일기와 심리치료적인 기능 : 스탕달의 경우
Le journal intime et la fonction psychothérapique : Stendhal
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초록
문학 텍스트는 다양한 방식으로 접근할 수 있는 해석의 가능성이 열려 있어야만 한다. 지금까지 우리는 일기가 ‘원초적인 과정’ 혹은 ‘무의식적인 체계’를 드러내 준다는 전제 하에, 일기의 기능 중에서 자기 자신을 알고자 하는 작가의 욕망, 일기 속에서 토로하는 아버지와의 대립, 그리고 심리치료적인 기능을 스탕달의 일기를 통해서 살펴보았다. 알랭 지라르가 지적했듯이, 스탕달이 다른 무엇보다도 정열적으로 자기 자신에게 관심을 가졌다는 것은 중요하며, 이러한 자기 자신에 대한 관심을 자전적 형식의 글로 썼다는 점은 더욱 더 문학사적으로 가치가 있다. 만약에 일기가 자신을 알고자 하는 존재론적인 문제 제기에서 시작된 ‘자기 자신에 대한 작업’이라면, 스탕달의 일기는 앙리 벨의 자아의 역사를 살펴볼 수 있는 아주 소중한 자료가 된다. 자기 내면의 가장 깊숙한 곳에 파묻혀 있는 의식을 드러내고 심판하는 글쓰기 공간인 일기, 그 일기 속에서 스탕달은 다른 곳에서 표현할 수 없는 아버지와의 극단적인 대립을 여과 없이 드러냈으며, 이러한 자기 고백적인 글쓰기를 통해서 자기 치료적인 효과를 의도했는지도 모른다. 한편으로 냉정하고 철저하게 자기 자신에 대한 앎을 추구하는 수단으로서의 일기는 다른 한편으로 혼란스러운 심리 상태를 적어나가면서, 마치 정신과 의사에게 상담을 하는 것처럼, 스탕달은 고통으로부터 벗어나 자유로워질 수 있었던 것이다. 그람 그리네가 지적한 “글쓰기는 치료요법의 한 방식이다. 글도 쓰지 않고 창작하지도 않으며 그림도 그리지 않는 사람들이 어떻게 광기, 멜랑꼴리, 인간 조건에 내재해 있는 공포에서 벗어날 수 있는지 알 수가 없다”는 구절은 스탕달의 일기를 분석할 수 있는 새로운 가능성을 분명히 열어주기도 한다. 스탕달의 일기는 스탕달의 심리와 문학적 형성 과정을 여실히 보여주는 자료가 되는 동시에 예술적 아름다움을 형성해 나가는 과정을 보여준다. “숭고한 작품을 만들기 위해서 자신의 재능을 형성시키고 발전시키며 고쳐나가야 한다.” 또한 일상생활을 기록하면서 단순한 차원의 글쓰기에 그칠 수 있었던 스탕달의 일기는 차후 점차적으로 형상화 될 소설 작품과 자전적인 작품의 시발점이 되기에 그 자체로 하나의 독립된 작품으로 볼 수도 있다. 작가 스탕달은 자기 자신에 대해서 말하고자 하는 욕망과 창작의 즐거움 즉 자서전과 소설을 언제나 공유했기에, 소설 작품 속에서도 자전적인 부분과 소설적인 부분이 서로 교차하고 있다. 따라서 스탕달의 소설 작품은 스탕달 개인을 이해하지 못하면 제대로 이해할 수가 없고, 작품에 대한 독서와 이해 없이는 스탕달의 일기 역시 제대로 이해할 수가 없게 된다. 일기와 소설 작품은 독립된 두 장르가 아니라 서로가 서로에게 영향을 미치고 있는 것이다.
Abstract
Même si l’histoire de l’écriture de soi remonte jusqu’à l’âge gréco-latin, le genre du journal intime est récent, puisqu’il naît au tournant des XVIIIème et XIXème siècles. Cette pratique littéraire est devenue une construction culturelle, caractéristique de notre modernité. Le journal intime peut être considéré comme un témoignage historique et sociologique. Sur le plan littéraire, il apporte un éclairage biographique, des informations utiles sur la poétique de l’auteur, de même qu’une documentation génétique. Sur le plan esthétique, le journal représente une tentative de faire exister un moi, de l’aménager dans un contexte existentiel et ontologique. A travers l’écriture du journal intime, Stendhal se donne largement à la connaissance du cœur humain, et tout son intérêt pour la connaissance du cœur humain s’oriente dorénavant sur un seul homme, c’est-à-dire sur lui-même : il s’observe et s’analyse. Pour lui, «nosce te ipsum, connais-toi toi-même, est une source de bonheur.» «Nosce te ipsum», écrit-il, «c’est le chemin du bonheur. Mon moyen, c’est le journal.» L’écriture autobiographique relève avant tout d’un besoin existentiel de se connaître soi-même, et l’individu qui pratique ces écritures est en quête de la vérité de son être. Au bout de l’exploration du monde intérieur, au bout de l’«examen de conscience» et de l’«examen de mon intérieur», il aurait voulu se découvrir tel qu’il fut, tel qu’il est, et tel qu’il doit être. Si le journal intime est un «travail sur toi-même», le retour sur soi permettrait de retrouver son centre et son identité ontologique. Selon Guy Besançon, le journal intime correspond «au processus primaire, à l’inconscient à l’état brut tel que le décrit la psychanalyse». Juste après son départ de Grenoble et avant même d’écrire son autobiographie, dans son journal intime, en particulier des années 1804-1805, Stendhal exprime, sans réticence, son sentiment douleureux à l’égard de son père. Dans l’espace du journal intime, il n’y a pas d’interdit paternel précis. Il y décrit son père comme «barbare» et un «vilain scélérat». On voit clairement que le conflit ouvert s’y écrit. On suppose qu’une thérapie s’opère par l’écriture. A propos de la fonction psychothérapeutique, Alain Girard nous dit : «Le journal joue dans son existence un rôle curatif, le libère de ses phantasmes et exerce une véritable fonction psychothérapique». Les écrits restent alors que les paroles s’envolent. L’écriture serait plus libératrice que la psychothérapie traditionnelle, car il est plus facile de livrer à une feuille de papier qu’à une personne. L’espace du journal intime est très symbolique : Béatrice Didier interprète le journal intime comme «la prison matricielle», dans laquelle le sujet se retrouve «enferme, protégé». Une hypothèse peut être alors justifiée : Stendhal aurait rêvé, à travers l’écriture cursive du journal intime, de se débarrasser de sa haine à l’égard de son père et de se libérer du conflit.
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