등장인물의 기억, 무대 글쓰기와 정체성의 문제 - 베케트의 부조리극 연구
La mémoire des personnages, l'écriture scénique et le problème de l'identité - une étude sur le théâtre de l'absurde de Beckett
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Cette étude consiste à expliquer la mémoire des personnages, l'écriture scénique dans le théâtre de l'absurde de Beckett. La mémoire trouée et le corps impuissant sont des éléments essentiels des événements beckettiens. Quant aux personnages beckettiens, l'ordre chronologique des événements, la distribution du passé et du futur par rapport au présent et à la mémoire défectueuse présupposent un temps indifférencié, multiple, brisé, insaisissable de même que toute marque dans l'espace présuppose un espace ouvert, inconnu et neutre. La parole des personnages beckettiens qui concerne la formation temporelle est le lieu mouvant,toujours instable, en instant de sens impossible qui fait justement de ces personnages un faisceau d'identités faussement affirmées, contradictoires,permutantes, vacillantes, suspendues en attente d'une présence ou d'une résolution qui fait toujours défaut. Beckett néglige les ressorts cohérents de l'itrigue du langage dramatique. C'est dans le vacillement et l'incertitude, toujours au bord d'un possible sens qui sans cesse échappe, qu’évoluent les personnages de Beckett, dans une solitude apparemment d'autant plus irrémissible, une tragédie d'autant plus complète qu'ils s'avancent sous le masque d'une définitive dérision,dans des contradictions d'autant plus déstabilisante et réjouissante que la logique qu'elles instituent nous paraît absurde, insolite ou incongrue. Par le truchement des questions de la mémoire trouée, les personnages beckettiens introduisent une rupture dans l'ordre des événements. Le texte du théâtre de Beckett, comme tout le théâtre de l'absurde, s'inscrit contre les présupposés métaphysiques du vieil humanisme classique : l'homme n'est pas un essence, mais une existence contigente. En attedant Godot et Fin de partie montrent les corps des personnages absurdes qui ne cessent de communiquer entre eux, mais selon des modes et dans des contextes incertaines et mouvantes. Il n'y a pas d'événement véritable pour eux. Privés des ressources du langage, de la psychologie et de l'identité, les personnages beckettiens donnent au corps une place prépondérante. C'est aussi le leiu de l' (non-)événement. Les gestes répétés des personnages déstabilisent l'unité de temps. Le corps beckettien,vecteur d'une temporalité humaine, devient en effet un thème de l'événement àpart entière, qu'il soit sale, hideux ou mutilé, héritage du traumatisme des événements historiques qui ont émaillé le XXe siècle. La pure durée de l'(non)événement s'effectue dans la métamorphose du corps des personnages.
Abstract
Cette étude consiste à expliquer la mémoire des personnages, l'écriture scénique dans le théâtre de l'absurde de Beckett. La mémoire trouée et le corps impuissant sont des éléments essentiels des événements beckettiens. Quant aux personnages beckettiens, l'ordre chronologique des événements, la distribution du passé et du futur par rapport au présent et à la mémoire défectueuse présupposent un temps indifférencié, multiple, brisé, insaisissable de même que toute marque dans l'espace présuppose un espace ouvert, inconnu et neutre. La parole des personnages beckettiens qui concerne la formation temporelle est le lieu mouvant,toujours instable, en instant de sens impossible qui fait justement de ces personnages un faisceau d'identités faussement affirmées, contradictoires,permutantes, vacillantes, suspendues en attente d'une présence ou d'une résolution qui fait toujours défaut. Beckett néglige les ressorts cohérents de l'itrigue du langage dramatique. C'est dans le vacillement et l'incertitude, toujours au bord d'un possible sens qui sans cesse échappe, qu’évoluent les personnages de Beckett, dans une solitude apparemment d'autant plus irrémissible, une tragédie d'autant plus complète qu'ils s'avancent sous le masque d'une définitive dérision,dans des contradictions d'autant plus déstabilisante et réjouissante que la logique qu'elles instituent nous paraît absurde, insolite ou incongrue. Par le truchement des questions de la mémoire trouée, les personnages beckettiens introduisent une rupture dans l'ordre des événements. Le texte du théâtre de Beckett, comme tout le théâtre de l'absurde, s'inscrit contre les présupposés métaphysiques du vieil humanisme classique : l'homme n'est pas un essence, mais une existence contigente. En attedant Godot et Fin de partie montrent les corps des personnages absurdes qui ne cessent de communiquer entre eux, mais selon des modes et dans des contextes incertaines et mouvantes. Il n'y a pas d'événement véritable pour eux. Privés des ressources du langage, de la psychologie et de l'identité, les personnages beckettiens donnent au corps une place prépondérante. C'est aussi le leiu de l' (non-)événement. Les gestes répétés des personnages déstabilisent l'unité de temps. Le corps beckettien,vecteur d'une temporalité humaine, devient en effet un thème de l'événement àpart entière, qu'il soit sale, hideux ou mutilé, héritage du traumatisme des événements historiques qui ont émaillé le XXe siècle. La pure durée de l'(non)événement s'effectue dans la métamorphose du corps des personnages.
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