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장 뤽 고다르의 <만사형통>: 갈등과 모순의 영화

Tout va bien de Jean Luc Godard: un film de contradiction et de conflit

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초록

Après Mai 1968, Jean Luc Godard a constitué avec Jean Pierre Gorin le groupe Dziga-Vertov qui avait des théories consistant “à ouvrir les yeux et à montrer le monde au nom de la dictature du prolétariat”. Pendant cette période du groupe Dziga-Vertov, Godard refuse la norme industrielle et esthétique et exprime la solidarité avec les luttes ouvrières. Tout va bien semble raconter une histoire d'amour entre ‘Elle’(Susan)et ‘Lui’(Jacques), d'ailleurs joués par les vedettes (Jane Fonda et Yves Montand), mais Godard cherche à la raconter autrement. L'histoire du film est simple : Susan et Jacques visite une usine en grève et il se font séquestrer avec le patron. Après cette expéri ence i ls réfléchissent à leur vi e. A t ravers cette h i stoi re G odard réfléchit sur les conditions de la production des films et la société actuelle (la France en 1972) dans laquelle “tout bouge énormément”. Tout va bien ne raconte pas simplement une histoire d'amour mais montre des situations conflictuelles dans la société et dans le mécanisme du cinéma. Nous analysons donc comment Godard montre des contradictions et des conflits en examinant la réalité de la vie des ouvriers, des intellectuels et du cinéaste présentée dans Tout va bien. La séquence de 'la grève de l'usine Salumi' ( au n i veau de l a production) et celle du 'supermarché' ( au n i veau de la consommation)montrent bien des conflits dans la vie des ouvriers. Le directeur, le représentant syndical et des ouvriers aggravent la situation conflictuelle avec leur attitude intransigeante. La caméra qui bouge horizontalement àplusieurs reprises montre l'intérieur du bâtiment où le patron est séquestré. Le décor de cet espace en deux étage réparti en huit endroits différents où se déroule l'action est comme un schéma qui présente la structure socio-politique et économique. Le travelling horizontal est utilisé pour montrer la grève de l'usine sous divers aspects et la faire comprendre structuralement. Le travelling hori zontal est aussi uti li sé dans la séquence du supermarché : la caméra montre l'intérieur du supermaché pour insinuer cet espace comme celui de l'usine où il y a la lutte des classes. En effet on y voit des affrontements entre des jeunes contestataires et des policiers. Jacques et Susan, après avoir vécu la grève de l'usine Salumi,réfléchissent à ce qu'i ls ont vu, à leur passé et à leur v i e. J acques,réalisateur, rêve de de faire un film n ouveau p ourtant i l fait la publicité pour gagner sa vie. Susan, correspondante en France de ABS, a beaucoup de difficulté pour s es a rti cles : i ls s ont refusés ou modifiés par la direction. La réalité de la vie de Jacques et de Susan est pareille à celle des ouvri ers : dans leur travai l, i ls vi vent aussi en situation conflictuelle. Et tout c ela se r eporte d ans leur v i e pri vée. Dans leur réfléxion l'histoire est bien accentuée : Susan et Jacques se pensent et se situent historiquement. Par cela, Godard réfléchit sur ce que les intellectuels doivent faire dans les luttes révolutionnaires. Godard pense que “faire un film fait partie d'une certaine lutte”. Il essaye donc faire un film nouveau avec une forme nouvelle et un contenue nouveau. Dans Tout va bien i l y a deux narrateurs hors-champ qu'on peut considérer comme le double de Godard et Gorin. Dès le début du film i ls discutent pour faire un film. Tout va bien montre ainsi une histoire et des personnages non pas déjà tout faits mais qui sont en train de se faire. Et Godard dénonce dès le début du film tous les mécanisme du cinéma bourgeois : un budget important, des vedettes, une hi stoi re d'amour...etc. Il réfléchit aussi sur la relation entre l'image de le son : il montre des scènes où l'image et le son sont en contraste. Il considère une lutte d'une image contre un son comme une lutte des classes. Godard utilise la technique filmique qui produit l'effet de distanciation pour que le spectateur ne s'identifie pas à la fiction et qu'il voie mieux sa réalité et réfléchisse sur sa vie. Par ce titre 'tout va bien', titre ironque et contradictoire, Godard semble critiquer toutes sortes d'illusioninsme : tout ce qui est assujetti au pouvoir des capitaux et empêche la critique et la réflexion sur réalitépleine de contradictions. Et Godard continue sa propre 'lutte des classes'en réfléchissant sur le rôle du cinéma dans le développement des luttes révolutionnaires.

