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돌레의 번역론과 프랑스어의 현양

Théorie de la traduction d'Etienne Dolet et l'illustration de la langue française

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Quelle était l'intention d'Etienne Dolet lors de la rédaction de La Manière de bien traduire d'une langue en autre? Notre étude a pour but de répondre à cette question. Si nous nous permettons de répondre préalablement à la question, le but de rédiger cette théorie de la traduction était d'illustrer la langue française. Dolet, déjà dans la lettre à Monseigneur de Bellay-Langey en guise de préface de La Manière de bien traduire d'une langue en autre, fait allusion à son entreprise d'illustration de sa langue maternelle:Je n'ignore pas(Seigneur par gloire immortel) que plusieurs ne s'ébahissent grandement de voir sortir de moi cette présente Oeuvre: attendu que par le passé j'ai fait, fais encore maintenant profession totale de la langue Latine. Mais à ceci je donne deux raisons. L'une, que mon affection est telle envers l'honneur de mon pays que je veux trouver tout moyen de l'illustrer. Et ne le puis mieux faire, que de célébrer sa langue, comme ont fait Grecs, Romains la leur. L'autre raison est que non sans example Auteurs antiques illustrateurs de leur langue.(Dolet, p.2)Dans La Manière de bien traduire d'une langue en autre, Dolet propose cinq règles de la traduction; voici ces règles résumées:1) Il faut que le traducteur entende parfaitement le sens de la matière de l'auteur, qu'il traduit. 2) La seconde chose,〔…〕c'est que le traducteur ait parfaite connaissance de langue de l'auteur, qu'il traduit: soit pareillement excellent en la langue, en laquelle il se met à traduire. 3) Le tiers point est, qu'en traduisant il ne se faut pas asservir jusuqes à la que l'on rende mot pour mot. 4) La quatrième règle〔…〕est plus à observer en langues non reduites en art, qu'en autres.〔…〕S'il advient donc que tu traduises quelque Livre Latin en celles (mêmement en la Française), il te faut garder d'usurper mots trop approchants du Latin, peu usités par le passé: mais contente toi du commun.〔…〕Le meilleur est de suivre le commun langage. 5) La cinquième règle est de si grande vertu, que sans elle toute composition est lourde, mal plaisante. Mais qu'est ce qu'elle contient? Rien autre chose que l'observation des nombres oratoires. Dans la quatrième règle, entre autres choses, nous pouvons voir clairement l'intention du rédaction de Dolet. Selon Dolet, “les langues sont rangés en deux groupes: langues classiques, dites ≪en art≫, à structure analytique, composées de propositions inversées dont l'agencement est rhétorique et artificiel; et langues vernaculaires, toujours évoluant et manquant d'une techinicité rhétorique parfaite."(Norton, Glyn P., op. cit., p.101) Bien sûr que le français se situe au deuxième groupe; vu ces autonomies et propriétés respectives, pour le traducteur français “il faut se garder d'usurper les mots approchants du Latin, et peu usités par le passé."C'est ainsi que dans La Manière de bien traduire d'une langue en autre Dolet se penche plus sur la langue-source(la langue de départ) que sur la langue-cible(la langue d'arrivée); ou plutôt Dolet souligne l'imitation créatrice du texte-source par le traducteur; or à cette époque-là, dans la plupart des cas le texte latin était le texte-soure, et le texte français était bien sûr le texte-cible; c'est pourquoi l'intention de Dolet de la rédaction de La Manière de bien traduire d'une langue en autre était d'illustrer sa langue maternelle, à savoir la langue française.

Abstract

Quelle était l'intention d'Etienne Dolet lors de la rédaction de La Manière de bien traduire d'une langue en autre? Notre étude a pour but de répondre à cette question. Si nous nous permettons de répondre préalablement à la question, le but de rédiger cette théorie de la traduction était d'illustrer la langue française. Dolet, déjà dans la lettre à Monseigneur de Bellay-Langey en guise de préface de La Manière de bien traduire d'une langue en autre, fait allusion à son entreprise d'illustration de sa langue maternelle:Je n'ignore pas(Seigneur par gloire immortel) que plusieurs ne s'ébahissent grandement de voir sortir de moi cette présente Oeuvre: attendu que par le passé j'ai fait, fais encore maintenant profession totale de la langue Latine. Mais à ceci je donne deux raisons. L'une, que mon affection est telle envers l'honneur de mon pays que je veux trouver tout moyen de l'illustrer. Et ne le puis mieux faire, que de célébrer sa langue, comme ont fait Grecs, Romains la leur. L'autre raison est que non sans example Auteurs antiques illustrateurs de leur langue.(Dolet, p.2)Dans La Manière de bien traduire d'une langue en autre, Dolet propose cinq règles de la traduction; voici ces règles résumées:1) Il faut que le traducteur entende parfaitement le sens de la matière de l'auteur, qu'il traduit. 2) La seconde chose,〔…〕c'est que le traducteur ait parfaite connaissance de langue de l'auteur, qu'il traduit: soit pareillement excellent en la langue, en laquelle il se met à traduire. 3) Le tiers point est, qu'en traduisant il ne se faut pas asservir jusuqes à la que l'on rende mot pour mot. 4) La quatrième règle〔…〕est plus à observer en langues non reduites en art, qu'en autres.〔…〕S'il advient donc que tu traduises quelque Livre Latin en celles (mêmement en la Française), il te faut garder d'usurper mots trop approchants du Latin, peu usités par le passé: mais contente toi du commun.〔…〕Le meilleur est de suivre le commun langage. 5) La cinquième règle est de si grande vertu, que sans elle toute composition est lourde, mal plaisante. Mais qu'est ce qu'elle contient? Rien autre chose que l'observation des nombres oratoires. Dans la quatrième règle, entre autres choses, nous pouvons voir clairement l'intention du rédaction de Dolet. Selon Dolet, “les langues sont rangés en deux groupes: langues classiques, dites ≪en art≫, à structure analytique, composées de propositions inversées dont l'agencement est rhétorique et artificiel; et langues vernaculaires, toujours évoluant et manquant d'une techinicité rhétorique parfaite."(Norton, Glyn P., op. cit., p.101) Bien sûr que le français se situe au deuxième groupe; vu ces autonomies et propriétés respectives, pour le traducteur français “il faut se garder d'usurper les mots approchants du Latin, et peu usités par le passé."C'est ainsi que dans La Manière de bien traduire d'une langue en autre Dolet se penche plus sur la langue-source(la langue de départ) que sur la langue-cible(la langue d'arrivée); ou plutôt Dolet souligne l'imitation créatrice du texte-source par le traducteur; or à cette époque-là, dans la plupart des cas le texte latin était le texte-soure, et le texte français était bien sûr le texte-cible; c'est pourquoi l'intention de Dolet de la rédaction de La Manière de bien traduire d'une langue en autre était d'illustrer sa langue maternelle, à savoir la langue française.

참고문헌 (25)

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  2. Du Bellay, Joachim, "Défense et illustration de la langue française" (2001), Droz
  3. Bouchard, Maway, "Les Projets d'illustration de la langue vernaculaire et leurs héritages littéraires", TTR, 9(2) (1996)
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  25. 히라코 요시오, "번역의 원리" (2007), 한국외대출판부

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