정체성과 혼종성, 게토와 유토피아 사이의 방리유 banlieue - <증오 La Haine>, <국외자들 Bande à part>를 중심으로
Banlieue entre identité et hybridité, ghetto et utopie - “Banlieue” dans <La Haine> et <Bande à part>
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초록
L'espace filmique rapporte de profonds changements dans les pratiques d'appropriation paysagère depuis le début de l'histoire cinématographique. Dans l'univers des représentations filmiques françaises, la banlieue rappelle bien ce caractéristique de l'espace filmique. Dans son évolution et mutation, ce lieu périphérique représente des dispositions variées et riches. Ainsi, le paysage de la banlieue s'inscrit comme une composante des caractères originaux du cinéma français. Godard se distingue par l'extrême attention qu'il apporte aux espaces associés à la nouveauté des modes de vie. Cette attention l'amène à tourner souvent ses films en banlieue parisienne. Inspirés des “films de genre” du cinéma américain, notre réalisateur trouve d'abord ce lieu idéal pour le décor de prédilection un peu dérisoire pour ses films. Sensible à la nouveauté sociale de la ville et de la vie organisée par les grands ensembles, Godard y voit aussi une des formes paroxystiques de la déshumanisation et de l'aliénation caractéristique de la société. Ainsi, l'oeuvre de Godard permet de trouver son expression de la fascination en même temps que du rejet pour ce nouveau lieu, sous des formes très diverses. Bande à part, son dernier film du “premier cercle”, illustre bien cette esthétique ambivalente. La Haine, deuxième long métrage de Mathieu Kassovitz, révèle le problème des banlieues dans un style et un rythme originaux. Avec ses caractères anticonventionnels et son absence de localisation exacte, ce film trouve une place inclassable, même parmi les banlieu-films. La représentation filmique de l'espace dans Bande à part et La Haine, participe à la constitution de nouvelle configuration spatiale de la banlieue. Les style particuliers, les structures narratives et les ambiguïté idéologique de ces deux films affablissent les limites et inscrivent la banlieue hors termes habituels des approches urbaines. L'imaginaire et la sensibilité y remplacent les repères réels. Cette richesse potentielle et illusoire, cette instabilité spatiale permettent à la banlieue de se réinstaller comme le lieu où la violence et l'hybridité se transforment en la richesse culturelle. Lieu de la dissulution de la tradition française et de appropriation de la culture américaine, banlieu dans ces deux films reflète la nouvelle identité de France qui vient de se créer.
Abstract
L'espace filmique rapporte de profonds changements dans les pratiques d'appropriation paysagère depuis le début de l'histoire cinématographique. Dans l'univers des représentations filmiques françaises, la banlieue rappelle bien ce caractéristique de l'espace filmique. Dans son évolution et mutation, ce lieu périphérique représente des dispositions variées et riches. Ainsi, le paysage de la banlieue s'inscrit comme une composante des caractères originaux du cinéma français. Godard se distingue par l'extrême attention qu'il apporte aux espaces associés à la nouveauté des modes de vie. Cette attention l'amène à tourner souvent ses films en banlieue parisienne. Inspirés des “films de genre” du cinéma américain, notre réalisateur trouve d'abord ce lieu idéal pour le décor de prédilection un peu dérisoire pour ses films. Sensible à la nouveauté sociale de la ville et de la vie organisée par les grands ensembles, Godard y voit aussi une des formes paroxystiques de la déshumanisation et de l'aliénation caractéristique de la société. Ainsi, l'oeuvre de Godard permet de trouver son expression de la fascination en même temps que du rejet pour ce nouveau lieu, sous des formes très diverses. Bande à part, son dernier film du “premier cercle”, illustre bien cette esthétique ambivalente. La Haine, deuxième long métrage de Mathieu Kassovitz, révèle le problème des banlieues dans un style et un rythme originaux. Avec ses caractères anticonventionnels et son absence de localisation exacte, ce film trouve une place inclassable, même parmi les banlieu-films. La représentation filmique de l'espace dans Bande à part et La Haine, participe à la constitution de nouvelle configuration spatiale de la banlieue. Les style particuliers, les structures narratives et les ambiguïté idéologique de ces deux films affablissent les limites et inscrivent la banlieue hors termes habituels des approches urbaines. L'imaginaire et la sensibilité y remplacent les repères réels. Cette richesse potentielle et illusoire, cette instabilité spatiale permettent à la banlieue de se réinstaller comme le lieu où la violence et l'hybridité se transforment en la richesse culturelle. Lieu de la dissulution de la tradition française et de appropriation de la culture américaine, banlieu dans ces deux films reflète la nouvelle identité de France qui vient de se créer.
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