샤갈과 아폴리네르의 예술적 동질성 : 샤갈의 그림 「아폴리네르의 초상화 Portrait d'Apollinaire」와 아폴리네르의 시 「유럽을 가로질러 A travers l'Europe」를 중심으로
Etude sur le Portrait d'Apolliniaire de Chagall : homogénéité artistique entre Apollinaire et Chagall
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Chagall laisse quatre tableaux sur Apollinaire : Apollinaire et Chagall (1910-1911), Pour Apollinaire(1911), Hommage à Apollinaire(1912), Portrait d'Apollinaire(1913-1914). Parmi eux Hommage à Apollinaire est bien connu mais on n'apprécie pas encore les qualités artistiques des autres. On dit que pendant la période où Chagall a peint ces peintures - 1910~1914, le peintre entretenait des relations avec des artistes et poètes d'avant-garde comme Archipenko, F. Léger, B. Cendrars et surtout Apollinaire. Mais en raison du manque de documents et de preuves, on n'a pas encore réussi à éclairer les rapports entre Chagall et eux, surtout Apolliniare. Pour cette raison, nous voulons examiner le sujet, en faisant appel au Portrait d'Apollinaire de Chagall, sur lequel personne ne mets encore l'accent dans le monde du peintre russe. Dans l'image du portrait, on peut voir un grand visage Chagall décrit son image comme 'Zeus doux' qui porte un 'ventre, comme un recueil d'oeuvres complètes' dont un oeil est peut-être fermé tant il est noir, l'oreille est comme la clef de sol dans la forêt des saussaies. Cette apparence ne ressemble jamais au modèle. La plasticité du peintre n'est plus, bien-sùr , la vraisemblance, ni le trompe-l'oeil pour le réalisme visuel. Mais cette invraisemblance plastique chagallienne n'est pas suffisante pour expliquer cette peinture. Il faudrait voir ce portrait sous l'angle de la vision apollinarienne; c'est-à-dire par rapports aux oeuvres d'Apollinaire le surnaturalisme et à son fait biographique - le mal-aimé. De 1912 à 1914, Apollinaire a subi personnellement de dures épreuves en amour avec Maire Laurencin. Chagall décrit bien, en faisant référence à ses oeuvres, ce sentiment comme le mal-aimé du poète dans ce tableau. On peut expliquer l'oeil fermé comme la prière du poète à son amante : 'ouvre tes yeux puisque tu m'aimes / Ouvre pour moi tes yeux fermés'(<La Clef>). Et la forêt et en même temps la branche coupée sont celles des saussaies que le vent fait pleurer(<A travers l'Europe>), regret du poète qui a perdu son amour. Au niveau de l'oreille, comme le dieu de la musique et la poésie est Orphée, cette image est la fonction originelle du poète. Mis à part l'apparence du visage, ces images ont des liens profonds avec les oeuvres du poète. Au premier rang, l'oeil noir, fermé, révèle la relation de la vision et la cécité dans l'oeuvre d'Apollinaire. On peut comparer ces images à celles de M. Amblerod, héros de Chirurgie esthétique d'Apollinaire; et aussi l'image de la vision de <A travers l'Europe>. Au deuxième, la couleur violette est un reflet de la mort chez Apollinaire. Ce rapport entre le violet et la mort apparaît souvent en liaison avec le mythe solaire, c'est-à-dire la mort du soleil est en relation avec le violet. Or nous prêtons attention sur le fait qu'Apollinaire se considère comme le soleil et il traite la perte de l'amour le sentiment du mal-aimé comme la mort du soleil. Mais ce qui est singulier chez le poète est le mythe du soleil qui apparaît différemment renversé, à ce que nous connaissons à propos du mythe. Le soleil est mort en allant vers l'ouest. Pour Apollinaire, il est cependant vivant de ce côté-là, parce que le soleil mort, couché, renaît à l'est le lendemain matin. C'est une sorte d'espoir de la renaissance de l'amour mort, fini. Donc les représentations du Portrait d'Apollinaire montrent la compréhension profonde de l'univers apollinarien de Chagall. Cela signifie une relation artistique plus profonde que ce que nous connaissons. Pour sa part, Apollinaire dédie un poème à Chagall dont le titre est <A travers l'Europe>. Le titre a été originellement <Roztag> et puis <Rotsoge>, finalement devenu le premier vers du poème. On peut voir la signification du mot sous plusieurs angles de vue. Mais le sens synthétique est une sorte de répugnance féminine. On peut percevoir cette vue comme vengeance du mal-aimé. Ce poème présente aussi les images principales, particulières chez Chagall : 'Ta maison où nage un hareng saur', 'un homme avec un air un veau qui regarde à travers le ventre de sa mère' etc. Et en même temps, il fait un portrait de Chagall - 'Ton visage écarlate'(on peut voir cette image dans son Autoportrait aux sept doigts). La couleur rouge est un symbole du juif errant chez Apollinaire, et Chagall qui est en réalité juif russe. Le poète suggère aussi l'itinéraire du peintre russe à Paris comme le courant du soleil : 'Mais tes cheveux sont le trolley / A travers l'Europe vêtue de petits feux multicolores'. Cet itinériaire éclaire la particularité de Chagall, 'le meilleur coloriste du Salon' comme le poète l'a écrit. Ce courant est celui du soleil, de la lumière, et du talent de Chagall comme coloriste en rapport avec la couleur solaire. L'image d'Icare apparaît également dans ce poème : 'ton biplan transformable en hydroplan'. Ici Icare, aviateur et aussi aventurier, est le portrait de Chagall, vu par Apollinaire. Au début du XXe siècle, Apollinaire déclairait ce besoin de l'esprit nouveau. Et il voyait une possibilité chez Chagall quand il murmurait 'surnaturel' en regardant premièrement les oeuvres de Chagall. Le surnaturalisme et puis le surréalisme sont la définition apollinarienne à propos de la nouveauté, c'est-à-dire l'esprit nouveau. Ce terme comporte les attitudes de la création du poète et ses oeuvres comme il a écrit dans la préface des Mamelles de Tirésias : '[ ] j'ai pensé qu'il fallait revenir à la nature même, mais sans l'imiter à la manière des photographes. / Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait ainsi du surréalisme sans le savoir.' Le surnaturalisme ou plutôt le surréalisme est le terme de l'homogénéité entre ces deux artistes : Chagall et Apollinaire. Chagall parle de lui-même à travers les images d'Apollinaire et le poète se retrouve dans les écrits sur Chagall.
