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소네트 비교 분석 - 생 타망의 Le Fumeur와 보들레르의 La Pipe를 중심으로 -

L'Analyse comparative des deux sonnets - Le Fumeur de Saint-Amant et La Pipe de Baudelaire

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L'objet de cette étude est de comparer et d'analyser les différences et les similarités entre le Fumeur de Saint-Amant et la Pipe de Baudelaire. D'abord, on se pose la question sera-t-il possible de comparer un poète baroque peu connu avec le maître très connu de la poésie moderne, s'il y a le courant de pensée commun malgré l'intervalle de 200 ans à peu près? Bien sûr, c'est une question très intéressante. Marie Malkiewics-Strzalko a déjà étudié quelques similarités sur le plan de l'expression, de l'idée et de l'image entre ces deux sonnets. Elle a remarqué qu'y traversent les sentiments, l'atmosphère poétique communs : le macabre, l'horreur, le cimetière, le chat, la fantaisie, etc., dans le Spleen des Fleurs du mal et les Visions. Car Baudelaire a très connu et lu “les irréguliers” du XVIIe siècle en France, qu' a inspiré et introduit Théophile Gautier, “son ami et son maître” contemporain à la fois. Alors voyons deux sonnets. Dans le Fumeur, le narrateur est un poète qui énonce, fait action et pense. Au contraire dans la Pipe c'est la pipe personnifié qui parle. C'est dire que la pipe c'est je-narrant. Dans le Fumeur, le poète fume (“une pipe à la main”), pensant aux cruautés de son sort inhumain. Le narrateur parvient à la conclusion philosophique “pessimisme tempéré” en faisant des méditations internes : il n'y a pas “beaucoup de différence / De prendre du tabac à vivre d'espérance, / Car l'un n'est que fumée, et l'autre n'est que vent. Cependant dans la Pipe, c'est la pipe, pas le poète qui fume quand le poète est comblé de douleur. La pipe y a une mine africaine(d'Abyssinienne ou d'Cafrine), et aussi elle est comme une femme qui attend son mari pour retour après le labour, et enfin elle a une maternité qui enlace et berce l'âme du poète. Elle a enfin une image féminine ou maternelle. Ce qu'on doit remarquer ici, c'est le métaphore : “un Empereur Romain” dans le Fumeur et “Abyssinienne ou Cafrine” dans la Pipe. Saint-Amant dit métaphoriquement que le je-narrateur est un Empereur Romain, qui suggère le signe cuturel du XVIIe siècle français: point de vue masculin, classique, puissant absolu, règle, décalage temporel et spatial, etc. En revanche, Abyssinienne ou Cafrine fait allusion au signe culturel du XIXe siècle en France: point de vue féminin, image maternelle, naturel et libre, une africaine de Baudelaire, etc. Sur le plan formel du sonnet, Saint-Amant observe comparativement le principe traditionnel du sonnet classique, mais dans Sonnet sur des mots qui n'ont point de rime, pas de rime du tout, c'est un essai audacieux pour un sonnet futur. Baudelaire est aussi un novateur du sonnet moderne. Selon Henri Morier, “il aimait trop l'originalité, il pratiquait trop le culte de la différence”, et “préfère donc la variété surveillée à la rigueur formaliste” dans les rimes.

