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빌리에 드 릴아당의 환상문학과 19세기 부르주아의 이성/반이성

La raison et l’anti-raison de la bourgeoisie de XIXe siècle et les œuvres fantastiques de Villiers de l’Isle-Adam

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Après la Révolution, la bourgeoisie du 19ème siècle arrive au pouvoir et sa croyance sur le positivisme gagne l’ensemble du pays. Même si ce positivisme engendre des problèmes comme l’extrême scientisme ou le mammonisme, la bourgeoisie tient toujours au développement et à l’avancement de la société par sa croyance excessive en la raison. Dans le domaine de la littérature française au 19ème siècle, cette inclination vers le positivisme a donné naissance au réalisme tandis qu’existait encore une toute autre tendance, le fantastique. Cette tendance qui est très loin du positivisme ou de la rationalité via l’utilitarisme nous fait entrevoir la poursuite de l’anti-raison par la bourgeoisie. Cette tendance qu’on pourrait dire «contradictoire» est le résultat d’une lassitude devant le changement rapide de l’atmosphère sociale et d’une soif de spiritualité. Si la raison de la bourgeoisie est composée du positivisme et du progressisme, l’anti-raison est formée par la transcendance et le christianisme ou le mysticisme. Villiers de l’Isle-Adam(1838-1889) est un des écrivains de cette époque, qui ont écrit des œuvres fantastiques. Ses œuvres nous donnent à voir des aspects très variés de la raison et de l’anti- raison de cette époque, d’où la pertinence de les analyser pour une étude problématique sur la raison et l’anti-raison. Au premier abord, nous allons considérer les différents aspects de la raison dans des textes de Villiers, surtout autour d’un cycle des contes, nommé «le triomphe de la science»: L’affichage céleste, La Machine à gloire, L’Appareil pour l’analyse chimique du dernier soupir, Le Traitement du Docteur Tristan. Dans ce cycle, le narrateur-vendeur des mécaniques essaie de promouvoir ses instruments scientifiques en faisant l’éloge du positivisme et du scientisme. Or on peut observer que cet éloge se prête à une autre interprétation du texte parce que le narrateur est parodié du fait de ses paroles exagérées et insensées. Au final, on peut présumer que Villiers a voulu manifester dans ses textes son anti-positivisme. On peut également noter dans les mêmes textes une inquiétante obstination dans la poursuite de l’utilité et du mammonisme; l’auteur dénonce en fait l’inhumanité de cette obstination. Deuxièmement, on peut apercevoir à travers ses textes les aspects de l’anti-raison de la bourgeoisie sous la forme du mysticisme ou du christianisme. Dans ses œuvres comme Intersigne ou Tribulat Bonhomet, la poursuite de cette anti-raison s’est achevée par l’autodestruction du personnage ou la fin pleine d’ironie. La raison et l’anti-raison qui participent de la logique dominante de la bourgeoisie sont ainsi raillées dans les œuvres de Villiers de l’Isle-Adam. Alors on peut se demander pourquoi Villiers a écrit des textes foisonnants de railleries sans proposer de pensée positive. Comme il a dédié son roman, Ève future, «aux railleurs et aux rêveurs», il suppose plusieurs catégories de lecteurs. Par ses romans, il a ambitieusement voulu «faire penser» ses lecteurs. Son intention ne correspond pas à une volonté de créer un roman qui fasse la morale. Il a voulu nous faire penser en nous faisant entendre des voix diverses et confuses de son siècle, ce qui est caractéristique du roman dialogique. Villiers mêle dans ses textes plusieurs voix: les voix des personnages, la voix du narrateur, ou même la voix de l’écrivain. Dans ce mélange des voix, la raison et l’anti-raison de la bourgeoisie avancent leurs opinions mais se trouvent bientôt attaquées et à la fin, les voix sont devenues des bruits. De ce dialogisme résulte un effet de distance entre les voix du texte et le lecteur. Grâce à ce moyen d’écriture, le lecteur a suffisamment de latitude pour réfléchir sur les opinions des voix et les considérer avec un esprit critique. Finalement, on pourrait dire que cet aspect a fait valoir les textes railleurs de Villiers de l’Isle-Adam.

