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랑시에르의 정치와 문학

Le rapport entre politique et littérature chez Rancière

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Rancière rompt avec le scientisme marxiste avec la publication de La Nuit des prolétaires. Il s’aperçoit que ce qui a manqué aux prolétaires n’était pas la connaissance du fameux secret de la marchandise, du secret du capital. C’était autre chose: le sentiment de la possibilite d’un destin autre, le sentiment d’une participation à la qualité d’être parlant. Cela marque un tournant dans sa philosophie politique. Rancière commence donc à envisager la notion de “partage du sensible”. Cette notion est liée aux formes symboliques qui régissent la vie d’une communauté s’offrant sous la forme de données sensibles et de conditions mêmes de l’exercice des sens: rapport de la parole et de l’action, du visible et du dicible, du visible et de l’invisible, etc. Le travail de philosophie politique et d’esthetique de Rancière s’oriente vers les éléments d’une politique de l’émancipation. Il envisage une politique contre la domination politique, une politique qui, contre toutes les formes de gouvernement, est le pouvoir de “n’importe qui” et l’égale capacité de tous. La politique devra être l’expression de l’universel à partir de ses manifestations locales et particulières. Sa politique considère l’égalité comme principe non discutable; l’égalité est la condition présupposée et le contenu de la politique. Selon lui la démocratie ne peut se constituer que sur “l’absence de titre à gouverner” du fait même qu’elle a rompu avec toute logique de l’arkhè (le fondement originairee qui fonde la possibilité même du commandement). La vision nouvelle de la littérature de Rancière est imprégnée de sa philospophie politique. La littérature est homogène au désordre des êtres parlants caractéristique de l’âge démocratique. Elle a le pouvoir indifférent de donner ou de soustraire du corps à la parole. La littérature, dans son opposition au régime hiérarchique des Belles-Lettres, se construit sur un régime de parole sans scène légitime. Rancière repère la littérarité comme caractérique essentielle dans la littérature à l'âge démocratique. La littérarité est le statut de la parole écrite qui circule sans système de légitimité déinissant les rapports entre émetteur et récepteur de la parole. On peut observer Madame Bovary dans la confusion “démocratique” de l’art et de la vie. L’absolutisation du style répond à un principe d’égalite. Dans cette optique Flaubert insiste sur une littérature du rien, une écriture qui éventuellement ne renvoie qu’à elle-même. Mais la littérature y construit sa propre légitimité. Elle devient un nouvelle poétique. La litterature s’invente elle-même comme une autre manière de parler de ce don’t parlent les politiques. Elle tend alors à se faire le déchiffrement des signes partout écrits sur le corps des choses et de la langue: le voyage dans des profondeurs sociales qui à la fois soutiennent et denient la scène des énonces et manifestations politiques, par exemple l’égout chez Hugo. La littérature montre une autre configuration sensible du monde: un monde d’avant les enchaînements des causes et des effets, monde moléculaire qui consiste en brassages d’atomes. C’est ainsi que la littérature reconfigure le partage du sensible introdruisant sur la scène du commun des objets et des sujets nouveaux, intervenant dans le découpage des espaces et des temps, du visible et de l’invisible, de la parole et du bruit. La littérature fait de la politique en tant que la littérature.