Abstract

Après Mai 1968, Jean Luc Godard a constitué avec Jean Pierre Gorin le groupe Dziga-Vertov qui avait des théories consistant “à ouvrir les yeux et à montrer le monde au nom de la dictature du prolétariat”. Pendant cette période du groupe Dziga-Vertov, Godard refuse la norme industrielle et esthétique et exprime la solidarité avec les luttes ouvrières. Tout va bien semble raconter une histoire d'amour entre ‘Elle’(Susan)et ‘Lui’(Jacques), d'ailleurs joués par les vedettes (Jane Fonda et Yves Montand), mais Godard cherche à la raconter autrement. L'histoire du film est simple : Susan et Jacques visite une usine en grève et il se font séquestrer avec le patron. Après cette expéri ence i ls réfléchissent à leur vi e. A t ravers cette h i stoi re G odard réfléchit sur les conditions de la production des films et la société actuelle (la France en 1972) dans laquelle “tout bouge énormément”. Tout va bien ne raconte pas simplement une histoire d'amour mais montre des situations conflictuelles dans la société et dans le mécanisme du cinéma. Nous analysons donc comment Godard montre des contradictions et des conflits en examinant la réalité de la vie des ouvriers, des intellectuels et du cinéaste présentée dans Tout va bien. La séquence de 'la grève de l'usine Salumi' ( au n i veau de l a production) et celle du 'supermarché' ( au n i veau de la consommation)montrent bien des conflits dans la vie des ouvriers. Le directeur, le représentant syndical et des ouvriers aggravent la situation conflictuelle avec leur attitude intransigeante. La caméra qui bouge horizontalement àplusieurs reprises montre l'intérieur du bâtiment où le patron est séquestré. Le décor de cet espace en deux étage réparti en huit endroits différents où se déroule l'action est comme un schéma qui présente la structure socio-politique et économique. Le travelling horizontal est utilisé pour montrer la grève de l'usine sous divers aspects et la faire comprendre structuralement. Le travelling hori zontal est aussi uti li sé dans la séquence du supermarché : la caméra montre l'intérieur du supermaché pour insinuer cet espace comme celui de l'usine où il y a la lutte des classes. En effet on y voit des affrontements entre des jeunes contestataires et des policiers. Jacques et Susan, après avoir vécu la grève de l'usine Salumi,réfléchissent à ce qu'i ls ont vu, à leur passé et à leur v i e. J acques,réalisateur, rêve de de faire un film n ouveau p ourtant i l fait la publicité pour gagner sa vie. Susan, correspondante en France de ABS, a beaucoup de difficulté pour s es a rti cles : i ls s ont refusés ou modifiés par la direction. La réalité de la vie de Jacques et de Susan est pareille à celle des ouvri ers : dans leur travai l, i ls vi vent aussi en situation conflictuelle. Et tout c ela se r eporte d ans leur v i e pri vée. Dans leur réfléxion l'histoire est bien accentuée : Susan et Jacques se pensent et se situent historiquement. Par cela, Godard réfléchit sur ce que les intellectuels doivent faire dans les luttes révolutionnaires. Godard pense que “faire un film fait partie d'une certaine lutte”. Il essaye donc faire un film nouveau avec une forme nouvelle et un contenue nouveau. Dans Tout va bien i l y a deux narrateurs hors-champ qu'on peut considérer comme le double de Godard et Gorin. Dès le début du film i ls discutent pour faire un film. Tout va bien montre ainsi une histoire et des personnages non pas déjà tout faits mais qui sont en train de se faire. Et Godard dénonce dès le début du film tous les mécanisme du cinéma bourgeois : un budget important, des vedettes, une hi stoi re d'amour...etc. Il réfléchit aussi sur la relation entre l'image de le son : il montre des scènes où l'image et le son sont en contraste. Il considère une lutte d'une image contre un son comme une lutte des classes. Godard utilise la technique filmique qui produit l'effet de distanciation pour que le spectateur ne s'identifie pas à la fiction et qu'il voie mieux sa réalité et réfléchisse sur sa vie. Par ce titre 'tout va bien', titre ironque et contradictoire, Godard semble critiquer toutes sortes d'illusioninsme : tout ce qui est assujetti au pouvoir des capitaux et empêche la critique et la réflexion sur réalitépleine de contradictions. Et Godard continue sa propre 'lutte des classes'en réfléchissant sur le rôle du cinéma dans le développement des luttes révolutionnaires.

참고문헌 (14)

  1. Jean Luc Godard, "Tout va bien", ~ (1972)
  2. Jean Luc Godard, "Letter to Jane", ~ (1972)
  3. Jean Luc Godard, "Pierrot le fou", ~ (1965)
  4. Jean Luc Godard, "Masculin, féminin" (1966)
  5. Jean Luc Godard, "British Sounds", ~ (1969)
  6. Jean Luc Godard, "Godard par Godard : Des années Mao aux années 80" (1991), Paris, Flammarion
  7. Jean Luc Godard, "Documents" (2006), Paris, Centre Pompidou
  8. Roberto Chiesi, "Jean Luc Godard" (2004), Rome, Gremese
  9. Jacques Mandelbaum, "Jean Luc Godard" (2007), Paris, Cahier du cinéma
  10. Francois Nemer, "Godard (Le cinéma)" (2006), Paris, Gallimard
  11. Jean Luc Godard, "au-delà de l'image, Etudes cinématographiques, nos.194-202, présenté par Marc Cerisuelo" (1993), Paris, Lettres Modernes
  12. 제임스 모나코, "뉴웨이브 2" (1996), 한나래
  13. 테리 이글튼, "문학비평 : 반영이론과 생산이론" (1986), 까치
  14. 로버트 스탬, "자기 반영의 영화와 문학" (1998), 한나래

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