Abstract

Après la Révolution, la bourgeoisie du 19ème siècle arrive au pouvoir et sa croyance sur le positivisme gagne l’ensemble du pays. Même si ce positivisme engendre des problèmes comme l’extrême scientisme ou le mammonisme, la bourgeoisie tient toujours au développement et à l’avancement de la société par sa croyance excessive en la raison. Dans le domaine de la littérature française au 19ème siècle, cette inclination vers le positivisme a donné naissance au réalisme tandis qu’existait encore une toute autre tendance, le fantastique. Cette tendance qui est très loin du positivisme ou de la rationalité via l’utilitarisme nous fait entrevoir la poursuite de l’anti-raison par la bourgeoisie. Cette tendance qu’on pourrait dire «contradictoire» est le résultat d’une lassitude devant le changement rapide de l’atmosphère sociale et d’une soif de spiritualité. Si la raison de la bourgeoisie est composée du positivisme et du progressisme, l’anti-raison est formée par la transcendance et le christianisme ou le mysticisme. Villiers de l’Isle-Adam(1838-1889) est un des écrivains de cette époque, qui ont écrit des œuvres fantastiques. Ses œuvres nous donnent à voir des aspects très variés de la raison et de l’anti- raison de cette époque, d’où la pertinence de les analyser pour une étude problématique sur la raison et l’anti-raison. Au premier abord, nous allons considérer les différents aspects de la raison dans des textes de Villiers, surtout autour d’un cycle des contes, nommé «le triomphe de la science»: L’affichage céleste, La Machine à gloire, L’Appareil pour l’analyse chimique du dernier soupir, Le Traitement du Docteur Tristan. Dans ce cycle, le narrateur-vendeur des mécaniques essaie de promouvoir ses instruments scientifiques en faisant l’éloge du positivisme et du scientisme. Or on peut observer que cet éloge se prête à une autre interprétation du texte parce que le narrateur est parodié du fait de ses paroles exagérées et insensées. Au final, on peut présumer que Villiers a voulu manifester dans ses textes son anti-positivisme. On peut également noter dans les mêmes textes une inquiétante obstination dans la poursuite de l’utilité et du mammonisme; l’auteur dénonce en fait l’inhumanité de cette obstination. Deuxièmement, on peut apercevoir à travers ses textes les aspects de l’anti-raison de la bourgeoisie sous la forme du mysticisme ou du christianisme. Dans ses œuvres comme Intersigne ou Tribulat Bonhomet, la poursuite de cette anti-raison s’est achevée par l’autodestruction du personnage ou la fin pleine d’ironie. La raison et l’anti-raison qui participent de la logique dominante de la bourgeoisie sont ainsi raillées dans les œuvres de Villiers de l’Isle-Adam. Alors on peut se demander pourquoi Villiers a écrit des textes foisonnants de railleries sans proposer de pensée positive. Comme il a dédié son roman, Ève future, «aux railleurs et aux rêveurs», il suppose plusieurs catégories de lecteurs. Par ses romans, il a ambitieusement voulu «faire penser» ses lecteurs. Son intention ne correspond pas à une volonté de créer un roman qui fasse la morale. Il a voulu nous faire penser en nous faisant entendre des voix diverses et confuses de son siècle, ce qui est caractéristique du roman dialogique. Villiers mêle dans ses textes plusieurs voix: les voix des personnages, la voix du narrateur, ou même la voix de l’écrivain. Dans ce mélange des voix, la raison et l’anti-raison de la bourgeoisie avancent leurs opinions mais se trouvent bientôt attaquées et à la fin, les voix sont devenues des bruits. De ce dialogisme résulte un effet de distance entre les voix du texte et le lecteur. Grâce à ce moyen d’écriture, le lecteur a suffisamment de latitude pour réfléchir sur les opinions des voix et les considérer avec un esprit critique. Finalement, on pourrait dire que cet aspect a fait valoir les textes railleurs de Villiers de l’Isle-Adam.

참고문헌 (18)

  1. Villiers de l’Isle-Adam, "in Œuvres completes tome I, ed. par Alain Raitt et Pierre-Georges Castex, Gallimard, coll", ~ (1986)
  2. Villiers de l’Isle-Adam, "par Alain Raitt et Pierre-Georges Castex", ~ (1986)
  3. Villiers de l’Isle-Adam, "Contes cruels", ~ (1983)
  4. Villiers de l’Isle-Adam, "par Alain Raitt et Pierre-Georges Castex", ~ (1986)
  5. Villiers de l’Isle-Adam, "par Alain Raitt et Pierre-Georges Castex", ~ (1986)
  6. Villiers de l’Isle-Adam, "textes publies par P.-G.Castex", ~ (1965)
  7. Castex, "Anthologie du conte fantastique fran", ~ (2004)
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  9. Castex, "in Dictionnaire des Litteratures de la langue francaise XIXe siecle", ~ (1998)
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  11. Le Guennec, "son et deraison dans le recit fantastique au XIXe siecle", ~ (2003)
  12. Noiray, "Le Romancier et la machine tome", ~ (1982)
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  15. Todorov, "Introduction ?la litt?ature fantastique", ~ (1970)
  16. Voisin-Fougere, "Contes cruels de Villiers de l’Isle-Adam", ~ (1996)
  17. 김욱동, "대화적 상상력" (1988), 문학과 지성사
  18. 바흐친, "말의 미학" (2006), 도서출판 길

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