Abstract

Rancière rompt avec le scientisme marxiste avec la publication de La Nuit des prolétaires. Il s’aperçoit que ce qui a manqué aux prolétaires n’était pas la connaissance du fameux secret de la marchandise, du secret du capital. C’était autre chose: le sentiment de la possibilite d’un destin autre, le sentiment d’une participation à la qualité d’être parlant. Cela marque un tournant dans sa philosophie politique. Rancière commence donc à envisager la notion de “partage du sensible”. Cette notion est liée aux formes symboliques qui régissent la vie d’une communauté s’offrant sous la forme de données sensibles et de conditions mêmes de l’exercice des sens: rapport de la parole et de l’action, du visible et du dicible, du visible et de l’invisible, etc. Le travail de philosophie politique et d’esthetique de Rancière s’oriente vers les éléments d’une politique de l’émancipation. Il envisage une politique contre la domination politique, une politique qui, contre toutes les formes de gouvernement, est le pouvoir de “n’importe qui” et l’égale capacité de tous. La politique devra être l’expression de l’universel à partir de ses manifestations locales et particulières. Sa politique considère l’égalité comme principe non discutable; l’égalité est la condition présupposée et le contenu de la politique. Selon lui la démocratie ne peut se constituer que sur “l’absence de titre à gouverner” du fait même qu’elle a rompu avec toute logique de l’arkhè (le fondement originairee qui fonde la possibilité même du commandement). La vision nouvelle de la littérature de Rancière est imprégnée de sa philospophie politique. La littérature est homogène au désordre des êtres parlants caractéristique de l’âge démocratique. Elle a le pouvoir indifférent de donner ou de soustraire du corps à la parole. La littérature, dans son opposition au régime hiérarchique des Belles-Lettres, se construit sur un régime de parole sans scène légitime. Rancière repère la littérarité comme caractérique essentielle dans la littérature à l'âge démocratique. La littérarité est le statut de la parole écrite qui circule sans système de légitimité déinissant les rapports entre émetteur et récepteur de la parole. On peut observer Madame Bovary dans la confusion “démocratique” de l’art et de la vie. L’absolutisation du style répond à un principe d’égalite. Dans cette optique Flaubert insiste sur une littérature du rien, une écriture qui éventuellement ne renvoie qu’à elle-même. Mais la littérature y construit sa propre légitimité. Elle devient un nouvelle poétique. La litterature s’invente elle-même comme une autre manière de parler de ce don’t parlent les politiques. Elle tend alors à se faire le déchiffrement des signes partout écrits sur le corps des choses et de la langue: le voyage dans des profondeurs sociales qui à la fois soutiennent et denient la scène des énonces et manifestations politiques, par exemple l’égout chez Hugo. La littérature montre une autre configuration sensible du monde: un monde d’avant les enchaînements des causes et des effets, monde moléculaire qui consiste en brassages d’atomes. C’est ainsi que la littérature reconfigure le partage du sensible introdruisant sur la scène du commun des objets et des sujets nouveaux, intervenant dans le découpage des espaces et des temps, du visible et de l’invisible, de la parole et du bruit. La littérature fait de la politique en tant que la littérature.

참고문헌 (21)

  1. "La Mésentente" (1995), Galilée
  2. "La Chair des mots. Politique de l’écriture" (1998), Galilée
  3. "La parole muette. Essai sur les contradictions de la littérature" (1998), Hachette
  4. "Le partage de sensible. Esthétique et politique" (2000), La Fabrique
  5. "Malaise dans l’esthétique" (2004), Galilée
  6. "Politique de la littérature" (2007), Galilée
  7. "Et tant pis pour les gens fatigués" (2009), Éditions Amsterdam
  8. "La nuit des proletaires-Archives du rêve ouvrier" (2014), Pluriel
  9. "Le fil perdu" (2014), La Fabrique
  10. 양창렬, "정치적인 것의 가장자리에서" (2008), 길
  11. 오윤성, "감성의 분할" (2008), 도서출판 b
  12. 유재홍, "문학의 정치" (2011), 인간사랑
  13. AUBONNET Jean, "Aristote Politique 1, Texte grec et traduction française" (1960), CUF
  14. ALTHUSSER Louis, "Lire le Capital" (1965), François Maspero
  15. BALZAC Honoré de, "Le Curé de village" (1999), Pocket
  16. DELEUZE Gilles, "Dialogues avec Claire Parnet" (1977), Flammarion
  17. ROY-DESROSIERS Stéphane, "Introduction approfondie à l’esthétique de Jacques Rancière", Gnosis, 12(1) (2012)
  18. FUKUYAMA Francis, "La Fin de l’histoire et le Dernier Homme" (1992), Flammarion
  19. HEGEL, "La phénomenlogie de l’esprit" (1977), Vrin
  20. SARTRE Jean Pau, "Qu’est-ce que la littérature?, dans Situation II" (1947), Gallimard
  21. 귀스타브 플로베르, "마담 보바리" (2000), 민음사

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