문학의 치료적 기능 : 줄리앙 그린
La Fonction curative dans la littérature : Julien Green
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초록
La cure est au coeur de la littérature depuis longtemps. Dans cet article, nous nous intéressons à l'aspect curatif de la littérature. La littérature procure un effet de catharsis aux lecteurs, en leur permettant de s'identifier aux personnages. On pourra parler alors d'une “cure” par la lecture. Mais cet aspect curatif de la littérature semble s'accentuer encore plus chez les auteurs. L'acte d'écrire pour la création littéraire ressemble beaucoup aux procédés de cure en psychanalyse. Ainsi Freud finit par avoir recours à la “méthode cathartique.” Dans les deux cas, le langage joue un rôle primordial en tant que moyen de cure. L'écrivain qui attire spécialement notre attention est Julien Green. Chez lui, écrire, c'est encore se fuir. Se confier à soi-même, noter les rêves et les tristesses, c'est une manière de souffrir moins, de se délivrer. Dans son Autobiographie et son Journal, Green se présente comme enfant heureux dans une famille unie. La mère est douce et pieuse, le père bon et libéral et cinq soeurs aînées sont affectueuses. Mais comme remarquent les psychanalystes, pour Green la “mère” est reflétée dans son monde fictif comme un sujet taboo, et les membres de la famille sont décrits comme “un mur” qui s'est dressé devant lui comme un obstacle et qui le surveille sans cesse. Green refuse toujours les critiques psychanalytiques, mais son univers littéraire s'imprègnait souvent des méthodes psychanalytiques malgré lui. Dès le début chez Green il y a la vérité de roman et la vérité de la vie. Green considère que le meilleur moyen de dire la vérité est d'écrire un roman, étant donné qu'il ne rique pas de tomber dans le piège des mots, et que ce qu'il a à dire sortira de lui, malgré lui, avant même qu'il comprenne, par le biais de la fiction. La création fictive est, pour le poète et le romancier, un instrument de purification morale.
Abstract
La cure est au coeur de la littérature depuis longtemps. Dans cet article, nous nous intéressons à l'aspect curatif de la littérature. La littérature procure un effet de catharsis aux lecteurs, en leur permettant de s'identifier aux personnages. On pourra parler alors d'une “cure” par la lecture. Mais cet aspect curatif de la littérature semble s'accentuer encore plus chez les auteurs. L'acte d'écrire pour la création littéraire ressemble beaucoup aux procédés de cure en psychanalyse. Ainsi Freud finit par avoir recours à la “méthode cathartique.” Dans les deux cas, le langage joue un rôle primordial en tant que moyen de cure. L'écrivain qui attire spécialement notre attention est Julien Green. Chez lui, écrire, c'est encore se fuir. Se confier à soi-même, noter les rêves et les tristesses, c'est une manière de souffrir moins, de se délivrer. Dans son Autobiographie et son Journal, Green se présente comme enfant heureux dans une famille unie. La mère est douce et pieuse, le père bon et libéral et cinq soeurs aînées sont affectueuses. Mais comme remarquent les psychanalystes, pour Green la “mère” est reflétée dans son monde fictif comme un sujet taboo, et les membres de la famille sont décrits comme “un mur” qui s'est dressé devant lui comme un obstacle et qui le surveille sans cesse. Green refuse toujours les critiques psychanalytiques, mais son univers littéraire s'imprègnait souvent des méthodes psychanalytiques malgré lui. Dès le début chez Green il y a la vérité de roman et la vérité de la vie. Green considère que le meilleur moyen de dire la vérité est d'écrire un roman, étant donné qu'il ne rique pas de tomber dans le piège des mots, et que ce qu'il a à dire sortira de lui, malgré lui, avant même qu'il comprenne, par le biais de la fiction. La création fictive est, pour le poète et le romancier, un instrument de purification morale.
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