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앗시아 제바르의 『술탄의 그림자Ombre Sultane』(1987) 연구: 이원성 dualité을 중심으로

A study on Assia Djebar’s Ombre sultane : Focusing on duality.

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Assia Djebar, pseudonyme de Fatima-Zohra Imalhayène décédée en février 2015, est un écrivain féminin de langue française d’origine algérienne. En tant que femme algérienne, elle a surtout appris le français grâce à son père qui était instituteur de français. Comme elle l’écrit dans son roman autobiographique L’Amour et fantasia “Dès le premier jour où une fillette “sort” pour apprendre l’alphabet, les voisins prennent le regard matois de ceux qui s’apitoient, dix ou quinze ans à l’avance”; l’apprentissage du français lui permet de sortir du harem. Autrement dit, le français lui permet d’échapper au voile et à la vie cloîtrée qui s’impose aux femmes musulmanes. Ombre sultane publiée en 1987 est un roman qui poursuit de L’Amour, la fantasia(1985) et traite le thème de l’émancipation des femmes avec son autre roman Vaste est prison(1995). Ce roman raconte l’histoire de Hajila et Isma, deux femmes qualifiées de “duo étrange” et qui sont épouses du même epoux. Isma, narratrice principale choisit Hajila en tant que sa suivante (deuxième épouse pour son mari) afin de “se libérer à la fois du passé d’amour et du présent arrêté”. Nous pouvons remarquer qu’Ombre sultane est lié à la dualité sous divers aspects comme le titre, le thème, la narration etc.,. Notre étude mettra l’accent sur la dualité dans Ombre sultane, plus précisément comme division en deux et caractère double (“deux comme un”, les deux fonctionnant comme un). Les deux espaces(intérieur et extérieur) s’affrontent en représentant l’image l’un de la femme et l’autre celui de l’homme. Hajila reste presque tout le temps dans la cuisine et la chambre sans grand mouvement ni présence. Les femmes musulmanes cloitrée à l’intérieur, contrôlées par le pouvoir patricarcal absolu, doivent se soumettre à l’homme et vivre une existence morte. Par contre, le dehors qui est plein de lumière, de bruit, de mouvement, représente un espace de vie. En considérant que le dehors est le lieu des hommes, nous pouvons découvrir que les hommes jouissent seuls de la vie dans la société musulmane. Dans ce roman, déjà le titre Ombre sultane et la relation entre Hajila et Imsa font allusion à au classique de la littérature arabe Les Milles et une nuit. C’est pour cela que Ombre sultane nous paraît un palimpseste des Milles et une nuit ou son doule. Djebar cite une partie des Milles et une nuit qui présente la sororité féminine et essaie de l’appliquer pour émanciper les femmes musulmanes. Comme la relation entre Schérérazade et Dinarzade qui s’aident par leur position alternative, étant double sultane, Hajila et Isma imitent ces deux sœurs pour se libérer du harem. En considérant qu’Imsa donne la clef d’appartement à Hajila pour continuer ses sorties dans le Hammam, un lieu symbolique de la soririté, la sororité fondée sur l’entraide(le double, le deux comme un) permet d’émanciper les femmes. Djebar précise que l’émancipation féminine désigne la sortie nue à travers la sortie de Hajila. La sortie et le dévoilement sont liés l’un au droit de voir et l’autre à celui d’être vue. Les femmes musulmanes voient le monde, le découvrent et l’enregistrent à travers leurs sens. L’acte de sentir signifie celui de se sentir vivant(e). Et lorsque les femmes se dévoilent, elles deviennent visibles et sont considérée comme existence réelle et sociale. Ces droits leur permettent d’avoir une histoire que symbolise la vie dans Les Milles et une vie. Djebar marginalise les hommes dans son écriture et essaie de la changer comme le Hammam qui est peuplé par les femmes. L’écriture de Djebar qui raconte les femmes musulmanes est enfin un acte de donner la parole aux femmes mulsulmanes qui vivent comme des mortes. Selon l’expression de Anne-Marie Miraglia, “raconter l’autre, c’est lui donner droit à l’existence”; son écriture leur permet d’avoir une existence et d’avoir une vraie vie à travers l’histoire.

