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문화정책 토대로서의 프랑스 비관객(les non-publics) 논의 연구

Etude sur les non-publics français en tant que fondement des politiques culturelles

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Après 50 ans de politique culturelle du Ministère de la Culture en France, les statistiques de la sociologie de la culture nous apprennent que seule une minorité de la population serait touchée par tant d'efforts d'intervention publique pour la culture, notamment la démocratisation culturelle promue par André Malraux. Autrement dit,la plupart des Français demeureraient encore des oubliés de la culture. La notion de ce «non-public» a été inaugurée par le manifeste de Villeurbanne en 1968. Plus précisément, par Francis Jeanson qui a rédigé la déclaration de Villeurbanne. Cette révélation de l'existence d'un non-public inaccessible, indifférent et privé des moyens de participer au “phénomène culturel” a confirmé qu'il ne suffisait pas d'élargir le public avec des idéaux de l'éducation populaire et l'augmentation de l'offre culturelle. Plutôt, il a fallu concevoir des politiques culturelles de manière différente en s'orientant vers le non-public. Une culture liée avec la réalité sociale,une culture en train de se faire... En attendant, depuis que le colloque de Villeurbanne a fait passél'entité massive de «peuple» à celle de «non-public», cette transition mène à une catégorisation des populations. Les agriculteurs, les ruraux, les artisans... entrent dans cette catégorie de non-public sans s'en rendre compte. Or, non-public de quoi? Des manifestations artistiques professionnelles de qualité ou d'amateur? On va aux institutions culturelles avec des connaisssances nécessaires comme une pratique raisonnée mais on peut tout à fait participer par hasard aux manifestations culturelles. On peut être non-public de l'opéra,mais public des programmes de la télévision. D'où la difficulté, la complexité et l'ambiguïté de la notion de non-public. Certains avaient séparé les individus sur fond de culturalisme:public cultivé vs. non-public non-cultivé donc disqualifié et exclu chroniquement. D'autres avaient vu, d'un côté monde de l'art,oeuvres, publics, de l'autre industries culturelles, produits, non-publics. Mais, comme il y a de plus en plus de «diplômés non cultivés»friands de produits audio-visuels et industriels, et comme la télévision est un élément majeur du quotidien, cette séparation n'est plus tellement étanche. Et de même qu'il semble difficile d'opposer publics cultivés et (non) publics populaires étant donné que la croyance en la supériorité du principe de haute culture s'affaiblit. D'ailleurs, les modes de diffusion et d'accès actuels par l'entremise des médias et des marchés rendent la frontière entre le public et le non-public très floue. Mais ce n'est pas pour autant que le non-public a disparu. Au contraire, il existe bel et bien et même de plus en plus. Il est donc nécessaire de revoir et renouveler les notions d'oeuvre,de publics et de réception et les modifier et les adapter à l'évolution de la réception afin de ne plus reproduire les inégalités culturelles pour que le (non) public ne soit ni ignoré ni laissé de côté. Pour ce faire, il est préférable d'impliquer l'école le plus tôt possible afin d'assurer la formation du jugement de goût et de combattre les déterminants de la distribution sociale des pratiques culturelles.

Abstract

Après 50 ans de politique culturelle du Ministère de la Culture en France, les statistiques de la sociologie de la culture nous apprennent que seule une minorité de la population serait touchée par tant d'efforts d'intervention publique pour la culture, notamment la démocratisation culturelle promue par André Malraux. Autrement dit,la plupart des Français demeureraient encore des oubliés de la culture. La notion de ce «non-public» a été inaugurée par le manifeste de Villeurbanne en 1968. Plus précisément, par Francis Jeanson qui a rédigé la déclaration de Villeurbanne. Cette révélation de l'existence d'un non-public inaccessible, indifférent et privé des moyens de participer au “phénomène culturel” a confirmé qu'il ne suffisait pas d'élargir le public avec des idéaux de l'éducation populaire et l'augmentation de l'offre culturelle. Plutôt, il a fallu concevoir des politiques culturelles de manière différente en s'orientant vers le non-public. Une culture liée avec la réalité sociale,une culture en train de se faire... En attendant, depuis que le colloque de Villeurbanne a fait passél'entité massive de «peuple» à celle de «non-public», cette transition mène à une catégorisation des populations. Les agriculteurs, les ruraux, les artisans... entrent dans cette catégorie de non-public sans s'en rendre compte. Or, non-public de quoi? Des manifestations artistiques professionnelles de qualité ou d'amateur? On va aux institutions culturelles avec des connaisssances nécessaires comme une pratique raisonnée mais on peut tout à fait participer par hasard aux manifestations culturelles. On peut être non-public de l'opéra,mais public des programmes de la télévision. D'où la difficulté, la complexité et l'ambiguïté de la notion de non-public. Certains avaient séparé les individus sur fond de culturalisme:public cultivé vs. non-public non-cultivé donc disqualifié et exclu chroniquement. D'autres avaient vu, d'un côté monde de l'art,oeuvres, publics, de l'autre industries culturelles, produits, non-publics. Mais, comme il y a de plus en plus de «diplômés non cultivés»friands de produits audio-visuels et industriels, et comme la télévision est un élément majeur du quotidien, cette séparation n'est plus tellement étanche. Et de même qu'il semble difficile d'opposer publics cultivés et (non) publics populaires étant donné que la croyance en la supériorité du principe de haute culture s'affaiblit. D'ailleurs, les modes de diffusion et d'accès actuels par l'entremise des médias et des marchés rendent la frontière entre le public et le non-public très floue. Mais ce n'est pas pour autant que le non-public a disparu. Au contraire, il existe bel et bien et même de plus en plus. Il est donc nécessaire de revoir et renouveler les notions d'oeuvre,de publics et de réception et les modifier et les adapter à l'évolution de la réception afin de ne plus reproduire les inégalités culturelles pour que le (non) public ne soit ni ignoré ni laissé de côté. Pour ce faire, il est préférable d'impliquer l'école le plus tôt possible afin d'assurer la formation du jugement de goût et de combattre les déterminants de la distribution sociale des pratiques culturelles.

참고문헌 (30)

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