『중론』 「관거래품」으로 읽는 말라르메의 「이지뛰르」
Une lecture d'Igitur de Mallarmé dans la "critique de mouvement" de Madhyamaka-Śāstra
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Cette étude a pour l'objet de lire Igitur de Mallarmé dans le deuxième chapitre de Madhyamaka-Śāstra. Nous avons surtout tenté de comprendre comment Igitur se présente comme un départ d'une poétique de la possibilité chez Mallarmé. Après le "Néant", néant de référent, la tentative de Mallarmé autour d'une "Conception Pure" impersonnelle réclame l'abolition de toutes ses pensées, il se confronte au dilemme entre être et ne pas être. Igitur répond à ce dilemme en foulant "un lieu" de "la conscience de soi" d’"une idée"/Igitur. Là où dure sans fin son hésitation-être ou ne pas être-, parce que sa fuite de la tombe aboutit à son propre retour. De ce fait, le choix entre être et ne pas être s'y révèle hors de question. Le "lieu" est une architecture de l'esprit : "une idée" est une partie du Minuit, et tous les deux sont chaques étapes de l'esprit d'Igitur. C'est la "réflexion du Minuit" qui inaugure le parcours d'Igitur/"une idée" et sa présence même. Pour ces raisons, le lieu se manifeste comme une scène, créée par “le procédé même de l'esprit humain"/"la fiction"/"le mécanisme littéraire". Le lieu du doute infini -être ou ne pas être-, parvient enfin à celui du "doute du Jeu suprême", où se caractérise la poésie mallarméenne. Il en résulte qu’Igitur/"une idée" se métamorphose en un comédien dans une scène fictive. Et cela permet à Igitur de se consacrer au "Cogito d'Igitur", qui est une base d'une poétique de la fiction. En prenant le Cogito d'Igitur, qui tient au Cogito cartésien, "Mallarmé, avant Nietzsche qui critiquera le passage indu de 'quelque chose pense' à 'je suis', en[du Cogito] révèle […] la supercherie." En d'autres termes, Mallarmé parvient, avec le Cogito d'Igitur, à une connaissance importante des pensées humaines, c'est-à-dire à une découverte de la "croyance au concept de substance en tant que 'vrai a priori' : -mais qu'il faille, pour que quelque chose soit pensé, quelque chose 'qui pense', est simplement une formulation de l'habitude grammaticale qui pose un auteur pour un faire."Cette reconnaissance de cette "supercherie" du Cogito nous permet de lire les oeuvres mallarméennes par rapport à Nāgārjuna, surtout à son oeuvre Madhyamaka-Śāstra, dans laquelle se prouve, par la réduction de l'absurde, une relation non-substantielle de l'être. Le deuxième chapitre de Madhyamaka-Śāstra nous fait lire la "supercherie" des idées, surtout des idées de mouvement : la division entre le mouvement et l'agent de mouvement est réduite au résultat d'un malentendu du langage, malentendu que le langage a lexicalement et syntaxiquement son propre référent réel et substantiel dans le monde. Nous pouvons constater qu'il y a un rapport épistémologique chez Nietzsche, Mallarmé, Nāgārjuna et le Bouddhisme même où l'"anātman" ne permet aucune substance. Comme telle, c'est le Cogito d'Igitur qui fait d'un comédien ―sur une scène de la quête de l'absolu― une modalité qui ne cesse de tenter d'arriver au non-être, c'est également le Cogito d'Igitur qui rend possible une nouvelle "Transposition" ou une nouvelle "Structure" relevant d'une relation non-substantielle de "reflets réciproques comme une virtuelle traînée de feux sur des pierreries." En un mot, c'est le Cogito d'Igitur qui est une fonde sur une poétique de la possibilité. Le lieu poétique de Mallarmé se manifeste donc comme "un monde virtuel" où se produit "la double opération complémentaire qui, par le moyen du langage, virtualise en l'esprit ce qui est, et crée en l'esprit ce qui n'était pas". Cette virtualité s'identifie à la possibilité du "suspens"-être ou ne pas être-. Et cette virtualité, cette possibilité, cette non-substantialité n'est pas différente du "pratītyasamutpāda", qui est le motif principal de Madhyamaka-Śāstra, à travers lequel Nāgārjuna succède à son grand maître, le Bouddha. Pour ces raisons, les études comparatives entre Mallarmé et le Bouddhisme autour d'une unité―une non-dualité― sont succédées à cette lecture d'une poétique de la possibilité où nous avons tenté de comprendre comment cette possibilité se présente comme une modalité de ne pas admettre une unité substantielle ontologiquement.
