고다르의 초기 몽타주 개념 연구
Du concept de montage dans les premiers œuvres du cinéaste Jean-Luc Godard
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초록
La présente recherche porte sur la singularité de la forme et de l’idée de montage que le cinéaste Godard a conçu dans sa première période cinématographique. JLG, tout jeune critique du cinéma, définit la mise en scène comme un regard et le montage comme un battement de coeur dans son fameux article “Montage, mon beau souci”. Il y souligne aussi l’effet de l’attraction du montage par l’enchaî̂nement des plans courts et surtout par le raccord du regard. Le texte du cinéaste comme une sorte d’éloge du montage reste apparemment contradictoire, puisqu’en tant que l’un des ‘enfants de Bazin’ il devrait plutô̂t ê̂tre du cô̂té du ‘cinéma de mise en scène’ et que le processus spécifique du montage du jeune Godard se caractérise avant tout par le faux-raccord qui se différencie fondamentalement des principes de montage classique ou normal fondé sur le raccord du regard. D’où les effets contradictoires du fameux faux-raccord, disons jump-cut, dans les premiers oeuvres de Godard. En fait, le ‘raccord sauté’ godardien ne déplace pas radicalement des topoï̈ principaux du système du raccord. Il ne décompose et bouleverse plutô̂t les règles du montage classique que pour réintroduire dans le flux narratif une procédure de montage quelque peu avant-gardiste. Ainsi de divers formes du faux-raccord d’A bout de souffle ne cesse de brusquer notre perception, parfois notre comprehension, mais sans jamais nous font sortir du continuum narratif et surtout du monde diégétique. En effet Godard n’a essayé que de mettre en synthèse deux formes de cinéma (cinéma de mise en scène et celui de montage) et surtour deux formes de montage (montage productif et montage invisible) de façon tout à fait dialectique. Cela serait aussi la façon spécifique godardien de réfléchir sur l’Histoire en tant que faiseur de l’image.
Abstract
La présente recherche porte sur la singularité de la forme et de l’idée de montage que le cinéaste Godard a conçu dans sa première période cinématographique. JLG, tout jeune critique du cinéma, définit la mise en scène comme un regard et le montage comme un battement de coeur dans son fameux article “Montage, mon beau souci”. Il y souligne aussi l’effet de l’attraction du montage par l’enchaî̂nement des plans courts et surtout par le raccord du regard. Le texte du cinéaste comme une sorte d’éloge du montage reste apparemment contradictoire, puisqu’en tant que l’un des ‘enfants de Bazin’ il devrait plutô̂t ê̂tre du cô̂té du ‘cinéma de mise en scène’ et que le processus spécifique du montage du jeune Godard se caractérise avant tout par le faux-raccord qui se différencie fondamentalement des principes de montage classique ou normal fondé sur le raccord du regard. D’où les effets contradictoires du fameux faux-raccord, disons jump-cut, dans les premiers oeuvres de Godard. En fait, le ‘raccord sauté’ godardien ne déplace pas radicalement des topoï̈ principaux du système du raccord. Il ne décompose et bouleverse plutô̂t les règles du montage classique que pour réintroduire dans le flux narratif une procédure de montage quelque peu avant-gardiste. Ainsi de divers formes du faux-raccord d’A bout de souffle ne cesse de brusquer notre perception, parfois notre comprehension, mais sans jamais nous font sortir du continuum narratif et surtout du monde diégétique. En effet Godard n’a essayé que de mettre en synthèse deux formes de cinéma (cinéma de mise en scène et celui de montage) et surtour deux formes de montage (montage productif et montage invisible) de façon tout à fait dialectique. Cela serait aussi la façon spécifique godardien de réfléchir sur l’Histoire en tant que faiseur de l’image.
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