성적 환상의 미장센과 패러독스 - 『슬픔이여 안녕』에 나타나는 주요한 근원 장면들 -
La mise en scène et le paradoxe du fantasme sexuel - Scènes primitives et primaires dans Bonjour tristesse -
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초록
Si nous considérons Bonjour tristesse de Françoise Sagan comme le texte du roman familial, la question fondamentale portera sur le mécanisme du moi qui fatasme sur l'objet du roman familial. Ce roman se compose de deux pièces dramaturgiques. La première renvoie à une espèce de mélodrame dans lequel le père, son ancienne maîtresse (Elsa) et sa nouvelle amie (Anne) jouent leur rôle. C'est le moi (Cécile) qui les observe en tant que spectateur et aussi que metteur en scène. Chez les adultes, il se passe plusieurs scènes mystérieuses qui apparaissent d'ailleurs primitives aux yeux de Cécile. Cela nous rappelle un des fantasmes originiares que catégorise Freud : la scène primitive. Il s’agit d’une scène énigmatique dans laquelle l’enfant,ignorant ce qui se passe, ne voit pas l'affection dans la sexualité,mais l’obscénité dans l’action : l'enfant voit le père qui tyrannise la mère. De même, Cécile ne voit, dans la relation des adultes, pas l'amour, mais le désir malsain. Non seulement Cécile découvre les parents (le père et une de ses femmes), mais aussi elle les met en scène, elle-même : cela veut dire qu'ils sont manipulés d'une façon plus ou moins fantasmatique, dans son inconscient et même sur la scène. Ainsi son roman familial devient de plus en plus précis : elle imite les parents et invente sa propre comédie qui ressemble à un jeu. Cela constitue la seconde pièce de son roman familial. Dans la vie sexuelle de Cécile, il y a Cyril. En reproduisant les scènes qui font allusion aux scènes primitives, les deux jeunes gens font semblant de faire l'amour et rêvent de former une famille. Cependant la réalité est loin de la simulation fantasmatique car il y a toujours la censure. Le problématique est que, pour Cécile, l'objet du roman correspond exactement à celui du désir : c'est Anne qu'elle désire, qu'elle met dans son fantasme sexuel. Dans son inconscient,Cyril remplace Anne : elle se sert de Cyril pour son roman familial. En effet, ces deux pièces sont mises en scène afin de s'accomplir le fantasme du roman familial. Car, ce fantasme (qui nous semble impossible) rend possibles les investissements du travail de deuil. C'est par les voies des scènes primitives et primaires qu'elle résussit son travail de deuil. Finalement, Cécile va reprendre sa vie normale en refoulant son désir (et son roman), autrement dit en éliminant son objet du désir (et du roman). C'est la raison pour laquelle nous pouvons dire que, dans Bonjour tristesse, il n'y a pas d'amour mais que le désir, qu'il n'y a pas de rapport sexuel mais que les scènes primitives et qu'il n'y a pas de famille mais que le roman.
Abstract
Si nous considérons Bonjour tristesse de Françoise Sagan comme le texte du roman familial, la question fondamentale portera sur le mécanisme du moi qui fatasme sur l'objet du roman familial. Ce roman se compose de deux pièces dramaturgiques. La première renvoie à une espèce de mélodrame dans lequel le père, son ancienne maîtresse (Elsa) et sa nouvelle amie (Anne) jouent leur rôle. C'est le moi (Cécile) qui les observe en tant que spectateur et aussi que metteur en scène. Chez les adultes, il se passe plusieurs scènes mystérieuses qui apparaissent d'ailleurs primitives aux yeux de Cécile. Cela nous rappelle un des fantasmes originiares que catégorise Freud : la scène primitive. Il s’agit d’une scène énigmatique dans laquelle l’enfant,ignorant ce qui se passe, ne voit pas l'affection dans la sexualité,mais l’obscénité dans l’action : l'enfant voit le père qui tyrannise la mère. De même, Cécile ne voit, dans la relation des adultes, pas l'amour, mais le désir malsain. Non seulement Cécile découvre les parents (le père et une de ses femmes), mais aussi elle les met en scène, elle-même : cela veut dire qu'ils sont manipulés d'une façon plus ou moins fantasmatique, dans son inconscient et même sur la scène. Ainsi son roman familial devient de plus en plus précis : elle imite les parents et invente sa propre comédie qui ressemble à un jeu. Cela constitue la seconde pièce de son roman familial. Dans la vie sexuelle de Cécile, il y a Cyril. En reproduisant les scènes qui font allusion aux scènes primitives, les deux jeunes gens font semblant de faire l'amour et rêvent de former une famille. Cependant la réalité est loin de la simulation fantasmatique car il y a toujours la censure. Le problématique est que, pour Cécile, l'objet du roman correspond exactement à celui du désir : c'est Anne qu'elle désire, qu'elle met dans son fantasme sexuel. Dans son inconscient,Cyril remplace Anne : elle se sert de Cyril pour son roman familial. En effet, ces deux pièces sont mises en scène afin de s'accomplir le fantasme du roman familial. Car, ce fantasme (qui nous semble impossible) rend possibles les investissements du travail de deuil. C'est par les voies des scènes primitives et primaires qu'elle résussit son travail de deuil. Finalement, Cécile va reprendre sa vie normale en refoulant son désir (et son roman), autrement dit en éliminant son objet du désir (et du roman). C'est la raison pour laquelle nous pouvons dire que, dans Bonjour tristesse, il n'y a pas d'amour mais que le désir, qu'il n'y a pas de rapport sexuel mais que les scènes primitives et qu'il n'y a pas de famille mais que le roman.
참고문헌 (8)
- CHEMAMA, Roland, "Dictionnaire de la Psychanalyse (1995)" (2007), Larousse
- FREUD, Sigmund, "Cinq psychanalyses" (2005), Presses Universitaires de France
- FREUD, Sigmund, "Paris,Presses Universitaires de France,coll."Bibliothèque de psychanalyse"" (2002), Presses Universitaires de France
- GIRARD, René, "La Violence et le sacré (1972)" (1972), Hachette Littérature
- LACAN, Jacques, "Écrits" (1966), Éditions du Seuil
- LAPLANCHE, Jean, "Vocabulaire de la psychanalyse (1967)" (1967), Presses Universitaires de France
- ROBERT, Marthe, "Roman des origines et origines du roman (1972)" (1972), Gallimard
- SAGAN, Françoise, "Bonjour Tristesse" (1954), Julliard