Abstract
Chagall laisse quatre tableaux sur Apollinaire : Apollinaire et Chagall (1910-1911), Pour Apollinaire(1911), Hommage à Apollinaire(1912), Portrait d'Apollinaire(1913-1914). Parmi eux Hommage à Apollinaire est bien connu mais on n'apprécie pas encore les qualités artistiques des autres. On dit que pendant la période où Chagall a peint ces peintures - 1910~1914, le peintre entretenait des relations avec des artistes et poètes d'avant-garde comme Archipenko, F. Léger, B. Cendrars et surtout Apollinaire. Mais en raison du manque de documents et de preuves, on n'a pas encore réussi à éclairer les rapports entre Chagall et eux, surtout Apolliniare. Pour cette raison, nous voulons examiner le sujet, en faisant appel au Portrait d'Apollinaire de Chagall, sur lequel personne ne mets encore l'accent dans le monde du peintre russe. Dans l'image du portrait, on peut voir un grand visage Chagall décrit son image comme 'Zeus doux' qui porte un 'ventre, comme un recueil d'oeuvres complètes' dont un oeil est peut-être fermé tant il est noir, l'oreille est comme la clef de sol dans la forêt des saussaies. Cette apparence ne ressemble jamais au modèle. La plasticité du peintre n'est plus, bien-sùr , la vraisemblance, ni le trompe-l'oeil pour le réalisme visuel. Mais cette invraisemblance plastique chagallienne n'est pas suffisante pour expliquer cette peinture. Il faudrait voir ce portrait sous l'angle de la vision apollinarienne; c'est-à-dire par rapports aux oeuvres d'Apollinaire le surnaturalisme et à son fait biographique - le mal-aimé. De 1912 à 1914, Apollinaire a subi personnellement de dures épreuves en amour avec Maire Laurencin. Chagall décrit bien, en faisant référence à ses oeuvres, ce sentiment comme le mal-aimé du poète dans ce tableau. On peut expliquer l'oeil fermé comme la prière du poète à son amante : 'ouvre tes yeux puisque tu m'aimes / Ouvre pour moi tes yeux fermés'(<La Clef>). Et la forêt et en même temps la branche coupée sont celles des saussaies que le vent fait pleurer(<A travers l'Europe>), regret du poète qui a perdu son amour. Au niveau de l'oreille, comme le dieu de la musique et la poésie est Orphée, cette image est la fonction originelle du poète. Mis à part l'apparence du visage, ces images ont des liens profonds avec les oeuvres du poète. Au premier rang, l'oeil noir, fermé, révèle la relation de la vision et la cécité dans l'oeuvre d'Apollinaire. On peut comparer ces images à celles de M. Amblerod, héros de Chirurgie esthétique d'Apollinaire; et aussi l'image de la vision de <A travers l'Europe>. Au deuxième, la couleur violette est un reflet de la mort chez Apollinaire. Ce rapport entre le violet et la mort apparaît souvent en liaison avec le mythe solaire, c'est-à-dire la mort du soleil est en relation avec le violet. Or nous prêtons attention sur le fait qu'Apollinaire se considère comme le soleil et il traite la perte de l'amour le sentiment du mal-aimé comme la mort du soleil. Mais ce qui est singulier chez le poète est le mythe du soleil qui apparaît différemment renversé, à ce que nous connaissons à propos du mythe. Le soleil est mort en allant vers l'ouest. Pour Apollinaire, il est cependant vivant de ce côté-là, parce que le soleil mort, couché, renaît à l'est le lendemain matin. C'est une sorte d'espoir de la renaissance de l'amour mort, fini. Donc les représentations du Portrait d'Apollinaire montrent la compréhension profonde de l'univers apollinarien de Chagall. Cela signifie une relation artistique plus profonde que ce que nous connaissons. Pour sa part, Apollinaire dédie un poème à Chagall dont le titre est <A travers l'Europe>. Le titre a été originellement <Roztag> et puis <Rotsoge>, finalement devenu le premier vers du poème. On peut voir la signification du mot sous plusieurs angles de vue. Mais le sens synthétique est une sorte de répugnance féminine. On peut percevoir cette vue comme vengeance du mal-aimé. Ce poème présente aussi les images