숨결소통: <물질 동안에> : 뒤뷔페와 노바리나의 서신 교류
Pneumatique : Pendant la matière - la correspondance entre Dubuffet et Novarina
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초록
La correspondance entre Jean Dubuffet, fondateur de l’art brut, et Valère Novarina, instigateur du drame de la parole, s’étend sur sept ans et demi, pour se terminer deux jours avant la mort de Dubuffet. Le pneumatique constituait le principal moyen de communication des deux correspondants. Il s’agissait essentiellement d’un service postal reliant rapidement certains points de Paris grâce à l’utilisation de l’air comprimé. Toutefois, pour Dubuffet et Novarina, le pneumatique signifiait davantage la communication directe et immédiate entre les âmes par l’échange de souffles, le mot “pneuma-” désigant à la fois le souffle et l’esprit. Leurs lettres, réunies dans Personne n’est à l’intérieur de rien, témoignent qu’ils parvenaient à comprendre, de manière quasi intuitive, l’œuvre de l’un l’autre : pour eux, la correspondance n’était qu’un processus par lequel on établit une correspondance des ondes spirituelles. Cependant, le pneumatique, dépassant le simple moyen matériel de communication, permet à leur conversation de perdurer même après la mort de Dubuffet lorsque Novarina met en scène un personnage en quête de Falbala, dont le nom renvoie à la <Closerie Falbala> de Dubuffet. Par l’échange de souffles, ils continuent à tisser leur réflexion sur la manière d’exister dans un monde dont tous les fondements sont remis en question. Ainsi, cet article vise à contribuer au débat historique sur la valeur de la correspondance entre les auteurs et les artistes en illustrant l’exemple du pneumatique entre Dubuffet et Novarina.
Abstract
La correspondance entre Jean Dubuffet, fondateur de l’art brut, et Valère Novarina, instigateur du drame de la parole, s’étend sur sept ans et demi, pour se terminer deux jours avant la mort de Dubuffet. Le pneumatique constituait le principal moyen de communication des deux correspondants. Il s’agissait essentiellement d’un service postal reliant rapidement certains points de Paris grâce à l’utilisation de l’air comprimé. Toutefois, pour Dubuffet et Novarina, le pneumatique signifiait davantage la communication directe et immédiate entre les âmes par l’échange de souffles, le mot “pneuma-” désigant à la fois le souffle et l’esprit. Leurs lettres, réunies dans Personne n’est à l’intérieur de rien, témoignent qu’ils parvenaient à comprendre, de manière quasi intuitive, l’œuvre de l’un l’autre : pour eux, la correspondance n’était qu’un processus par lequel on établit une correspondance des ondes spirituelles. Cependant, le pneumatique, dépassant le simple moyen matériel de communication, permet à leur conversation de perdurer même après la mort de Dubuffet lorsque Novarina met en scène un personnage en quête de Falbala, dont le nom renvoie à la <Closerie Falbala> de Dubuffet. Par l’échange de souffles, ils continuent à tisser leur réflexion sur la manière d’exister dans un monde dont tous les fondements sont remis en question. Ainsi, cet article vise à contribuer au débat historique sur la valeur de la correspondance entre les auteurs et les artistes en illustrant l’exemple du pneumatique entre Dubuffet et Novarina.
참고문헌 (25)
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