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고다르의 <네 멋대로 해라>와 <미치광이 삐에로>에 나타난 공간미학

l'esthétique de l'espace dans A bout de souffle et Pierrot le fou de Jean-Luc Godard

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초록

La plupart des films de Godard se font dans la rue, hors du studio. Cette façon de filmer est, en fait, un refus de la Nouvelle Vague contre le cinéma existant. Etudier l'esthétique des lieux chez Godard nous amènera donc à comprendre la vision du realisateur sur l‘homme, la société et surtout son art, le cinéma. C'est à travers deux films que nous tenterons de nous approcher de cette vision :, A bout de souffle, le film le plus représentatif de ses road movies et Pierrot le fou qui accomplit le parcours inachevé de celui-ci. Ces deux oeuvres synthétisent l'époque dans laquelle Godard était à la recherche de l'essentiel du cinéma (1960-1965). Dans la première partie, nous analysons les caractéristiques des lieux dans A bout de souffle. Ses personnages sont des enfants de la rue qui veulent la dominer. Ici, les lieux auxquels ils souhaitent appartenir se montrent des non-lieux qui ne gardent plus leurs sens prédeterminé. Ce non-sens en quelque sorte symbolise leur existance aliénée. Le héros Michel, choisissant plutôt de mourir que de vivre dans cet univers meurt de “la nausée” comme Mersault de l'Etranger. Mais Godard va plus loin et comme boucler sa vision esthetiqje, il donne à Ferdinand de Pierrot le fou le soin de reprendre le flambeau pour achever ce parcours, en sens inverse, de Paris au sud. C'est notre deuxième partie. Dans ce parcours, sont surtout mélangés le parcours vertical en longueur et le parcours horizontal en largeur. L'un concernant les accidents correspond à la narrativité des histoires tandis que l'autre, le non-mouvement et l'image que l'oeil appréhende, “fenêtre du coeur”- c'est d'ailleurs l'expression utilisée par Ferdinand - qui est plus proche de la peinture. Leurs parcours doivent donc être compris sur deux niveaux différents. Au niveau de la forme, A bout de souffle est une nouvelle expérience de révolte qui introduit dans le cinéma la rue comme espace principal, tandis que Pierrot le fou, une tentative d'unir la narrativité du cinéma et l'expressivité de la peinture, montre une nouvelle dimension du cinéma qui veut ne rien raconter, mais tout dire. Au niveau du contenu, dans A bout de souffle, le héros est dans une situation binaire impossible. Michel doit accepter ou refuser, sans aucune alternative. Il finit par refuser, ce qui signifie sa mort. A l'opposé, la mort de son “successeur” Ferdinand est différente. Dans Pierre le fou, il y a un désir violent de surpasser toutes les dichotomies. A travers les explosions de bombes sur l‘ile, Godard semble présenter une intégration utopique. Les chocs des explosions qui terminent le film sonnent comme un éveil dans le bouddhisme et les longues prises des vastes espaces unis en “un” du ciel et de la mer semblent désigner le grand espace salvateur du christianisme. On peut conclure que chez Godard, coexistent des désirs antithétiques : l'amour de l'humanité et de l'art absolu, le désir de l'engagement et de la vie utopique, celui de synthétiser le cinéma et la peinture. Mais sans aucune dicotomisation, il nous présente ses films comme une réflexion sur nous-mêmes, à la manière d'un essayiste.

Abstract

La plupart des films de Godard se font dans la rue, hors du studio. Cette façon de filmer est, en fait, un refus de la Nouvelle Vague contre le cinéma existant. Etudier l'esthétique des lieux chez Godard nous amènera donc à comprendre la vision du realisateur sur l‘homme, la société et surtout son art, le cinéma. C'est à travers deux films que nous tenterons de nous approcher de cette vision :, A bout de souffle, le film le plus représentatif de ses road movies et Pierrot le fou qui accomplit le parcours inachevé de celui-ci. Ces deux oeuvres synthétisent l'époque dans laquelle Godard était à la recherche de l'essentiel du cinéma (1960-1965). Dans la première partie, nous analysons les caractéristiques des lieux dans A bout de souffle. Ses personnages sont des enfants de la rue qui veulent la dominer. Ici, les lieux auxquels ils souhaitent appartenir se montrent des non-lieux qui ne gardent plus leurs sens prédeterminé. Ce non-sens en quelque sorte symbolise leur existance aliénée. Le héros Michel, choisissant plutôt de mourir que de vivre dans cet univers meurt de “la nausée” comme Mersault de l'Etranger. Mais Godard va plus loin et comme boucler sa vision esthetiqje, il donne à Ferdinand de Pierrot le fou le soin de reprendre le flambeau pour achever ce parcours, en sens inverse, de Paris au sud. C'est notre deuxième partie. Dans ce parcours, sont surtout mélangés le parcours vertical en longueur et le parcours horizontal en largeur. L'un concernant les accidents correspond à la narrativité des histoires tandis que l'autre, le non-mouvement et l'image que l'oeil appréhende, “fenêtre du coeur”- c'est d'ailleurs l'expression utilisée par Ferdinand - qui est plus proche de la peinture. Leurs parcours doivent donc être compris sur deux niveaux différents. Au niveau de la forme, A bout de souffle est une nouvelle expérience de révolte qui introduit dans le cinéma la rue comme espace principal, tandis que Pierrot le fou, une tentative d'unir la narrativité du cinéma et l'expressivité de la peinture, montre une nouvelle dimension du cinéma qui veut ne rien raconter, mais tout dire. Au niveau du contenu, dans A bout de souffle, le héros est dans une situation binaire impossible. Michel doit accepter ou refuser, sans aucune alternative. Il finit par refuser, ce qui signifie sa mort. A l'opposé, la mort de son “successeur” Ferdinand est différente. Dans Pierre le fou, il y a un désir violent de surpasser toutes les dichotomies. A travers les explosions de bombes sur l‘ile, Godard semble présenter une intégration utopique. Les chocs des explosions qui terminent le film sonnent comme un éveil dans le bouddhisme et les longues prises des vastes espaces unis en “un” du ciel et de la mer semblent désigner le grand espace salvateur du christianisme. On peut conclure que chez Godard, coexistent des désirs antithétiques : l'amour de l'humanité et de l'art absolu, le désir de l'engagement et de la vie utopique, celui de synthétiser le cinéma et la peinture. Mais sans aucune dicotomisation, il nous présente ses films comme une réflexion sur nous-mêmes, à la manière d'un essayiste.

참고문헌 (7)

  1. Godard, Jean-Luc, "A bout de souffle" (1960)
  2. Godard, Jean-Luc, "Le Pierrot fou" (1965)
  3. Godard, Jean-Luc, "Godard par Godard : les années Karina" (2007), Flammarion
  4. Douchet, Jean, "Nouvelle vague" (1998), Hazan
  5. Nemer, François, "Godard (le cinéma)" (2006), Gallimard
  6. 에드워드 랠프, "장소와 장소상실" (2005), 논형
  7. 이-푸 투안, "공간과 장소" (2007), 대윤

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