Abstract
Cette étude a pour l'objet de lire Igitur de Mallarmé dans le deuxième chapitre de Madhyamaka-Śāstra. Nous avons surtout tenté de comprendre comment Igitur se présente comme un départ d'une poétique de la possibilité chez Mallarmé. Après le "Néant", néant de référent, la tentative de Mallarmé autour d'une "Conception Pure" impersonnelle réclame l'abolition de toutes ses pensées, il se confronte au dilemme entre être et ne pas être. Igitur répond à ce dilemme en foulant "un lieu" de "la conscience de soi" d’"une idée"/Igitur. Là où dure sans fin son hésitation-être ou ne pas être-, parce que sa fuite de la tombe aboutit à son propre retour. De ce fait, le choix entre être et ne pas être s'y révèle hors de question. Le "lieu" est une architecture de l'esprit : "une idée" est une partie du Minuit, et tous les deux sont chaques étapes de l'esprit d'Igitur. C'est la "réflexion du Minuit" qui inaugure le parcours d'Igitur/"une idée" et sa présence même. Pour ces raisons, le lieu se manifeste comme une scène, créée par “le procédé même de l'esprit humain"/"la fiction"/"le mécanisme littéraire". Le lieu du doute infini -être ou ne pas être-, parvient enfin à celui du "doute du Jeu suprême", où se caractérise la poésie mallarméenne. Il en résulte qu’Igitur/"une idée" se métamorphose en un comédien dans une scène fictive. Et cela permet à Igitur de se consacrer au "Cogito d'Igitur", qui est une base d'une poétique de la fiction. En prenant le Cogito d'Igitur, qui tient au Cogito cartésien, "Mallarmé, avant Nietzsche qui critiquera le passage indu de 'quelque chose pense' à 'je suis', en[du Cogito] révèle […] la supercherie." En d'autres termes, Mallarmé parvient, avec le Cogito d'Igitur, à une connaissance importante des pensées humaines, c'est-à-dire à une découverte de la "croyance au concept de substance en tant que 'vrai a priori' : -mais qu'il faille, pour que quelque chose soit pensé, quelque chose 'qui pense', est simplement une formulation de l'habitude grammaticale qui pose un auteur pour un faire."Cette reconnaissance de cette "supercherie" du Cogito nous permet de lire les oeuvres mallarméennes par rapport à Nāgārjuna, surtout à son oeuvre Madhyamaka-Śāstra, dans laquelle se prouve, par la réduction de l'absurde, une relation non-substantielle de l'être. Le deuxième chapitre de Madhyamaka-Śāstra nous fait lire la "supercherie" des idées, surtout des idées de mouvement : la division entre le mouvement et l'agent de mouvement est réduite au résultat d'un malentendu du langage, malentendu que le langage a lexicalement et syntaxiquement son propre référent réel et substantiel dans le monde. Nous pouvons constater qu'il y a un rapport épistémologique chez Nietzsche, Mallarmé, Nāgārjuna et le Bouddhisme même où l'"anātman" ne permet aucune substance. Comme telle, c'est le Cogito d'Igitur qui fait d'un comédien ―sur une scène de la quête de l'absolu― une modalité qui ne cesse de tenter d'arriver au non-être, c'est également le Cogito d'Igitur qui rend possible une nouvelle "Transposition" ou une nouvelle "Structure" relevant d'une relation non-substantielle de "reflets réciproques comme une virtuelle traînée de feux sur des pierreries." En un mot, c'est le Cogito d'Igitur qui est une fonde sur une poétique de la possibilité. Le lieu poétique de Mallarmé se manifeste donc comme "un monde virtuel" où se produit "la double opération complémentaire qui, par le moyen du langage, virtualise en l'esprit ce qui est, et crée en l'esprit ce qui n'était pas". Cette virtualité s'identifie à la possibilité du "suspens"-être ou ne pas être-. Et cette virtualité, cette possibilité, cette non-substantialité n'est pas différente du "pratītyasamutpāda", qui est le motif principal de Madhyamaka-Śāstra, à travers lequel Nāgārjuna succède à son grand maître, le Bouddha. Pour ces raisons, les études comparatives entre Mallarmé et le Bouddhisme autour d'une unité―une non-dualité― sont succédées à cette lecture d'une poétique de la possibilité où nous avons tenté de comprendre comment cette possibilité se présente comme une modalité de ne pas admettre une unité substantielle ontologiquement.
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