principales, particulières chez Chagall : 'Ta maison où nage un hareng saur', 'un homme avec un air un veau qui regarde à travers le ventre de sa mère' etc. Et en même temps, il fait un portrait de Chagall - 'Ton visage écarlate'(on peut voir cette image dans son Autoportrait aux sept doigts). La couleur rouge est un symbole du juif errant chez Apollinaire, et Chagall qui est en réalité juif russe. Le poète suggère aussi l'itinéraire du peintre russe à Paris comme le courant du soleil : 'Mais tes cheveux sont le trolley / A travers l'Europe vêtue de petits feux multicolores'. Cet itinériaire éclaire la particularité de Chagall, 'le meilleur coloriste du Salon' comme le poète l'a écrit. Ce courant est celui du soleil, de la lumière, et du talent de Chagall comme coloriste en rapport avec la couleur solaire. L'image d'Icare apparaît également dans ce poème : 'ton biplan transformable en hydroplan'. Ici Icare, aviateur et aussi aventurier, est le portrait de Chagall, vu par Apollinaire. Au début du XXe siècle, Apollinaire déclairait ce besoin de l'esprit nouveau. Et il voyait une possibilité chez Chagall quand il murmurait 'surnaturel' en regardant premièrement les oeuvres de Chagall. Le surnaturalisme et puis le surréalisme sont la définition apollinarienne à propos de la nouveauté, c'est-à-dire l'esprit nouveau. Ce terme comporte les attitudes de la création du poète et ses oeuvres comme il a écrit dans la préface des Mamelles de Tirésias : '[ ] j'ai pensé qu'il fallait revenir à la nature même, mais sans l'imiter à la manière des photographes. / Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait ainsi du surréalisme sans le savoir.' Le surnaturalisme ou plutôt le surréalisme est le terme de l'homogénéité entre ces deux artistes : Chagall et Apollinaire. Chagall parle de lui-même à travers les images d'Apollinaire et le poète se retrouve dans les écrits sur Chagall.
참고문헌 (18)
- texte établi et annotépar Marcel Adéma et Michel Décaudin, "Guillaume, Oeuvres poétiques", pp.1956, APOLLINAIRE
- textes établis, présentés et annotés par Michel Décaudin, "Oeuvres en prose I", pp.1977, APOLLINAIRE
- textes établis, présentés et annotés par Pierre Caizergues et Michel Décaudin, "Oeuvres en prose complètes Ⅱ", pp.1991, APOLLINAIRE
- Actes du 8e Colloque, "Apollinaire et la peinture", Que vlo-ve?, (21) (1979)
- Actes du 9e Colloque, "«Lecture et interprétation des Calligrammes", Que vlo-ve?, (29) (1981)
- BOISSON, Madelaine, "Apollinaire et les mythologies antiques" (1989), A.-J. Nizet
- BOISSON, Madelaine, "Le Poéte assassiné, conte solaire in: dans regards sur Apollinaire conteur(Actes du Colloque de Stavelot 1973)" (1975), Lettres Modernes Minard
- DEBON, Claude, "Guillaume Apollinaire, Après Alcools" (1981), Lettres Modernes
- Faure-Favier Louise, "Souvenirs sur Guillaume Apollinaire" (1945), Editions Bernard Grasset
- MARGARET, Davies, "Lul de Faltenin in: Guillaume Apollinaire 11 : méthodes et approches critique (2)" (1972), Lettres modernes Minard
- 이규현, "기욤 아폴리네르의 상상 세계 연구- <알콜>과 <칼리그람>을 중심으로", 박사, pp.1994
- CASSOU, Jean, "Chagall" (1966), Somogy
- traduit du russe par Bella Chagall ; préface d'André Salomon ; 32 dessins de jeunesse ; avant-propos de Georges Charensol, "Ma Vie", pp.1957, CHAGALL, Marc
- catalogue par Mariana Bessonova ; traduit de russe par Alexandre Smélianski ; textes de Irina Antonova, Marina Bessonova et Andreï Voznessenski ; préface de Sylvie Forestier, "Chagall, collections russes et collections privées, Moscow, musée des Beaux-Arts Pouchkine, 1987", pp.1989
- FORESTIER, Sylvie, "Les Chagall de Chagall" (1988), Albin Michel
- traduit de l'allmand par Gilles Theveau, "Marc Chagall", pp.1975, HAFTMANN, Werner
- traduit du russe par Joëlle Aubert-Yong ; iconographie établie par Isabelle d'Hauteville, "Chagall période russe et soviétique 1907-1922", pp.1988, KAMENSKIA, Alexandre
- traduit de l'allemand par Philippe Jaccottet, "Marc Chagall", pp.1964, MEYER, Franz
