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『국외자』를 통해 본 장 뤽 고다르의 영화

Cinéma de Jean-Luc Godard à travers Bande à part

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Le titre du film Bande à part suppose deux groupes différents : le centre et la périphérie. Le titre en anglais ‘Outsiders’ montre bien qu'il s'agit d'une bande de gens défavorisés. Cette ‘bande à part’ désigne premièrement les personnages principaux du film, Odile, Arthur, Franz. Mais cela rappelle également la réalité de Jean-Luc Godard, cinéaste hors du système hollywoodien. Cette supposition se lit aussi dès le générique séparé : JEANLUC / CINEMA / GODARD. Le ‘cinéma’ entre ‘Jeanluc’ et ‘Godard’ serait un ‘nouveau cinéma’, proche de l'idéal rêvé et différent des films hollywoodiens symbolisés par ‘le nom du père’ ‘GODARD’. Bande à part serait donc un film par lequel Jean-Luc Godard exprimerait ses propres idées du ciméma. Les personnages principaux Odile, Arthur et Franz forment une bande à part dans une société de consommation où l'argent se présente comme le personnage central. Ils s'égarent et mènent une vie difficile, mais ils sont spontanés et libres comme des enfants qui jouent. Cette attitude des personnages illustre bien une des caractéristiques cinématographiques propres à Jean-Luc Godard : selon lui, le rô̂le du réalisateur n'est pas tourner suivant les indications du scénario, mais c'est “faire un film”, c'est-à-dire “superposer trois opérations : penser, tourner, monter.” L'espace se divise aussi : tandis que le Louvre et la villa de Victoria représentent le monde symbolisé par ‘GODARD’ et se présentent comme un monde ‘iréel’ ou ‘théâ̂tral’, un espace inaccessible, les rues et le métro représentent quant à eux un univers bien réels qui accentuent les caractéristiques des personnages. Dans la séquence du métro Jean-Luc Godard utilise doublement le documentaire et la fiction pour “faire un film de recherche sous forme de spectacle.” Par le montage qui dépasse la continuité spatio-temporelle, Godard soulève des questions universelles tel que l'amour, la famille, la liberté, l'ennui. Tout le monde espère vivre libre et heureux mais dans la réalité nous sommes passifs, dominés par l'argent, le travail et le pouvoir. C'est la réalité de tous, y compris des spectateurs. Jean-Luc Godard fait son jeu en rappelant que ce film est une fiction et que seule la fiction peut écarter toute limite ou contradiction. Le narrateur ‘je’ qui s'identifie au réalisateur se montre fréquemment en ouvrant mê̂me des parenthèses pour décrire les espaces et expliquer la situation et les sentiments des personnages. Le fait qu'il se déclare comme narrateur est lié à la ‘politique des auteurs’. Le réalisateur joue le rô̂le de responsable de l'ensemble du film. Jean-Luc Godard réfléchit donc sur une esthétique du cinéma en montrant “la nostalgie du cinéma qui n'existe plus” comme les films de Série B. Et la relation avec les spectateurs se renouvelle aussi. Les spectateurs ne restent plus ‘passifs’ mais participent aux réflexions lancées par le cinéaste. Bande à part est un film par lequel Jean-Luc Godard fait un ‘essai’ sur le cinéma et sur le monde, et cet ‘essai’ ne fait que commencer.