Abstract

L'objet de cette étude est de comparer et d'analyser les différences et les similarités entre le Fumeur de Saint-Amant et la Pipe de Baudelaire. D'abord, on se pose la question sera-t-il possible de comparer un poète baroque peu connu avec le maître très connu de la poésie moderne, s'il y a le courant de pensée commun malgré l'intervalle de 200 ans à peu près? Bien sûr, c'est une question très intéressante. Marie Malkiewics-Strzalko a déjà étudié quelques similarités sur le plan de l'expression, de l'idée et de l'image entre ces deux sonnets. Elle a remarqué qu'y traversent les sentiments, l'atmosphère poétique communs : le macabre, l'horreur, le cimetière, le chat, la fantaisie, etc., dans le Spleen des Fleurs du mal et les Visions. Car Baudelaire a très connu et lu “les irréguliers” du XVIIe siècle en France, qu' a inspiré et introduit Théophile Gautier, “son ami et son maître” contemporain à la fois. Alors voyons deux sonnets. Dans le Fumeur, le narrateur est un poète qui énonce, fait action et pense. Au contraire dans la Pipe c'est la pipe personnifié qui parle. C'est dire que la pipe c'est je-narrant. Dans le Fumeur, le poète fume (“une pipe à la main”), pensant aux cruautés de son sort inhumain. Le narrateur parvient à la conclusion philosophique “pessimisme tempéré” en faisant des méditations internes : il n'y a pas “beaucoup de différence / De prendre du tabac à vivre d'espérance, / Car l'un n'est que fumée, et l'autre n'est que vent. Cependant dans la Pipe, c'est la pipe, pas le poète qui fume quand le poète est comblé de douleur. La pipe y a une mine africaine(d'Abyssinienne ou d'Cafrine), et aussi elle est comme une femme qui attend son mari pour retour après le labour, et enfin elle a une maternité qui enlace et berce l'âme du poète. Elle a enfin une image féminine ou maternelle. Ce qu'on doit remarquer ici, c'est le métaphore : “un Empereur Romain” dans le Fumeur et “Abyssinienne ou Cafrine” dans la Pipe. Saint-Amant dit métaphoriquement que le je-narrateur est un Empereur Romain, qui suggère le signe cuturel du XVIIe siècle français: point de vue masculin, classique, puissant absolu, règle, décalage temporel et spatial, etc. En revanche, Abyssinienne ou Cafrine fait allusion au signe culturel du XIXe siècle en France: point de vue féminin, image maternelle, naturel et libre, une africaine de Baudelaire, etc. Sur le plan formel du sonnet, Saint-Amant observe comparativement le principe traditionnel du sonnet classique, mais dans Sonnet sur des mots qui n'ont point de rime, pas de rime du tout, c'est un essai audacieux pour un sonnet futur. Baudelaire est aussi un novateur du sonnet moderne. Selon Henri Morier, “il aimait trop l'originalité, il pratiquait trop le culte de la différence”, et “préfère donc la variété surveillée à la rigueur formaliste” dans les rimes.

참고문헌 (12)

  1. 보들레르, "악의 꽃" (2003), 문학과 지성사
  2. 부알로, "부알로의 시학" (2005), 동문선
  3. 최문규, "“바로크”와 알레고리 - 발터 벤야민의 언어이론" (2001), 뷔히너와 현대문학
  4. BOILEAU, "L'Art poétique" (1985), Gallimard
  5. GOURIER Françoise,Etude des oeuvres poétique de Saint-Amant, "Paris-Genève" (1961), Droz-Minard
  6. HIRT André, Baudelaire, "l'exposition de la poésie" (1998), Kimé
  7. JAFFRE Jean, "Le vers et le poème, Du vers au poème: évolution des formes et du langage" (1984), Nathan
  8. LABARTHE Patrick, "Baudelaire et la tradition de l'allégorie" (1999), Droz
  9. MALKIEWICZ-STRZALKO Marie, "BAUDELAIRE, GRESSET ET SAINT-AMANT" (1949), in Revue d'histoire littéraire de la France
  10. MORIER Henri, "Dictionnaire de poétique et de rhétorique" (1981), P.U.F
  11. SAINT-AMANT, "Les Oeuvres complètes, annoté par Jean Lagny et Jacques Bailbé, Oeuvres Ⅰ, 1971. Oeuvres Ⅱ, 1967, Oeuvres Ⅲ, 1969, Oeuvres Ⅳ, 1971, Oeuvres Ⅴ" (1979), S.T.F.M
  12. THIRY Claude J., "Un sonnet de Saint-Amant", in Cahiers d'analyse textuelle, 13 (1971)

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