d'Elisateth malheureuse. Ceci dit que sa situation serait toujours pareille. D’où sa condition de vie sans issue. Cette condition de vie est bien liée à la société bourgoise du Qubec au 19ème siècle. C’est une société bien fermée qui n’accepte pas ce qui est hors de sa norme. C'est un monde de l'ordre implacable. Il est représenté par la lumière trop forte, qui crée partout le ‘désert du monde’ en anéantissant la vie. La ‘confession obligée’ de sa vie montre aux lecteurs comment Elisabeth conjure l'ennui. Elisabeth essaie de vivre son désir dont le centre est l'amour. L'amour fou avec Gerges Nelson peut lui faire rêver un autre monde qui dépasse toute sorte de contrainte réelle. Pourtant ‘la folie de l'amour’ les pousse juaqu'au meurtre d'Antoine Tassy. Elisabeth, se présentant comme une ‘femme de théâtre’, se comporte comme si elle jouait non seulement les différents personnages mais aussi le rolê du dramaturge. Elle se plonge ainsi dans l'imagination créatrice : elle développe son histoire à son rythme et veille tous les détails pour établir la structure et la cohérence de l'histoire. Elle se montre donc comme l'écrivain du texte. Son ‘exil’ dans le passé pourrait être interprêté comme ‘la solitude essentielle’ pour l'écriture. Le lecteur est aussi invité à une quête du chemin de la vie plus libre et heureuse.
Abstract
Pour Elisabeth, personnage principal du roman qui a une fureur de vivre, la société bourgeoise se présente comme une cage. Elle y sent le mal de vivre comme “une bête sauvage qu'on a enfermée”. D’où l’ennui dans sa vie. Comme elle dit qu'elle ne craint rien sauf l'ennui, sa vie est remplie de divers divertissements pour conjurer l'ennui. Kamouraska qui raconte la vie d'Elisabeth montre un réseau de signification constitué des éléments de l'ennui et du divertissement. Nous analysons les trois aspects qui provoquent l’ennui : l’enfermement dans le passé, la société bourgeoise du Québec et le ‘désert du monde’, et les trois aspects du divertissement : l’amour, l’aspect théâtral et l’écriture. Le texte est composé de l'histoire du présent et du passé de la vie d'Elisabeth. Celle-là est racontée par les quatre narrateurs: narrateur omniscient, Elisabeth, M. Rolland et une voix. Et l’histoire du passé est quasiment racontée par Elisabeth elle-même. Elisabeth, épouse modèle de Jérôme Rolland depuis 18ans veille au chevet de son mari malade. Sa veille est due à la peur du cauchemar qui l'emmène à la vie du passé qu'elle veut cacher. Mais les autres narrateurs veulent dévoiler sa ‘vraie vie’ cachée sous le passé. Elle se trouve donc ‘enfermée’ dans le passé malgré elle. Elle est oligée à confesser sa vie : son enfance, le mariage avec Antoine Tassy, l’amour fou avec George Nelson, le meurtre d’Antoine Tassy, le second mariage avec Jérôme Rolland. Son enfermerment dans le passé est accentué par la cloture du texte : le début et la fin du texte se rejoint en montrant la même image d'Elisateth malheureuse. Ceci dit que sa situation serait toujours pareille. D’où sa condition de vie sans issue. Cette condition de vie est bien liée à la société bourgoise du Qubec au 19ème siècle. C’est une société bien fermée qui n’accepte pas ce qui est hors de sa norme. C'est un monde de l'ordre implacable. Il est représenté par la lumière trop forte, qui crée partout le ‘désert du monde’ en anéantissant la vie. La ‘confession obligée’ de sa vie montre aux lecteurs comment Elisabeth conjure l'ennui. Elisabeth essaie de vivre son désir dont le centre est l'amour. L'amour fou avec Gerges Nelson peut lui faire rêver un autre monde qui dépasse toute sorte de contrainte réelle. Pourtant ‘la folie de l'amour’ les pousse juaqu'au meurtre d'Antoine Tassy. Elisabeth, se présentant comme une ‘femme de théâtre’, se comporte comme si elle jouait non seulement les différents personnages mais aussi le rolê du dramaturge. Elle se plonge ainsi dans l'imagination créatrice : elle développe son histoire à son rythme et veille tous les détails pour établir la structure et la cohérence de l'histoire. Elle se montre donc comme l'écrivain du texte. Son ‘exil’ dans le passé pourrait être interprêté comme ‘la solitude essentielle’ pour l'écriture. Le lecteur est aussi invité à une quête du chemin de la vie plus libre et heureuse.
참고문헌 (11)
- 안보옥, "카무라스카(Kamouraska)" (2013), 지식을만드는지식
- BATAILLE Georges, "l’Erotisme, Oeuvres complètes, t.X" (1987), Gallimard
- BLANCHOT Maurice, "L’Espace littéraire" (1982), Gallimard
- BOUCHEZ Madeleine, "L’ennui : de Sénèque à Moravia" (1973), Bordas
- HARVEY Robert, "Kamouraska d’Anne Hébert : Une écriture de la Passion" (1982), éd Hurtubise HMH
- HEBERT Anne, "Kamouraska" (1970), Seuil
- KEGLE Christiane, "dans Anne Hébert et la modernité, Les cahiers Anne Hébert, n. 2" (2000), Université de Sherbrooke
- PASCAL Blaise, "Pensée" (1976), Flammarion
- PELLETIER Syvian, "dans Les Cahiers Anne Hébert, n.1" (1999), Ed. Fides
- ROY Lucille, "dans Anne Hébert en revue" (2006), Presses de l’université du Québec
- SVENDSEN Lars Fr.H., "Petite philosophie de l’ennui" (2003), Fayard