Abstract

Le titre du film Bande à part suppose deux groupes différents : le centre et la périphérie. Le titre en anglais ‘Outsiders’ montre bien qu'il s'agit d'une bande de gens défavorisés. Cette ‘bande à part’ désigne premièrement les personnages principaux du film, Odile, Arthur, Franz. Mais cela rappelle également la réalité de Jean-Luc Godard, cinéaste hors du système hollywoodien. Cette supposition se lit aussi dès le générique séparé : JEANLUC / CINEMA / GODARD. Le ‘cinéma’ entre ‘Jeanluc’ et ‘Godard’ serait un ‘nouveau cinéma’, proche de l'idéal rêvé et différent des films hollywoodiens symbolisés par ‘le nom du père’ ‘GODARD’. Bande à part serait donc un film par lequel Jean-Luc Godard exprimerait ses propres idées du ciméma. Les personnages principaux Odile, Arthur et Franz forment une bande à part dans une société de consommation où l'argent se présente comme le personnage central. Ils s'égarent et mènent une vie difficile, mais ils sont spontanés et libres comme des enfants qui jouent. Cette attitude des personnages illustre bien une des caractéristiques cinématographiques propres à Jean-Luc Godard : selon lui, le rô̂le du réalisateur n'est pas tourner suivant les indications du scénario, mais c'est “faire un film”, c'est-à-dire “superposer trois opérations : penser, tourner, monter.” L'espace se divise aussi : tandis que le Louvre et la villa de Victoria représentent le monde symbolisé par ‘GODARD’ et se présentent comme un monde ‘iréel’ ou ‘théâ̂tral’, un espace inaccessible, les rues et le métro représentent quant à eux un univers bien réels qui accentuent les caractéristiques des personnages. Dans la séquence du métro Jean-Luc Godard utilise doublement le documentaire et la fiction pour “faire un film de recherche sous forme de spectacle.” Par le montage qui dépasse la continuité spatio-temporelle, Godard soulève des questions universelles tel que l'amour, la famille, la liberté, l'ennui. Tout le monde espère vivre libre et heureux mais dans la réalité nous sommes passifs, dominés par l'argent, le travail et le pouvoir. C'est la réalité de tous, y compris des spectateurs. Jean-Luc Godard fait son jeu en rappelant que ce film est une fiction et que seule la fiction peut écarter toute limite ou contradiction. Le narrateur ‘je’ qui s'identifie au réalisateur se montre fréquemment en ouvrant mê̂me des parenthèses pour décrire les espaces et expliquer la situation et les sentiments des personnages. Le fait qu'il se déclare comme narrateur est lié à la ‘politique des auteurs’. Le réalisateur joue le rô̂le de responsable de l'ensemble du film. Jean-Luc Godard réfléchit donc sur une esthétique du cinéma en montrant “la nostalgie du cinéma qui n'existe plus” comme les films de Série B. Et la relation avec les spectateurs se renouvelle aussi. Les spectateurs ne restent plus ‘passifs’ mais participent aux réflexions lancées par le cinéaste. Bande à part est un film par lequel Jean-Luc Godard fait un ‘essai’ sur le cinéma et sur le monde, et cet ‘essai’ ne fait que commencer.

참고문헌 (13)

  1. Godard, Jean-Luc, "Bande à part, 1964", ~ (1964)
  2. Godard, Jean-Luc, "A Bout de souffle, 1960", ~ (1960)
  3. Godard, Jean-Luc, "Vivre sa vie, 1962", ~ (1962)
  4. Godard, Jean-Luc, "Mépris, 1963", ~ (1963)
  5. Godard, Jean-Luc, "Tout va bien, 1972", ~ (1972)
  6. Godard, Jean-Luc, "Godard par Godard : les années Karina" (2007), Flammarion
  7. Mandelbaum, Jacques, "Jean-Luc Godard" (2007), Cahier du cinéma
  8. Nemer, Francois, "Godard (Le cinéma)" (2006), Gallimard
  9. 안니 골드만, "영화와 현대사회" (1988), 민음사
  10. 김호영, "프랑스 영화의 이해" (2003), 연극과 인간
  11. 리처드 라우드, "장 뤽 고다르-소비사회의 영화와 이데올로기" (1997), 예니
  12. 제임스 모나코, "뉴웨이브 1, 2" (1996), 한나래
  13. 토마스 샤츠, "할리우드 장르의 구조" (1995), 한나래

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