본문 바로가기
KERD
논문KCI 등재

메테를랭크의 「틈입자 L'Intruse」 또는 제 3의 존재

L’Intruse de Maeterlinck ou le troisième personnage

0

조회

0

다운로드

1

인용

0

참고문헌

키워드

초록

Une famille retrouve le calme après un accouchement difficile, un samedi soir, dans l'attente de la Sœur que l’accouchée aurait aimé voir. Ce n’est pas elle qui vient mais la mort : la mère sera morte ce soir-là après minuit et son nouveau-né qui n’a jamais pleuré, pousse un cri d’épouvante, de plus en plus fort jusqu’à la fin du spectacle. Le vagissement de l’enfant est-il le signe de sa résurrection, dû, par réversibilité, à la mort de sa mère? Mais ce peut être tout autant le cri de douleur ultime de l’enfant qui va mourir. Maeterlinck laisse volontairement le sens dans l'ambiguïté car, ce qui est mis en relief, c’est le questionnement ontologique du rapport de l’homme au monde, à l'irreprésentable, à l’inconnaissable : même si l’on ne songe pas à la mort, celle-ci est une force inévitable, ou, pour reprendre le terme de Maeterlinck, «le troisième personnage, énigmatique, invisible, mais partout présent», à chaque instant de la vie, comme le titre de la pièce l’évoque. Maeterlinck réussit à rendre énigmatique la mort et à suggérer sa présence de plus en plus nette, malgré son invisibilité, par une dramaturgie reposant sur des oppositions : espace visible et invisible, personnages qui ne voient que l’apparence des choses à la différence de l’Aïeul aveugle pouvant «voir» la vérité cachée, position assise immobile et action de se lever, lumière et obscurité, bruit et silence. Ce procédé dialectique rend étrange un quotidien qui est en osmose constante avec un inconnu sans visage : le dehors pénètre le dedans ; les personnages sont en relation continue avec le troisième personnage qui les obsède, bien que seul l’Aïeul, malgré son impuissance à s’exprimer par les mots, soit le seul médium susceptible de le rendre sensible. L’inconnu est présent mais insaisissable par le langage. Personnage symbolique, l’Aïeul nous aide à comprendre la pensée chère à Maeterlinck: «il y en l'homme des régions plus fécondes, plus profondes et plus intéressantes que celles de la raison ou de l'intelligence». Pour atteindre la vérité profonde du monde et des êtres, il faut savoir «voir», non par les yeux de chair mais de l’esprit. Aussi l’auteur essaye-t-il d’apporter un éclairage nouveau sur le sens de l’homme dans sa vie et sa mort.

Abstract

Une famille retrouve le calme après un accouchement difficile, un samedi soir, dans l'attente de la Sœur que l’accouchée aurait aimé voir. Ce n’est pas elle qui vient mais la mort : la mère sera morte ce soir-là après minuit et son nouveau-né qui n’a jamais pleuré, pousse un cri d’épouvante, de plus en plus fort jusqu’à la fin du spectacle. Le vagissement de l’enfant est-il le signe de sa résurrection, dû, par réversibilité, à la mort de sa mère? Mais ce peut être tout autant le cri de douleur ultime de l’enfant qui va mourir. Maeterlinck laisse volontairement le sens dans l'ambiguïté car, ce qui est mis en relief, c’est le questionnement ontologique du rapport de l’homme au monde, à l'irreprésentable, à l’inconnaissable : même si l’on ne songe pas à la mort, celle-ci est une force inévitable, ou, pour reprendre le terme de Maeterlinck, «le troisième personnage, énigmatique, invisible, mais partout présent», à chaque instant de la vie, comme le titre de la pièce l’évoque. Maeterlinck réussit à rendre énigmatique la mort et à suggérer sa présence de plus en plus nette, malgré son invisibilité, par une dramaturgie reposant sur des oppositions : espace visible et invisible, personnages qui ne voient que l’apparence des choses à la différence de l’Aïeul aveugle pouvant «voir» la vérité cachée, position assise immobile et action de se lever, lumière et obscurité, bruit et silence. Ce procédé dialectique rend étrange un quotidien qui est en osmose constante avec un inconnu sans visage : le dehors pénètre le dedans ; les personnages sont en relation continue avec le troisième personnage qui les obsède, bien que seul l’Aïeul, malgré son impuissance à s’exprimer par les mots, soit le seul médium susceptible de le rendre sensible. L’inconnu est présent mais insaisissable par le langage. Personnage symbolique, l’Aïeul nous aide à comprendre la pensée chère à Maeterlinck: «il y en l'homme des régions plus fécondes, plus profondes et plus intéressantes que celles de la raison ou de l'intelligence». Pour atteindre la vérité profonde du monde et des êtres, il faut savoir «voir», non par les yeux de chair mais de l’esprit. Aussi l’auteur essaye-t-il d’apporter un éclairage nouveau sur le sens de l’homme dans sa vie et sa mort.

참고문헌 (11)

  1. ALEXANDRE-BERGUES Pascale, "«Présentation», in L’Intruse․Intérieur de Maeterlinck" (2005), Editions Slatkine
  2. COMPERE Gaston, "Maurice Maeterlinck, Besançon" (1991), La Manufacture
  3. GORCEIX Paul, "Maurice Maeterlinck. Le symbolisme de la différence" (2005), Eurédit
  4. MAETERLINCK Maurice, "L’Intruse․Intérieur, Ed. Alexandre-Berges Pascale" (2005), Editions Slatkine
  5. MAETERLINCK Maurice, "Introduction à une psychologie des songes et autres écrits (1886-1896)" (1985), coll. Archives du Futur
  6. MAETERLINCK Maurice, "«Confession de poètes (1890)», «Novalis (“Introduction” de Maeterlinck à sa traduction des Disciples à Saïs de Novalis, 1895)», «Le tragique quotidien (Trésor des humbles 1896)», «Le réveil de l’âme (1896)», «Préface au Théâtre de 1901», in Œuvres I. Ed. Paul Gorceix, Bruxelles-Paris, Editions Complexe", ~ (1999)
  7. MAETERLINCK Maurice, "Carnets de travail (1881-1890), édition établie et annotée par Fabrice Van de Kerkhove, Bruxelles, Labor, coll. Archives du Futur, tome 2", ~ (2002)
  8. MORIN Edgar, "L’Homme et la Mort, Paris, Editions du Seuil", ~ (1970)
  9. NOVALIS, "Fragments, traduction Maeterlinck, Préface et Postface de Paul Gorceix" (1992), Librairie José Corti
  10. PICON-VALIN Béatrice, "Au seuil du théâtre: Meyerhold, Maeterlinck, et la Mort de Tmtagiles", pp.73~74 (2003), in Altematives Théâtrales
  11. RYKNER Arnaud, "L’envers du théâtre" (1996), José Corti

관련 논문AI추천

이 간행물의 다른 논문 (15건)