Abstract

Assia Djebar, pseudonyme de Fatima-Zohra Imalhayène décédée en février 2015, est un écrivain féminin de langue française d’origine algérienne. En tant que femme algérienne, elle a surtout appris le français grâce à son père qui était instituteur de français. Comme elle l’écrit dans son roman autobiographique L’Amour et fantasia “Dès le premier jour où une fillette “sort” pour apprendre l’alphabet, les voisins prennent le regard matois de ceux qui s’apitoient, dix ou quinze ans à l’avance”; l’apprentissage du français lui permet de sortir du harem. Autrement dit, le français lui permet d’échapper au voile et à la vie cloîtrée qui s’impose aux femmes musulmanes. Ombre sultane publiée en 1987 est un roman qui poursuit de L’Amour, la fantasia(1985) et traite le thème de l’émancipation des femmes avec son autre roman Vaste est prison(1995). Ce roman raconte l’histoire de Hajila et Isma, deux femmes qualifiées de “duo étrange” et qui sont épouses du même epoux. Isma, narratrice principale choisit Hajila en tant que sa suivante (deuxième épouse pour son mari) afin de “se libérer à la fois du passé d’amour et du présent arrêté”. Nous pouvons remarquer qu’Ombre sultane est lié à la dualité sous divers aspects comme le titre, le thème, la narration etc.,. Notre étude mettra l’accent sur la dualité dans Ombre sultane, plus précisément comme division en deux et caractère double (“deux comme un”, les deux fonctionnant comme un). Les deux espaces(intérieur et extérieur) s’affrontent en représentant l’image l’un de la femme et l’autre celui de l’homme. Hajila reste presque tout le temps dans la cuisine et la chambre sans grand mouvement ni présence. Les femmes musulmanes cloitrée à l’intérieur, contrôlées par le pouvoir patricarcal absolu, doivent se soumettre à l’homme et vivre une existence morte. Par contre, le dehors qui est plein de lumière, de bruit, de mouvement, représente un espace de vie. En considérant que le dehors est le lieu des hommes, nous pouvons découvrir que les hommes jouissent seuls de la vie dans la société musulmane. Dans ce roman, déjà le titre Ombre sultane et la relation entre Hajila et Imsa font allusion à au classique de la littérature arabe Les Milles et une nuit. C’est pour cela que Ombre sultane nous paraît un palimpseste des Milles et une nuit ou son doule. Djebar cite une partie des Milles et une nuit qui présente la sororité féminine et essaie de l’appliquer pour émanciper les femmes musulmanes. Comme la relation entre Schérérazade et Dinarzade qui s’aident par leur position alternative, étant double sultane, Hajila et Isma imitent ces deux sœurs pour se libérer du harem. En considérant qu’Imsa donne la clef d’appartement à Hajila pour continuer ses sorties dans le Hammam, un lieu symbolique de la soririté, la sororité fondée sur l’entraide(le double, le deux comme un) permet d’émanciper les femmes. Djebar précise que l’émancipation féminine désigne la sortie nue à travers la sortie de Hajila. La sortie et le dévoilement sont liés l’un au droit de voir et l’autre à celui d’être vue. Les femmes musulmanes voient le monde, le découvrent et l’enregistrent à travers leurs sens. L’acte de sentir signifie celui de se sentir vivant(e). Et lorsque les femmes se dévoilent, elles deviennent visibles et sont considérée comme existence réelle et sociale. Ces droits leur permettent d’avoir une histoire que symbolise la vie dans Les Milles et une vie. Djebar marginalise les hommes dans son écriture et essaie de la changer comme le Hammam qui est peuplé par les femmes. L’écriture de Djebar qui raconte les femmes musulmanes est enfin un acte de donner la parole aux femmes mulsulmanes qui vivent comme des mortes. Selon l’expression de Anne-Marie Miraglia, “raconter l’autre, c’est lui donner droit à l’existence”; son écriture leur permet d’avoir une existence et d’avoir une vraie vie à travers l’histoire.

참고문헌 (14)

  1. Djebar, Assia, "Ombre sultane" (2006), Éditions Albin Michel
  2. Djebar, Assia, "L’Amour, la fantasia" (1995), Albin Michel
  3. 김미경, "앗시아 제바르Assia Djebar의 전복을 통한 글쓰기 - 『사랑, 기마행진L'Amour, la fantasia』(1985)을 중심으로", 프랑스문화예술연구, 53, pp.107~137 (2015), 프랑스문화예술학회
  4. 앙투앙 갈랑, "천일야화1" (2010), 열린책들
  5. 출구, "메두사의 웃음", pp.2004, 엘렌 식수
  6. 프란츠 파농, "알제리 혁명 5년" (2008), 인간사랑
  7. Asholt, Wolfgang, "Assia Djebar littérature et transmission : colloque de Cerisy programme du 23 au 30 juin 2008" (2010), Presses Sorbonne nouvelle
  8. Calle-Gruber Mireille, "Assia Djebar ou la résistance de l’écriture, Regards d’un écrivain d’Algérie" (2001), Maisonneuve et Larose
  9. Clerc, Jeanne Marie, "Assia Djebar Ecrire, Transgresser, Résister" (1997), L’Harmattan
  10. Eldjamhouria, Slimani, "Contexte et production de sens dans Ombre Sultane d’Assia Djebar", dans Multilinguales, (2) (2013), Université Abderrahmane Mira-Bejaia
  11. Gauvin, Lise, "L'écrivain francophone à la croisée des langues" (1997), Karthala
  12. Kian, Soheila, "Écritures et transgressions d’Assia Djebar et de Leïla Sebbar" (2009), L’Harmattan
  13. Yvette, Bénayoun-Szmidt, "Assia Djebar, Coll. « Autour des Écrivains Maghrébins »" (2008), L'Harmattan
  14. Dehane, Kamel, "Femmes d’Alger(doumentaire)", ~ (1992)

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