베케트의 『오 아름다운 날들이여』의 극작술 연구
Une étude de la dramaturgie dans Oh les beaux jours de Samuel Beckett
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초록
Dans Oh les beaux jours de Samuel Beckett, l'espace scénique, le temps, la décoration, les objets, les effets sonores se confondent avec la parole et le geste des personnages pour construire le sens insolite et pour souligner le sens de la quotidienneté de la femme. Dans le cadre d'une étude de l'objet du théâtre beckettien, ce sont à l'évidence les objets destinés à figurer l'identité de la femme sur le plateau qui sont les moyens les plus importants de prouver l'existence du personnage. L'une des caractéristiques radicales qui marquent l'évocation des objets dans cette pièce est sans doute la théâtralité. Surtout, l'objet de cette pièce, élément essentiel du langage dramatique, deviendrait alors la métaphore des thèmes abordés qui, sans lui, risqueraient de n'avoir aucun intérêt, aucune attraction sur le plan dramatique. En ce sens, l'accessoire comme objet participe de façon active et passive de l'intrigue de la pièce. Le jeu du personnage avec les objets quotidiens est donc un des moyens d'exister. La déficience des repères linguistiques susceptibles de renseigner le public sur le sens exact des paroles et l'intrusion dans le discoours d'une gestuelle avec, entre autre, un tube de dentifrice comme objet scenique, créent tout un jeu polysémique à l'origine d'une grande dynamique. En effet, rien n'est plus déconcertant que la parole théâtrale beckettienne. L'ambiguïté et la polysémie qui marquent la parole des personnages concernant la mémoire relèvent de la perte de l'identité. Mais son théâtre est surtout art de l'espace insolite et du temps absurde. Et c'est même grâce de la dimension spatio-temporelle qu'il prend toute sa force dramatique. Etablissant une sorte de lien métaphorique entre l'espace scénique et l'identité du personnage, Beckett propose une image concrète et symbolique de la viduité du monde. Dans Oh les beaux jours de Samuel Becket, véritable problématique, le temps devient une combinatoire où dramaturgie, thème et philosophie fusionnent. Le temps dérange, dérègle et déstabilse. La réalité des personnages est travaillée par la perte dans une position verticale à l'image de Winnie, enterrrée jusqu'au taille dans la mamelon. Son corps est prisonnier de l'espace scenique.
Abstract
Dans Oh les beaux jours de Samuel Beckett, l'espace scénique, le temps, la décoration, les objets, les effets sonores se confondent avec la parole et le geste des personnages pour construire le sens insolite et pour souligner le sens de la quotidienneté de la femme. Dans le cadre d'une étude de l'objet du théâtre beckettien, ce sont à l'évidence les objets destinés à figurer l'identité de la femme sur le plateau qui sont les moyens les plus importants de prouver l'existence du personnage. L'une des caractéristiques radicales qui marquent l'évocation des objets dans cette pièce est sans doute la théâtralité. Surtout, l'objet de cette pièce, élément essentiel du langage dramatique, deviendrait alors la métaphore des thèmes abordés qui, sans lui, risqueraient de n'avoir aucun intérêt, aucune attraction sur le plan dramatique. En ce sens, l'accessoire comme objet participe de façon active et passive de l'intrigue de la pièce. Le jeu du personnage avec les objets quotidiens est donc un des moyens d'exister. La déficience des repères linguistiques susceptibles de renseigner le public sur le sens exact des paroles et l'intrusion dans le discoours d'une gestuelle avec, entre autre, un tube de dentifrice comme objet scenique, créent tout un jeu polysémique à l'origine d'une grande dynamique. En effet, rien n'est plus déconcertant que la parole théâtrale beckettienne. L'ambiguïté et la polysémie qui marquent la parole des personnages concernant la mémoire relèvent de la perte de l'identité. Mais son théâtre est surtout art de l'espace insolite et du temps absurde. Et c'est même grâce de la dimension spatio-temporelle qu'il prend toute sa force dramatique. Etablissant une sorte de lien métaphorique entre l'espace scénique et l'identité du personnage, Beckett propose une image concrète et symbolique de la viduité du monde. Dans Oh les beaux jours de Samuel Becket, véritable problématique, le temps devient une combinatoire où dramaturgie, thème et philosophie fusionnent. Le temps dérange, dérègle et déstabilse. La réalité des personnages est travaillée par la perte dans une position verticale à l'image de Winnie, enterrrée jusqu'au taille dans la mamelon. Son corps est prisonnier de l'espace scenique.
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