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불규칙 복수형 ‘-l’의 통시적 연구 : ‘-al>-aux’를 중심으로

Etude diachronique sur la forme irrégulière du pluriel en -l : le cas de ‘-al>-aux’

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D'une façon générale, une langue reflète le lien avec sa langue de parenté. Le cas du français ne fait pas exception. Comme nous le savons, les règles générales du français sont issues du latin, plus précisément le latin vulgaire. De ce point de vue, expliquer les caractéristiques du français c'est aussi recourir au système grammatical du latin afin de mieux expliquer les traits grammaticaux du français. Comme le titre de notre étude l'indique, elle a pour objectif d'éclairer les règles des pluriels irréguliers en français, notamment les mots qui se terminent en -l. Nous avons tenté d'expliquer pourquoi il existe certaines règles irrégulières concernant les mots en -l. Pour aborder le but de la recherche nous avons choisi une méthode diachronique, car les règles morphologiques sont fixées depuis des siècles. Nous avons commencé par essayer de savoir la cause qui a provoqué la création des noms irréguliers en pluriel. D'après les grammairiens historiques les mots se terminant en -l, surtout en -al, subissent une règle irrégulière, à savoir que les mots en -al deviennent en -aux en pluriel. Cette règle peut être justifiée du fait qu'il existait une consonne vélaire l en ancien français. Il est évident que celle-ci n'existe plus en français moderne, pourtant elle avait laissé une trace de l'irrégularité pour certains mots qui se terminent en -l finale. La consonne vélaire l s'est vocalisée devant quelques voyelles, c'est-à-dire a, e, o. Comme Bourciez l'a expliqué dans son oeuvre la consonne vélaire l s'est articulée en arrière du palatal. Près de ce point d'articulation il se prononce la voyelle u. C'est la raison pour laquelle cette consonne s'est vocalisée en u au Moyen âge. Parmi les mots en -l finale ayant des formes irrégulières en pluriel nous pouvons les classifier selon le type du pluriel ou du singulier. Mais il existe toujours quelques exceptions qui nécessitent des explications logiques. D'après le type de vocalisation nous obtenons trois types : Le premier type de mots comprend des mots comme cheval/ chevaux. Dans ce type nous pouvons constater une abréviation en ancien français, à savoir que x signifie us en ancien français. La forme du singulier du cas sujet chevals est devenue chevaus. Et puis elle s'est transcrite en chevaux en ancien français. Dans le cas de cheval/chevaux les deux formes ont été survécues. Le deuxième type des mots est celui de château/châteaux. Dans ce type de noms, la forme singulière chastel n'a pas survécu dans l'usage actuel, par contre on a tiré le singulier du pluriel châteaux en éliminant x. Le dernier type de mots qui se termine en -l est celui de hôtel/hôtels. Apparemment on n'y voit aucune irrégularité au niveau morphologique, mais la forme ancienne de l'hôtel était osteus comme chevaus. Contrairement au cas de château/châteaux la forme du pluriel osteux a disparu dans l'usage. On a obtenu le pluriel en ajoutant s à la forme du singulier hôtel. Pour conclure, la création des noms irréguliers du français elle est due d'abord à la vocalisation de la vélaire l. D'autre part elle subissait le long chemin de l'usage tantôt acceptée tantôt refusée de l'usage. De ce point de vue, Vaugelas, le grammairien du 17ème siècle, a insisté sur le fait que l'usage était le tyran de la langue. Dans le cas du pluriel irrégulier en -l on peut constater que tel type est entré dans l'usage et tel type ne l'est pas. C'est l'usage qui décide du sort des mots.

Abstract

D'une façon générale, une langue reflète le lien avec sa langue de parenté. Le cas du français ne fait pas exception. Comme nous le savons, les règles générales du français sont issues du latin, plus précisément le latin vulgaire. De ce point de vue, expliquer les caractéristiques du français c'est aussi recourir au système grammatical du latin afin de mieux expliquer les traits grammaticaux du français. Comme le titre de notre étude l'indique, elle a pour objectif d'éclairer les règles des pluriels irréguliers en français, notamment les mots qui se terminent en -l. Nous avons tenté d'expliquer pourquoi il existe certaines règles irrégulières concernant les mots en -l. Pour aborder le but de la recherche nous avons choisi une méthode diachronique, car les règles morphologiques sont fixées depuis des siècles. Nous avons commencé par essayer de savoir la cause qui a provoqué la création des noms irréguliers en pluriel. D'après les grammairiens historiques les mots se terminant en -l, surtout en -al, subissent une règle irrégulière, à savoir que les mots en -al deviennent en -aux en pluriel. Cette règle peut être justifiée du fait qu'il existait une consonne vélaire l en ancien français. Il est évident que celle-ci n'existe plus en français moderne, pourtant elle avait laissé une trace de l'irrégularité pour certains mots qui se terminent en -l finale. La consonne vélaire l s'est vocalisée devant quelques voyelles, c'est-à-dire a, e, o. Comme Bourciez l'a expliqué dans son oeuvre la consonne vélaire l s'est articulée en arrière du palatal. Près de ce point d'articulation il se prononce la voyelle u. C'est la raison pour laquelle cette consonne s'est vocalisée en u au Moyen âge. Parmi les mots en -l finale ayant des formes irrégulières en pluriel nous pouvons les classifier selon le type du pluriel ou du singulier. Mais il existe toujours quelques exceptions qui nécessitent des explications logiques. D'après le type de vocalisation nous obtenons trois types : Le premier type de mots comprend des mots comme cheval/ chevaux. Dans ce type nous pouvons constater une abréviation en ancien français, à savoir que x signifie us en ancien français. La forme du singulier du cas sujet chevals est devenue chevaus. Et puis elle s'est transcrite en chevaux en ancien français. Dans le cas de cheval/chevaux les deux formes ont été survécues. Le deuxième type des mots est celui de château/châteaux. Dans ce type de noms, la forme singulière chastel n'a pas survécu dans l'usage actuel, par contre on a tiré le singulier du pluriel châteaux en éliminant x. Le dernier type de mots qui se termine en -l est celui de hôtel/hôtels. Apparemment on n'y voit aucune irrégularité au niveau morphologique, mais la forme ancienne de l'hôtel était osteus comme chevaus. Contrairement au cas de château/châteaux la forme du pluriel osteux a disparu dans l'usage. On a obtenu le pluriel en ajoutant s à la forme du singulier hôtel. Pour conclure, la création des noms irréguliers du français elle est due d'abord à la vocalisation de la vélaire l. D'autre part elle subissait le long chemin de l'usage tantôt acceptée tantôt refusée de l'usage. De ce point de vue, Vaugelas, le grammairien du 17ème siècle, a insisté sur le fait que l'usage était le tyran de la langue. Dans le cas du pluriel irrégulier en -l on peut constater que tel type est entré dans l'usage et tel type ne l'est pas. C'est l'usage qui décide du sort des mots.

참고문헌 (19)

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  13. Hasenohr, G., "Le moyen français" (1980), P.U.F.
  14. Manczak, W., "Phonétique et morphologie historique du français" (1985), Panstwowe
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  16. Moignet, G., "Grammaire de l'ancien français" (1984), Ed. Klincksieck
  17. Version électronique du nouveau Robert, "Dictionnaire ananlogique et alphabétique de la langue française" (1966), Branche multimédia de C.E.P. Communication

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