미술비평가 졸라와 마네: 근대성을 향한 두 혁명가
Zola, critique d'art et le peintre Édouard Manet : deux révolutionnaires pour la modernité
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초록
Les écrits sur la peinture de Zola sont tout d'abord ceux d'un amateur passionné pour l'art. Ils sont à caractère théorique et énoncent, logiquement et rationnellement, ses avis sur la peinture et les peintres. Aujourd'hui, on remarque que généralement Zola a jugé avec exactitude la valeur des peintres; on sait qu'il admira Manet, Monet, Pissaro etc. et il méprisa les peintres académiques, par exemple Cabanel, Gérôme, Meissonier …, qui étaient admirés, au faîte de la gloire et de grande valeur marchande. Sa critique plastique porte essentiellement sur l'individu, le tempérament et l'originalité: “J'accepte l'artiste tel qu'il me vient”. Il a mis en avant les déterminations internes à l'oeuvre (forme, couleur, …) et il a rejeté les peintures à caractère idéologique et qui montraient trop d'ambitions littéraires. Cette attitude est un des caractères permanents de sa critique de la peinture. L'écriture critique de Zola sur la peinture est également un combat pour la justice, comme le montre sa défense de Manet. Il a pensé que ce peintre, mal estimé, vilipendé et ironisé par les critiques conservateurs et le public ignorant, devait trôner au premier rang. Il a prédit qu'avec le temps Manet et lui seraient victorieux, que l'influence de l'artiste serait immense et que les peintures qui étaient sous estimées deviendraient très chères. Pour Zola, Manet représente la rupture avec l'ancienne peinture et le commencement de l'art de l'avenir. Manet fut pour lui un artiste original qui peignait selon son tempérament, avec son coeur et son corps. Zola a pensé que c'était son devoir de lutter pour Manet, de lutter contre les artistes académiques, de lutter contre les critiques d'art impuissants, de lutter contre le public ignorant. Il combattit pour la justice dans l'art, en cela il lutta contre le monde figé dans un conservatisme veul et conformiste. Plus tard, Zola se montra plus réservé à l'égard de Manet et ils se brouillèrent. Cependant Zola garda une forte sympathie pour l'univers artistique de Manet et il pensa toujours que Manet était un artiste de talent et qu'il était un des maîtres incontestables et inoubliables de la peinture. Il écrivit: “cette peinture de Manet, qui est venue à l'heure où elle avait son mot à dire, et qui l'a dit avec une pénétrante originalité”. Aujourd'hui, nous continuons à admirer la modernité de sa critique, nous admirons sa révolte et son courage pour lutter contre l'académisme tout-puissant et triomphant. Sa critique d'art se situe dans la ligne des Rougon Macquart, elle est à l'image de sa lutte incessante et courageuse pour la justice, comme on peut le voir dans l'affaire Dreyfus. Manet, par la peinture, Zola, par sa critique d'art, incarnèrent la modernité de l'art français. Ils furent véritablement des artistes progressistes et révolutionnaires qui remuèrent le monde figé, prisonnier de valeurs périmées. Ils rénovèrent l'art français et ils donnèrent un tout nouveau souffle au monde de l'art gangrené et étouffé par le conservatisme.
Abstract
Les écrits sur la peinture de Zola sont tout d'abord ceux d'un amateur passionné pour l'art. Ils sont à caractère théorique et énoncent, logiquement et rationnellement, ses avis sur la peinture et les peintres. Aujourd'hui, on remarque que généralement Zola a jugé avec exactitude la valeur des peintres; on sait qu'il admira Manet, Monet, Pissaro etc. et il méprisa les peintres académiques, par exemple Cabanel, Gérôme, Meissonier …, qui étaient admirés, au faîte de la gloire et de grande valeur marchande. Sa critique plastique porte essentiellement sur l'individu, le tempérament et l'originalité: “J'accepte l'artiste tel qu'il me vient”. Il a mis en avant les déterminations internes à l'oeuvre (forme, couleur, …) et il a rejeté les peintures à caractère idéologique et qui montraient trop d'ambitions littéraires. Cette attitude est un des caractères permanents de sa critique de la peinture. L'écriture critique de Zola sur la peinture est également un combat pour la justice, comme le montre sa défense de Manet. Il a pensé que ce peintre, mal estimé, vilipendé et ironisé par les critiques conservateurs et le public ignorant, devait trôner au premier rang. Il a prédit qu'avec le temps Manet et lui seraient victorieux, que l'influence de l'artiste serait immense et que les peintures qui étaient sous estimées deviendraient très chères. Pour Zola, Manet représente la rupture avec l'ancienne peinture et le commencement de l'art de l'avenir. Manet fut pour lui un artiste original qui peignait selon son tempérament, avec son coeur et son corps. Zola a pensé que c'était son devoir de lutter pour Manet, de lutter contre les artistes académiques, de lutter contre les critiques d'art impuissants, de lutter contre le public ignorant. Il combattit pour la justice dans l'art, en cela il lutta contre le monde figé dans un conservatisme veul et conformiste. Plus tard, Zola se montra plus réservé à l'égard de Manet et ils se brouillèrent. Cependant Zola garda une forte sympathie pour l'univers artistique de Manet et il pensa toujours que Manet était un artiste de talent et qu'il était un des maîtres incontestables et inoubliables de la peinture. Il écrivit: “cette peinture de Manet, qui est venue à l'heure où elle avait son mot à dire, et qui l'a dit avec une pénétrante originalité”. Aujourd'hui, nous continuons à admirer la modernité de sa critique, nous admirons sa révolte et son courage pour lutter contre l'académisme tout-puissant et triomphant. Sa critique d'art se situe dans la ligne des Rougon Macquart, elle est à l'image de sa lutte incessante et courageuse pour la justice, comme on peut le voir dans l'affaire Dreyfus. Manet, par la peinture, Zola, par sa critique d'art, incarnèrent la modernité de l'art français. Ils furent véritablement des artistes progressistes et révolutionnaires qui remuèrent le monde figé, prisonnier de valeurs périmées. Ils rénovèrent l'art français et ils donnèrent un tout nouveau souffle au monde de l'art gangrené et étouffé par le conservatisme.
참고문헌 (22)
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- FERNANDEZ Dominique, "Le Musée d'Émile Zola" (1997)
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- PAGES Alain, "Émile Zola, Bilan critique" (1993), Nathan
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- ZOLA Émile, "Écrits sur l'art" (1991), Gallimard
- ZOLA Émile, "Écrits sur le roman naturaliste" (1999), Pocket
- ZOLA Émile, "Pour Manet" (1989), Editions Complexe
- BORNE Dominique, "Olympia de Manet" (2008), Armand Colin
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- CASTELLANI Francesca, "Manet et les origines de l'impressionnisme" (2008), Le Figaro
- FRIED Michael, "Le Modernisme de Manet, Esthétique et origines de la peinture moderne, III" (2000), Gallimard
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- "l'ABCdaire de Manet" (1998), Flammarion
- "Manet, Lausanne" (1996), Fondation Pierre Gianadda
- "Manet" (2006), Flammarion
- "Manet, les natures mortes" (2001), Éditions de La Martinière
- "Manet", Dada, Mango, (85) (2002)
